Comme vous l’aurez compris si vous venez de mon article sur le Chili, le Canada n’était pas vraiment prévu au programme à la base ! On devait faire un road-trip de plusieurs mois en Amérique du Sud entre filles, mais après le Pérou, la Bolivie et le Nord du Chili, l’hiver s’est révélé un peu trop rude pour aller découvrir la Patagonie. Alors on a réfléchit et sur un coup de tête, on a prit des billets d’avion pour le Canada, et plus précisément la région des Rocheuses ! Normalement, on devrait trouver des températures plus estivales au Nord, le seul hic c’est que c’est la haute saison, et que la plupart des logements, véhicules et activités sont déjà complets…
Comment se rendre au dans les Rocheuses Canadiennes ? Quelles sont les formalités d’entrée sur le territoire ?
Pour se rendre dans les Rocheuses, l’aéroport national le plus proche est celui de Calgary. Ensuite, le plus simple est de louer une voiture à l’aéroport et de faire les une heure de route qui vous sépare du premier parc national qui est celui de Banff. Avant de réserver vos billets d’avion, il faut faire une demande d’AVE (autorisation de voyage électronique) et attendre son approbation qui vous autorisera à voyager au Canada. Elle est valable 5 ans, gardez bien votre numéro d’AVE si jamais vous voulez le renouveler à l’avenir ! C’est un peu comme l’ESTA pour les États-Unis. Vous pouvez rester jusqu’à 6 mois au Canada en tant que visiteur, pour plus d’explications je vous conseille le site officiel du Canada où tout y est très bien expliqué en français.
Quelle assurance voyage choisir ? Comment avoir internet à l’étranger ?
Avoir une assurance en voyage est primordiale. Que ce soit pour l’assurance dans les transports, les objets de valeur, les accidents, les bagages, la santé, le retard, les rapatriements, intoxication alimentaire.. Il faut être assuré. Les frais médicaux à l’étranger peuvent s’élever à des centaines voir des dizaines de milliers d’euros, un voyage peut vite basculer du rêve en cauchemar, et j’ai plusieurs témoignages de proches assurés ou non qui peuvent en témoigner. Je vous conseille l’assurance voyage Heymondo pour cela, c’est celle que j’ai prit pour mon voyage en Amérique du Sud pendant 5 mois. L’avantage est qu’elle fait partie des moins chères, et comprend une assistance 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 avec une couverture incluse pour les activités et sports outdoor ! D’ailleurs en passant via ce lien, vous bénéficierez de -5% supplémentaires, il n’y a pas de petites économies !
Et si vous voulez acheter une carte sim pour avoir internet illimités lors de votre séjour en Norvège, je vous conseille de la prendre sur Holafly ! Leur connexion passent de partout, c’est déjà sur ce site que j’avais pris ma carte sim pour l’Égypte et j’ai capté jusqu’auu coeur du désert blanc ! Donc j’en ai reprise une avec mon propre code promo : LEADORABLEE qui vous offre -5% sur toutes leurs eSim !
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Quelle est la monnaie utilisée au Canada ? La langue parlée ?
Au Canada, c’est le dollar Canadien qui est utilisé ! En 20205, 1€ = 0,65€, donc un taux plutôt avantageux, même si le Canada reste très cher malgré tout. Pour retirer de l’argent et payer sans frais à l’étranger, je suis partie avec la carte gratuite Revolut que je vous recommande ! Avec cette carte, il n’y a que les 7,99€ à payer pour recevoir la carte physique à domicile, et après vous pouvez vous en servir à vie ! Il y a deux langues officielles au Canada, le français et l’anglais. En fonction des régions l’une ou l’autre est le plus parlée, dans les Rocheuses c’est plutôt l’anglais que le français mais on tombait parfois sur des français, notamment dans les offices du tourisme.
Quand aller dans les Rocheuses ?
Les Rocheuses sont une région du Canada qui se visite toute l’année ! La saison estivale pour les randonnées, et l’hiver pour le ski de rando et autre activités hivernales ! Mais la saison la plus touristique s’étend principalement de mai à octobre, quand la neige n’est pas là et que les sentiers sont accessibles. Si vous avez des dates flexibles, je vous conseille de privilégier les mois de mai, juin, septembre et octobre pour éviter la haute saison, le monde sur les chemins de randonnées et les parkings complets. À savoir aussi que juillet et août sont la saison des baies et donc les ours qui sont beaucoup présents sur les sentiers qui peuvent être fermés du jour au lendemain si des groupes de grizzlis ou d’ours noirs ont été aperçus pour ne pas les déranger.
Combien de temps prévoir dans les Rocheuses ?
Tout dépend de ce que vous voulez y faire ! Certains n’y vont que quelques jours pour découvrir Banff et ses randonnées les plus faciles, d’autres passent une semaine pour avoir un premier aperçu.. Pour ma part je vous conseille d’y aller pour deux semaines. C’est assez pour avoir un bon aperçu de la région et de ses parcs nationaux, mais trop peu pour tout faire, et donc vous donner envie de revenir.
Comment se déplacer dans les Rocheuses ?
Le meilleur moyen pour se déplacer dans les Rocheuses est clairement la voiture. Il y a bien des bus qui font les grandes directions (Calgary -Banff – Jasper), et d’autres qui vont emmènent à des spots populaires, mais vous serez beaucoup plus libres avec votre propre véhicule pour aller ou le vent vous mène, parce qu’il y en a des choses à voir et des spots à observer. Vous aurez envie de vous arrêter prendre des photos partout tellement la région est spectaculaire ! Il y a plusieurs loueur de voiture dans la ville ou à l’aéroport, je vous conseille de vous y prendre en avance car pendant la haute-saison les véhicules (voiture, van, camping-car) sont rapidement tous prit d’assaut !
Quels parcs choisir dans les Rocheuses ?
En arrivant ici, je pensais qu’il n’y avait qu’un grand parc dans les Rocheuses, celui de Banff. C’est celui dont on parle le plus car il abrite les célèbres lacs Moraine et Louise, mais en fait il y en a bien plus : Jasper, Kootenay, Yoho.. Et en venant ici ça m’étonnerait que vous vous contentiez d’un seul ! Vous pouvez payer l’accès à un parc à la journée, ou à la semaine. C’est ce qui participe à la somme énorme que coûte un road-trip dans les Rocheuses. L’été 2025, quand j’y suis allée, les parcs nationaux étaient gratuits ce qui nous a permis de faire une économie considérable ! En ce qui concerne le choix et les itinéraires des randonnées, les canadiens se servent beaucoup de l’application Alltrails qui je dois dire, nous a facilité les itinéraires également et que je vous recommande.
Où dormir dans les Rocheuses Canadiennes ?
Tout coûte cher dans les Rocheuses Canadiennes : la nourriture, la location de voiture, les logements.. Beaucoup de personnes optent pour le road-trip en van ou en camping car pour tenter d’alléger les frais (bien que la location coûte quand même chère et qu’il faut aussi payer le stationnement dans les campings à réserver bien en avance si vous venez en plein été). Pour notre part, la question ne s’est pas posée longtemps comme il n’y avait plus rien de disponible en last minute. Seulement les auberges ou les hôtels hors de prix. Le choix à rapidement été fait, surtout qu’en auberge, on peut aussi se faire à manger soi-même grâce aux cuisines et donc éviter encore quelques frais supplémentaires ! Mais pour le coup, les auberges des Rocheuses Canadiennes ont un charme particulier et sont au plus près de la nature ! On a vu des animaux depuis le séjour commun plusieurs fois ! Je vous liste mes préférés juste ici, vous pouvez y aller les yeux fermés :
– vers Banff : Canmore Alpine Hostel
– vers Lake Louise : Hi Mosquito Creek, Hi Castle Mountain, Dreamcatcher Hostel
– sur la route des Glaciers : Hi Beauty Creek, Hi Athabasca Falls, Hi Rampart Creek
JOUR 1 – Calgary
Fraîchement arrivées de Santiago tard la veille, on a directement prit un Uber pour nous emmener jusqu’à notre appartement pour les trois prochaines nuits. On a trouvé un super petit appartement dans le Nord-Ouest de la ville (du côté des parcs nationaux) : Luxe Stay. Il y a deux chambres, une machine à laver, une cuisine équipée.. Tout ce qu’il faut pour se remettre à neuf et se préparer des bons petits plats !
Calgary
Après une bonne grasse matinée, on se rend en début d’après-midi dans le centre de Calgary pour découvrir la ville et ses buildings. Les plus jolies rues sont la 6ème et 7ème au pieds de hauts immeubles, et la 8ème pour sa rue piétonne et ses magasins souvenirs. Avant de rentrer à l’appartement on fait aussi un petit stop sur la route pour monter voir la vue sur la skyline depuis McHugh Bluff que je vous conseille ! Il faut monter quelques escaliers mais ça se fait rapidement et la vue est superbe ! On finit la journée par aller faire un gros plein de courses pour les dix jours à venir. On reste encore deux nuits dans notre appartement à Calgary, mais après on dormira au coeur des parcs dans des auberges ! Et on continuera de se faire à manger pour limite les dépenses. D’ailleurs, pour acheter des chocolats à petit prix, je vous conseille le magasin Dolorama !
JOUR 2 – Randonnée à Tent Ridge
Ça y est, on part enfin en direction des montagnes ! On commence cette première journée dans les Rocheuses dans le parc de Kananaskis (environ 12€ l’entrée par véhicule). En réglant le prix du parc pour la journée, on en profite pour acheter une bombe à ours au cas où on ferait une mauvaise rencontre. Car juillet et août, c’est la saison des baies ! Il y en a de partout sur les sentiers ! Et qui dit baies, dit ours. Ici, dans les Rocheuses Canadiennes, il y a des ours bruns et des grizzlis. Si il y a trop d’ours repérés dans un endroit du parc, ils ferment la zone. Pareil si des ours se montrent agressifs envers les humains. Puis les sentier ré-ouvrent une fois qu’ils ont continué leur chemin. Ils ne faut surtout pas leur faire peur, les surprendre. C’est à ce moment là qu’ils se montrent agressifs, dangereux, et qu’il y a des attaques. Il y a quelques consignes à respecter comme faire du bruit lorsqu’on randonne sur les sentiers pour les alerter de notre présence, enfermer la nouriture que l’on apporte dans des boite hermétiques, et ne jamais laisser de nourriture dans la nature. Si un ours marche dans votre direction, il ne faut jamais courir. Reculer doucement en lui parlant et sans faire de gestes brusques pour qu’il vous identifie en tant qu’humain, et se décaler du sentier si il est dessus pour le laisser passer (les ours sont fénéants, ils préfèrent emprunter les sentiers plutôt que des marcher dans les buissons et enjamber les racines. Le spray au poivre anti-ours n’est là qu’en cas d’attaque de l’ours, lorsque c’est la dernière « solution » possible pour le faire reculer. Mais ne vous en faites pas, dans 99% des rencontres, tout se passe bien si vous respectez les règles à suivre !
Tent Ridge
On arrive sur le parking de la randonnée de Tent Ridge en fin de matinée. Il y a beaucoup de voitures sur place mais on s’en doutait, c’est la haute-saison et c’est en plus une randonnée réputée. D’après les informations qu’on a trouvé sur Alltrails, les commentaires conseillaient de faire la rando en boucle, dans le sens des aiguilles d’une montre pour que ce soit plus agréable. On va donc trouver le sentier qui commence vers la gauche, et on commence à monter dans la forêt en faisant un peu de bruit. Assez vite le chemin sort de la forêt pour arriver dans un Cirque, puis il faut continuer de marcher sur une crête rocailleuse qui s’élève sur la gauche. La vue devient de plus en plus belle ! Et un lac se dessine un peu plus à chaque pas, c’est magnifique ! Il y a un petit côté des Îles Lofoten en Norvège je trouve. C’est à la fin de la crête, juste avant de redescendre, que le panorama est le plus joli je trouve. On a une vue infinie sur tous les sommets qui nous entourent, et on surplombe plusieurs petits lacs qui ont une couleur iréelle !
Difficulté : 10 kilomètres et 850D+, comptez entre 3 heure à 4 heures de randonnée sans pause.
JOUR 3 – Banff, Grassi Lakes, Johnston Canyon
Banff
On commence cette deuxième journée en douceur, en allant prendre un café à Banff. La plus celèbre ville des Rocheuses, et sa rue principale est aussi belle en photo qu’en vrai. On s’y sent bien tout de suite ! On a opté de la visiter à 8 heures ce matin pour éviter la foule et c’est parfait. On est quasiment seules dans les rues, mais déjà au soleil. Il y a des petits cafés et restaurants un peu de partout , et toutes les grandes marques de vêtements de sport ; Patagonia, Columbia.. On s’est garées sur le grand parking gratuit à l’entrée de la vielle, à côté de la station de train. Certains font la queue pour s’y garer en journée, pour notre part il était complètement vide !
Grassi Lakes
On enchaîne avec les lacs de Grassi qui sont un peu plus loin, connus pour être très accessibles mais aussi pour leur couleur incroyable peu importe la météo. Le parking est plein quand on arrive sur place, on se gare sur la dernière place de libre. On commence à marcher sur le sentier jusqu’à une intersection, et on croise un monsieur qui nous conseille de commencer par le large sentier de droite, puis de revenir par celui de gauche pour faire une boucle. Ça se fait mieux de ce côté d’après lui ! Après seulement une quinzaine de minutes de marche, on arrive déjà aux lacs de Grassi. Et on ne nous avait pas menti.. Ils sont magnifiques ! On prend le temps de faire le tour des lacs pour les observer sous tous les points de vue possible en fonction de la lumière la couleur de l’eau change et les reflets aussi. Il me fait un peu penser au celèbre lac de Blausee en Suisse ! On continue notre boucle pour retourner au parking, qui descend sous forme d’escaliers avec vue sur la vallée et sur une cascade. Effectivement, à voir les gens essouflés qui montent par là, on a bien fait d’écouter le monsieur au début de la balade ! En tout cas c’est une promenade facile et familiale à faire avec des enfants !
Randonnée : 4 kilomètres et 200D+, comptez environ 2 heures sur place.
Johnson Canyon
Troisième et dernier spot de la journée pour le Canyon de Johnson, aussi très réputé aux alentours de Banff ! Lorsqu’on arrive au parking, cette fois, il est complet et on doit attendre qu’une place se libère pour pouvoir se garer. Il y a beaucoup de monde ! On finit par trouver une place et à se mettre en route sur le sentier pour remonter la rivière. Et là, il y a encore plus de monde qu’au parking. C’est à la limite du supportable en réalité. Le sentier est plutôt étroit, donc on doit tous marcher les uns derrière les autres, il y a beaucoup d’enfants, des poussettes.. Et je suis toujours aussi fascinée de voir la tenue de certains : jeans, chaussures ouvertes, robes.. On arrive à la première chute d’eau, et on remarque que les gens font la queue sur une quarantaine de mètres. C’est pour prendre une photo de la cascade depuis une grotte ! On se dit qu’il vaut mieux continuer jusqu’à la deuxième chute d’eau, et voir au retour si il y a toujours autant de monde. Mais c’est le même cinéma une fois arrivées à la deuxième et plus grande cascade. Sauf qu’ici, si on ne fait pas la queue, on ne peut pas la voir du tout. On se met donc dans le rang, et on attend de longues minutes avant que notre tour arrive. 15 minutes plus tard (oui oui, 15 minutes), c’est notre tour. On peut enfin prendre notre photo comme tout le monde et repartir. Certes la cascade est très belle, mais faire toute cette queue enlève un peu de magie au moment, on ne le savoure pas correctement. On hésite à faire demi-tour ici comme la plupart des gens, puis finalement on se décide à continuer de suivre le sentier. Il est plutôt agréable, dans la forêt, et surtout on respire. Il n’y a quasiment personne ! On arrive aux Ink Pots une demie heure plus tard, et c’est je crois le meilleur moment de cette sortie. L’endroit est extraordinaire, et loin des foules. Il y a plusieurs petites gouilles d’eau plus claires et jolies les une que les autres ! Si vous venez voir le canyon Johnson, je ne peux que vous conseiller de pousser la balade jusqu’à Ink Pots, vous ne serez pas déçus !
Difficulté : 11 kilomètres pour 550D+ jusqu’aux Ink Pots, comptez entre 3 et 4 heures de balade en prenant votre temps !
JOUR 4 – Randonnée jusqu’à Floe Lake
Nouvelle journée, nouvelle randonnée ! Il a plu toute la nuit, donc tout est mouillé ce matin. Le sentier passe entre de très hautes herbes, autant vous dire qu’au bout de seulement 30 minutes de marche, on a déjà le pantalon et les baskets trempées. Mais le sentier est agréable, il monte doucement et le cadre est sublime (mais comme partout dans les Rocheuses en général j’ai envie de dire). Comme d’habitude, on fait un peu de bruit, on parle fort pour faire savoir aux ours qu’on est là. Le dénivelé principal se trouve sur la dernière partie de la rando, avant d’arriver au lac. Ici, le chemin monte un peu plus raide mais rien d’infaisable. On finit par arriver au lac, et pour moi le coup de coeur est immédiat. L’endroit est magnifique ! Et tellement apaisant ! On s’arrête une heure sur place, à profiter de la vue, du calme, à manger un morceau et à faire sécher comme on peut nos chaussettes au soleil. Puis il est l’heure de faire demi tour et de redescendre au parking. Et bizarrement je trouve les derniers 5 kilomètres interminables. Je n’en vois pas le bout !
Difficulté : 22 kilomètres et 1000D+, comptez entre 6 et 8 heures de marche au total.
JOUR 5 – Lac Moraine, Lac Louise, Lac Émerald
Lac Moraine
Direction le plus célèbre des lacs canadiens aujourd’hui ! Et ça n’a pas été une mince affaire d’avoir des billets pour le lac Moraine. Pour commencer, il n’est pas possible d’accéder au lac à pieds, il faut prendre une navette depuis la ville de Lake Louise ou depuis le parking du vrai Lac Louise. Il faut donc un minimum d’organisation. Ensuite, victime de son succès, les billets pour rejoindre le lac sont généralement achetés 3 mois à l’avance. Les options de last minute sont soit de prendre un tour organisé par une autre agence que l’office du tourisme qui pratiquent des prix exhorbitants (allant de 100 à 150 dollars canadiens par personne), ou d’avoir de la chance en réservant les quelques billets mis en vente tous les matins à 8 heures, 48 heures avant le jour de visite. On a essayé une première fois d’acheter ces tickets en ligne, qui nous sont passés sous le nez en moins d’une minute. On a rééssayer le lendemain, et c’était bon ! Si je peux vous donner quelques conseils pour réserver les billets 48 heures avant comme on l’a fait, je vous dirais d’avoir un jour « d’essai » au cas où comme nous ça ne marche pas, pour vous familiariser avec le site et les bons clics à faire, et aussi de déjà vous créer un compte sur le site avant d’acheter les billets pour éviter de perdre du temps une fois qu’ils seront dans votre panier et pour ne pas qu’ils soient remis en vente entre temps (je n’avais pas reçu le mail de confirmation dans ma boite mail pour ma part, et sans ça je n’aurais pas pu acheter les billets).
On a eu des places dans la navette pour un « départ alpin », c’est à dire à 4 heures du matin depuis le parking du Lac Louise (qu’on doit d’ailleurs payé 34 dollars canadiens la journée). Le conducteur vérifie nos billets, puis nous invite à tour de rôle à monter dans le bus. Une demie heure plus tard, il nous dépose sur le parking du Lac Moraine. Il fait encore nuit noir, tout le monde s’assoie pour attendre le lever de soleil. Les autres groupes arrivent, et on est très vite opréssés sur place, l’envers du décor d’instagram ! Après plus d’une heure et demie sur place, à attendre, le jour se lève petit à petit. Le ciel est couvert alors on n’a pas le droit à un joli lever de soleil, mais c’est vrai que c’est très beau. Je dois quand même dire que tout ce monde, qui grouille partout, qui piétine derrière les panneaux où c’est interdit de passer pour avoir la plus belle photo, enlève tout le charme à l’endroit. On est le premières à repartir de là, à aller reprendre la navette qui d’ailleurs, n’est qu’à 7h30.
Prix : on a payé 8 dollars canadiens chacune pour la navette (+3,50$ de frais de réservation) et la place de parking au Lac Louise à 34$.
Lac Louise
Quitte à avoir payé une place de parking pour la journée, autant en profiter pour aller faire la randonnée qu’on avait prévu au Lac Louise aujourd’hui ! Il est 8 heures, et le parking est déjà presque plein. Il parait qu’en plein été il arrive qu’il y ait la queue dès 6 heures ! On descend jusqu’au lac, et c’est vrai qu’il est très beau aussi. Ceux qui dorment au Chateau Fairmont doivent avoir une sacrée vue en se réveillant le matin ! On suit le chemin qui fait le tour du lac, pour faire une petite rando et aller voir les belvédères les plus célèbres du lac qui sont le Small et le Big Beehive. On se retrouve très vite dans le brouillard, on espère qu’il va se dissiper le temps qu’on monter car sinon on ne verra rien. Mais plus on monte, moins on voit loin autour de nous. On finit par arriver au spot de la fameuse Tea House, et c’est à peine si on voit le lac qui se trouve à côté ! On se dit qu’on va faire la queue pour prendre une boisson chaude et voir si la météo s’arrange. C’est le truc à faire si vous faîtes une rando autour du Lac Louise. On n’était pas sûres de s’y arrêter, mais la météo a eu raison de nous. Et c’était un super moment ! Si vous voulez y aller et être sûr d’avoir une place, vous pouvez les contacter directement pour réserver. On a beau attendre, le ciel ne se dégage pas.. C’est même de pire en pire, on ne voit pas à deux mètres ! On se résigne à faire demi tour, et à redescendre.. Tant pis pour nous, ça ne peut pas marcher à tous les coups !
Difficulté : pour atteindre le belvédère de Big Beehive, comptez 7,5 kilomètres et 850D+. La maison de Thé est sur le chemin, juste à côté du Lac Agnès. Vous ne pouvez pas la rater !
Lac Émerald
On termine cette journée lacs au Lac Émerald. Une fois de plus la chance du parking est avec nous, on trouve une place juste à côté du lac ! Alors que certains sont garés très loin le bord de la route. Et comme pour le lac Moraine et le lac Louise.. C’est blindé. Tout ce qui est facile d’accès sans avoir besoin de faire d’efforts ou de marcher est prit d’assaut de toute façon. Mais il faut dire que le spot est canon, même si la lumière n’est pas très forte. Le restaurant en bois donne un côté très cocooning au paysage, ça donne envie d’y rester dormir ! Mais les chambres du Emerald Lake Lodge sont hors de prix malheureusement.. Il est quand même possible de se promener entre les chalets et d’imaginer les vues qu’on aurait pu avoir au réveil si on avait gagné au loto ! Je vous conseille de prendre le temps de faire le tour du lac pour vous éloigner de la foule et retrouver un peu de calme. Peu de monde se donne la peine de le faire et le « gros » des touristes se contente de rester à côté du parking et du pont « instagramable ».
Difficulté : 5 kilomètres et 100D+, comptez une heure de marche facile pour en faire le tour !
JOUR 6 – Randonnée jusqu’au lac O’Hara
Aujourd’hui, c’est une grosse journée qui nous attend. Le lac O’Hara est un petit paradis des rocheuses qui se mérite. Seulement quelques places sont distribuées par an, et elles sont attribuées par un tirage au sort. Certains attendent plusieurs années avant d’avoir des places pour la navette ! Car oui, rien ne vous empêche d’y aller à pieds, à savoir qu’il y a 11 kilomètres aller, et 11 kilomètres retour. Sans compter les randos sur place à faire autour du lac principal ! L’autre moyen d’avoir une place dans la navette est de réserver des nuitées le Lodge installé près du lac. D’office, l’hôtel vous mettra à disposition des places dans l’unique navette qui relie le parking au lac. N’ayant ni prévu d’être au Canada il y a 10 jours, ni les moyens de passer une nuit ou deux dans le Lodge du lac, la seule solution pour en profiter était de faire les 22 kilomètres dans la même journée. C’est donc à 5 heures du matin qu’on se gare sur le parking visiteurs du lac, prêtes à marcher nos 11 premiers kilomètres. Les premiers kilomètres se font plutôt bien, la route monte légèrement par moment, mais on a un bon rythme. Puis vers le milieu de la route, on voit notre premier ours, qui comme nous marche sur la route, en direction du lac. On reste quelques secondes figées, choquées de tombées enfin sur notre premier ours noir ! Lui, n’a pas l’air de nous avoir remarqué. Il marche lentement en traînant ses grosses pattes. Il doit être à une petite centaine de mètre de nous. On se rappelle des gestes à adopter pour signaler notre présence, alors on tape un peu dans nos mains en parlant fort. Et d’un coup, on le voit galoper pour aller se réfugier dans la forêt. On continue alors notre chemin en parlant bien fort, et on arrive au fameux lac O’Hara au bout des 11 kilomètres. Le soleil n’est pas encore levé, et pourtant déjà, la magie des lieux nous entourent. Le lac est entouré de montagnes, avec une eau tellement calme que chaque détail se reflète dedans. On aperçoit aussi les fameux lodges au bord de l’eau, dans lesquels je rêverais de pouvoir passer une nuit.
Mais on ne s’arrête pas et on continue en direction du sentier et point de vue du Wiwaxy Gap, ou chaque virage du sentier propose une vue encore plus belle que la précédente. Une fois arrivées au col, on redescend en direction du lac Oesa, tout en jetant un oeil aux plus petits lacs qu séparent les plus gros. Leur couleur à l’air irréelle ! Notre boucle nous emmène ensuite à l’un des points de vue les plus connus du coin qui est l’Obapine. Et effectivement, malgré les nuages, on termine ce long sentier tout autour du lac O’Hara en beauté ! Cet endroit est si paisible, j’aurais adoré y passer plus d’une journée. Mais une fois de retour vers les lodges, on décide quand même de tenter notre chance pour la navette du retour. En effet, j’ai entendu qu’il était possible, s’il il restait une quelques places, de monter à bord pour retourner au parking à l’entrée du domaine. Il y a 3 horaires de départ dans la journée : 11h30, 14:30 et 16:30. Parfois il y a des places, parfois pas. Il faut avoir un peu de chance et 15 dollars canadiens sur place à donner directement au chauffeur (en cash) ! Il y a déjà un couple qui attend sur place à 14 heures pour la navette de 14h30, et très vite après nous, d’autres personnes se rajoutent à la file. Mais il n’y aura que 6 places pour les 11 personnes qui attendaient, heureusement qu’on est arrivées en avance ! Les autres repartent alors à pieds, pour refaire les 11 kilomètres qu’ils ont déjà fait en sens inverse ce matin..
Difficulté : comptez 32 kilomètres et 1200D+ si vous voulez faire la même boucle que nous (aller-retour au lac O’Hara + la boucle). Vous pouvez aussi simplement monter voir le lac principal qui est déjà très beau, où faire une plus petite randonnée au lieu de faire le grand tour comme nous. Mais dans tous les cas si vous n’avez pas de réservation, il faut bien garder en tête et être prêt à marcher les 22 kilomètres de sentier aller-retour !
JOUR 7 – Route des Glaciers, cascade de Sunwapta et cascade de Athabasca
Après cette grosse journée rando de la veille, on se la joue plus cool aujourd’hui. Et on s’éloigne de Lake Louise et de Banff pour aller en direction de Jasper ! Cette route fait partie des plus belles du monde, et est surnommée « la route des Glaciers ». Et on comprend très vite pourquoi une fois qu’on s’y engage ! Il y a de nombreux glaciers, et plein d’arrêts disponibles sur le bord de la route pour les observer. On en profite pour s’arrêter aussi voir les cascades de Sunwapta et Ahabasca qui son très faciles d’accès (et forcément remplies de monde). Attention à l’essence si vous allez jusqu’à jasper, il faut faire le plein à Lake Louise ou à la dernière station sur le chemin car ensuite il n’y aura rien pendant près de 200 kilomètres !
Une fois à Jasper, le coup de coeur pour la ville n’est pas vraiment au rendez-vous. C’est mignon, mais sans plus. Rien à voir avec Banff ! Pas la peine d’y consacrer une journée entière, un rapide stop suffit d’après moi.
JOUR 8 – Pyramide Lake, Jasper, Glacier de Athabasca
Après une nuit à l’autre bout des Rocheuses, on reprend la route dans l’autre sens pour revenir vers Lake Louise. On s’arrête quand même jeter un oeil au lac Pyramide qui est très joli avec sa presqu’île sur la route, puis au glacier d’Athabasca qui nous faisait déjà de l’oeil hier. On peut s’approcher un peu plus du glacier, mais pour le « toucher », il faut réserver un guide qui achemine des groupes en bus. Ça me choque un peu, mais tout le monde à l’air de trouver ça normal ! Puis quelques kilomètres avant d’arriver à la ville de Lake Louise, la plus belle des rencontres de ce voyage arriva. Des véhicules sont arrêtés devant nous, et certains descendent en courant sur la route avec leur appareil photo. En se rapprochant, je découvre une maman ours et son petit ! Ils sont tous les deux en train de manger des baies au bord de la route, peu perturbés par le monde des humains qui les entoure et les photographie ! La scène à duré de longues minutes avant que les deux ours ne remontent lentement dans la forêt jusqu’à ce qu’on ne les voit plus. J’aurais pu les regarder des heures, c’était magique ! La vidéo est disponible sur mon compte instagram si vous voulez la voir.
JOUR 9 – Randonnée jusqu’à Cirque Peak et Peyto Lake
Cirque Peak
Dernier réveil dans les Rocheuses, et normalement on devrait terminer ce séjour en beauté avec la randonnée qui nous attend ! Le départ se trouve juste en face du lac de Bow, il n’y a pas encore grand monde quand on se gare sur le parking. Le sentier commence doucement dans la forêt, on remarque à peine qu’il grimpe. Puis peu à peu la vue sur le lac de Bow en contre-bas se dégage, et on atteint un premier lac niché dans un Cirque. C’est magnifique ! Et d’ici, on aperçoit le sommet qu’on doit atteindre : le Cirque Peak. La plupart des randonneurs se sont arrêtés au lac, on est les seules à se diriger vers les montagnes. Le sentier n’est pas très bien dessiné au pied du dernier pic, mais on se dit que de toute manière, l’arrivée se trouve au sommet. La dernière partie est assez raide, et fatigante car on avance dans des pierriers. Je prends le temps de faire des petites pauses par-ci par-là pour me retourner et admirer la vue, qui est un peu plus merveilleuse à chaque fois. Une fois au sommet, c’est la vue à 360 degrés qui est incroyable. Et en plus, on est seuls hormis un canadien arrivé quelques minutes avant nous avec qui on sympathise, et quelques marmottes qui lèchent le sel sur les pierres. On prend le temps de rester au sommet et d’admirer la vue pendant un long moment. Je crois que c’est l’une de mes randos préférées que l’on ai faites dans les Rocheuses !
Difficulté : 17 kilomètres et 1000D+, comptez entre 5 et 7 heures de randonnée. La dernière montée dans les pierriers est un peu raide avec un mini passage d’escalade, il ne faut pas avoir le vertige !
Peyto Lake
Un peu fatiguées, on finit quand même la journée au lac Peyto, qui est incroyable même sous les nuages ! Il a la particularité de ressembler à une tête de loup, c’est encore une fois une vraie carte postale ! Puis il est temps pour nous de dire au revoir aux Rocheuses en retournant vers Calgary.. Mais ma bucketlist des choses à voir et randos à faire ici est longue comme un bras, je suis certaine que je reviendrais un jour.
Clap de fin pour cet article détaillé sur ce road-trip incroyable au coeur des Rocheuses Canadiennes. C’est une destination qui m’attirait depuis un petit moment, et je n’ai pas été déçue ! Au contraire, c’est encore plus immense et beau que ce que je pensais. Il faudrait des moi entiers pour faire toutes les randonnées et bivouacs proposées ! Mais ça donne une bonne raison de revenir comme ça ! Si vous voulez revoir ma petite escapade avec plus de photos et vidéos, ou suivre mes aventures en direct, rendez-vous sur Instagram ! Et si cet article vous a plu, vous aimerez sûrement découvrir mon road-trip en Amérique du Sud, avant d’arriver au Canada, mon incroyable voyage à New-York ou ceux sur les randonnées dans les Alpes françaises.









































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