De retour par ici après l’une des plus belles expériences de ma vie. Je ne vais pas vous mentir, le retour à la réalité est un peu brutal. Fascinée par le froid, les grands espaces et les animaux, je comptais bien faire une croisière en Arctique et/ou en Antarctique dans ma vie. Je n’avais pas prévu de faire ça tout de suite car c’est un sacré budget et qu’il aurait fallut pas mal économiser pour pouvoir réaliser ce rêve ! Mais j’ai eu l’immense chance d’être invitée via Travel Insight par Exploris pour une croisière de 10 jours au royaume de l’ours polaire et je n’en serais jamais assez reconnaissante. Les prix pour ces croisières d’expéditions polaires ne me choquent pas tant que ça et au contraire me « rassurent », car ce sont des écosystèmes fragiles, qui subissent en première ligne le réchauffement climatique. Donc entre le prix qui dépasse minimum les 9000€ pour une personne et les lois misent en place sur place pour protéger l’environnement, seules les personnes motivées et passionnées par la nature brute se rendront sur place. D’ailleurs, si ce genre d’expérience vous intéresse, sachez qu’il ne s’agit pas du tout d’une croisière traditionnelle comme on peut trouver dans la Méditerranée (et que je vous déconseille car il s’agit de villes accessibles facilement en voiture, train ou avion et il faut être conscient que les croisières sont plus « polluantes »), mais d’une croisière d’expédition et d’exploration. Il faudra donc vous enlever de la tête l’idée de faire des grasses matinées et de se prélasser sur un transat sur le bateau. Vous allez vous lever tôt et vous coucher tard, tous les jours. Les journées sont rythmées par les excursions, les conférences, les documentaires.. Ce ne sont pas des vacances, mais une réelle expérience !
Mais comme je vous le disais au début de l’article, il s’agit de l’une des plus belles expérience de toute ma vie. Cette vie à 100 à l’heure, toutes ces observations d’animaux, ces nouvelles connaissances et prises de conscience grâce aux scientifiques présents à bord, tous ces échanges avec les invités d’honneur et leurs expériences en Arctique, tous ces moments émouvants passés avec les autres passagers.. J’ai vécu le voyage d’une vie ! Pour ceux qui ont suivis mon périple en direct sur instagram, j’ai hâte de vous en raconter plus ici en détails !
Où se trouve le Svalbard ? Quelles sont les formalités d’entrée sur le territoire ?
L’archipel norvégien du Svalbard se trouve tout au nord de l’Europe, et plus précisément au dessus de la Norvège/Suède/Finlande. Il se trouve au dessus du cercle polaire arctique, son île principale est celle du Spitzberg et sa capitale Longyearbyen. Hormis en croisière de plusieurs jours, le meilleur moyen pour rejoindre l’archipel est l’avion. En vol direct depuis Paris, il suffit de 4 heures de trajet pour rejoindre Longyearbyen. Si vous venez pour un voyage avec Exploris comme je l’ai fait, bien souvent le vol sera affrété par la compagnie et donc forcément en direct. Pour pouvoir entrer sur le territoire en tant qu’européen, il suffit d’une carte d’identité ou d’un passeport en cours de validité.
Quand aller au Svalbard ?
L’archipel peut être découvert également en hiver, mais la saison « phare » pour s’y rendre est plutôt le printemps/début d’été. C’est à cette période que la banquise commence à fondre et se disloquer, et qu’il est donc possible de se frayer un chemin en bateau sans avoir à casser la glace. C’est aussi la période de l’année où les journées sont les plus longues, car c’est la période du soleil de minuit. Le soleil ne se couche donc jamais ! Contrairement à l’hiver, où de novembre à février il fait nuit noire 24 heures sur 24.. Deux ambiances complètement différentes !
Quelle est la monnaie utilisée au Svalbard ? La langue parlée ?
En Norvège, la monnaie utilisée est la Couronne Norvégienne (en 2023, 1 couronne norvégienne = 0,85€). Vous n’avez pas forcément besoin de retirer du cash, tous les endroits où nous avons dû payer ou acheter des choses sur l’archipel prenaient la carte bancaire. En revanche, attention aux frais de banque qui peuvent parfois être élevés si vous n’avez pas une carte adaptée !
Quelle assurance voyage choisir ? Comment avoir internet à l’étranger ?
Avoir une assurance en voyage est primordiale. Que ce soit pour l’assurance dans les transports, les objets de valeur, les accidents, les bagages, la santé, le retard, les rapatriements, intoxication alimentaire.. Il faut être assuré. Les frais médicaux à l’étranger peuvent s’élever à des centaines voir des dizaines de milliers d’euros, un voyage peut vite basculer du rêve en cauchemar, et j’ai plusieurs témoignages de proches assurés ou non qui peuvent en témoigner. Je vous conseille l’assurance voyage Heymondo pour cela, c’est celle que j’ai prit pour mon voyage en Amérique du Sud pendant 5 mois. L’avantage est qu’elle fait partie des moins chères, et comprend une assistance 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 avec une couverture incluse pour les activités et sports outdoor ! D’ailleurs en passant via ce lien, vous bénéficierez de -5% supplémentaires, il n’y a pas de petites économies !
Et si vous voulez acheter une carte sim pour avoir internet illimités lors de votre séjour en Norvège, je vous conseille de la prendre sur Holafly ! Leur connexion passent de partout, c’est déjà sur ce site que j’avais pris ma carte sim pour l’Égypte et j’ai capté jusqu’auu coeur du désert blanc ! Donc j’en ai reprise une avec mon propre code promo : LEADORABLEE qui vous offre -5% sur toutes leurs eSim !
LE BATEAU EXPLORIS ONE
Vous avez été nombreux à me demander pour quel circuit j’avais opté et même si ça me paraissait évident je vous le remets ici : Sur les terres de l’ours polaire – Spitzberg. J’ai donc embarqué à bord de l’Exploris One haut de 5 ponts pour les passagers pour 108 mètres de long. Comparé à d’autres compagnies notamment Ponant, ce navire est à taille humaine et permet d’accueillir 120 passagers en zone polaire. Ce qui est beaucoup plus appréciable, car les lois sont strictes au Svalbard : seulement une centaine de personne peuvent débarquer sur le territoire en même temps. Si l’on passe 3 heures à un certain endroit, l’ensemble des passagers peuvent descendre et profiter du maximum de temps à terre. Contrairement à d’autres compagnies qui doit diviser le nombre de passagers en deux et les faire sortir chacun pendant 1h30. Ça change complètement l’immersion sur place ! A bord, il y a un restaurant, une salle de sport, un bar, une salle de conférence, une bibliothèque panoramique, et différentes cabines plus ou moins spacieuses en fonction des budgets. Il y a aussi deux jacuzzis sur le pont, ainsi qu’un sauna et un hammam. C’est un petit plus, mais que personnellement je ne trouve pas forcément nécessaire étant plutôt venue pour l’exploration des terres et l’observation des animaux. En plus les journées sont bien remplies entre les débarquements et les conférences ! Aussi, la compagnie est 100% française. Le commandant, les scientifiques, les invités d’honneur et tout le personnel à bord parlent français ce qui rend l’expédition et les nombreuses informations que l’on apprend sur place plus fluides et naturelles. On peut parler de tout avec eux, on est sûr de bien comprendre ! Dernières petites infos, il y a le wifi à bord, et des menus végétariens et végans sont proposés !
Quelles sont les choses à emporter pour une croisière au Svalbard ?
Un peu compliqué de savoir quoi emporter pour une expédition au Svalbard, c’est l’été mais l’archipel se trouve bien au dessus du cercle polaire et surtout entouré de glaciers ! Une liste est envoyée par la compagnie Exploris en amont du voyage, mais voilà ce que je vous recommande de mettre dans votre valise à mon tour : des sous vêtements techniques, des chaussettes de ski, un pantalon de ski étanche, un bonnet, des gants fin et des gants bien chauds, un tour de cou, une écharpe.. Ce que vous prendriez pour une semaine au ski finalement ! Pas besoin de s’encombrer d’une grosse veste (du moins à l’aller), une parka coupe vent vous est offerte à bord. Des bottes vous seront aussi attribuées pour le séjour pour les débarquements. Pensez aussi à prendre des affaires « normales » pour les moments à bord, une jolie tenue pour la soirée du commandant, des affaires de sport si vous comptez aller à la salle, un maillot de bain pour les jacuzzis ! Si vous avez des jumelles, n’oubliez pas de les prendre également pour observer les animaux depuis le bateau !
JOUR 1 – Embarquement à Longyearbyen
Après avoir atterrit à Longyearbyen en début d’après-midi, on est immédiatement dirigés vers un bus qui nous emmène au port sans même avoir à nous soucier de nos bagages. On embarque chacun notre tour sur des zodiacs qui nous emmènent au large, jusqu’au bateau Exploris One. A l’entrée, on remet notre passeport à la petite réception, puis on est invités à monter à la salle de conférence deux étages plus haut. Notre chef d’expédition, Léo Decaux qui est aussi un guide/glaciologue, nous présente l’équipe de scientifiques/guides qui nous encadrera pendant les 10 jours à terre lors des débarquements mais aussi lors des sorties en zodiac. Il y a des géologues, ornithologues, biologistes marins, guides polaires.. Il nous présente également le capitaine, Christophe Colaris, ainsi que les deux invités d’honneur à bord de cette croisière : Rémi Marion (réalisateur, conférencier, auteur, photographe et spécialiste de l’observation des animaux polaires) et Michel Chandeigne (auteur, éditeur et conférencier). On enchaine avec une projection de notre itinéraire, qui sera adapté au jour le jour en fonction des conditions sur le terrain.
Après cette toute première conférence, on enchaîne avec un rapide test d’évacuation du bateau puis les clés de nos chambres nous sont remises. Je découvre alors mon cocon pour les 10 prochaines nuits qui se trouve au pont 4, et qui est juste par-fait. C’est la chambre Deluxe, qui est composée d’un immense lit double, d’une large fenêtre sur l’extérieur, et d’une salle de bain plutôt spacieuse. Le temps d’installer mes affaires dans le dressing, c’est déjà l’heure de dîner. Il n’y a qu’un seul restaurant à bord, et le soir c’est service à table. En tant que végétarienne, j’ai un menu différent des autres, mais tout aussi bon et encore plus copieux ! Une fois le dîner terminé, je retourne dans ma chambre profiter de la vue exceptionnelle que j’ai depuis mon lit. Je trouve des mignardises et une feuille de tableau de bord sur mes draps annonçant le programme de demain. Une sortie en zodiac et un débarquement sont prévus dans l’après-midi. On a déjà pris le large depuis plusieurs heures, et les panoramas qui défilent sous mes yeux sont plus beaux les uns que les autres. En plus c’est la période du soleil de minuit, mon phénomène naturel préféré ! Autant vous dire tout de suite que les nuits vont être assez courtes à mon avis !
JOUR 2 – Glaciers de Cadiopynten, Julibukta et Kongsbreen
Tout premier réveil dans ma nouvelle chambre, et j’ai dormi comme un bébé ! Le bateau bougeait un peu par moment, mais je me laissais bercer par les vagues c’était si agréable ! Motivation et énergie des premiers jours, il est à peine 7 heures et je me suis motivée à aller une petite heure à la salle de sport avant de commencer la journée. Je rejoins ensuite l’équipe de journalistes avec qui je suis venue pour le petit-déjeuner et découvre l’immense buffet sucré/salé qui a été préparé : des oeufs, des crêpes, des viennoiseries, du pain, des fruits.. Tout ce qu’il faut pour prendre des forces et bien démarrer la journée ! On commence cette première journée à bord de l’Exploris 1 par une nouvelle et rapide conférence pour nous partager les lois de l’archipel du Svalbard, et le comportement et distances à adopter lors de chaque observation d’animaux. Puis on est libres de se balader sur le bateau le reste de la matinée. On aperçoit nos premiers animaux sauvages arctiques pendant la navigation : des rennes et plusieurs espèces d’oiseaux différentes ! Le bateau s’arrête finalement en fin de matinée dans la baie du glacier du « 14 juillet ». On est à plusieurs centaines de mètres de ce dernier, et pourtant il me semble immense ! Ce sera le premier repas « avec vue » d’une longue série !
Après le buffet du déjeuner, c’est l’heure de notre première expédition en zodiac ! On descend tous enfiler nos bottes dans le local, avant de monter 10 par 10 sur l’un des zodiacs, conduit par les scientifiques. On commence par longer les falaises, et on découvre très vite des dizaines de guillemots de brunnich qui est une espèce phare de la région, mais aussi quelques petits macareux ! On a de la chance, car le guide avec lequel on est tombés pour cette sortie est ornithologue, il repère vite les espèces et nous apprend plein de choses à leur sujet ! On débarque ensuite un peu plus loin sur la plage pour aller observer le fameux glacier du 14 juillet de plus près. Les guides sont à terre avec nous, et ils nous rappellent qu’il ne faut sous aucun prétexte les dépasser, que ce soit à l’avant ou à l’arrière. Le groupe doit rester groupé, au cas où un ours bien caché déciderait de montrer son nez. On se rapproche de plus en plus du glacier, qui paraît plus haut et imposant à chaque pas ! On profite tous de faire quelques photos avant de repartir en arrière, rejoindre la plage et remonter sur le zodiac. Mais avant de rentrer au bateau, on continue d’en prendre plein les yeux en longeant ce glacier, ce qui permet un nouvel angle de vue. On se sent si petits ! Les photos ne rendent pas justice à la hauteur de la glace, car il y a en réalité un mur de près de 30 mètres de haut ! On fini par rejoindre le bateau en fin d’après-midi, et on suit bien les consignes qui nous ont été données ce matin : à chaque retour sur le navire, il faut rincer ses bottes sous la douche puis les tremper dans une bassine qui contient un liquide jaune pour bien les désinfecter. Ça permet de ne ramener aucune bactérie à bord et de ne pas en laisser non plus à terre. Une douche rapide, et nous voilà de nouveau dans la salle de conférence à 18 heures, les oiseaux que nous avons observé aujourd’hui nous sont présentés par Virgil, le guide ornithologue qui était avec nous sur le zodiac. Ce sera comme ça tous les soirs, c’est tellement enrichissant !
Glacier de Kongsbreen
On termine cette première journée d’exploration en dinant avec une magnifique vue sur le glacier du Roi, au milieu d’icebergs flottants tout autour de nous. Je crois qu’il va falloir que je m’habitue à diner, me réveiller et m’endormir au milieu de panoramas incroyables, ce n’est que le début ! On passe par le bar avant de rentrer se coucher, et on retrouve quelques scientifiques et guides qui prennent un verre. On sympathise vite avec eux, ils sont très accessibles c’est agréable !

JOUR 3 – Observation d’ours et de morses, randonnée
Observation d’ours polaires et de morses
Deuxième réveil et la motivation est aussi bonne que la veille : je commence ma journée avec une heure à la salle de sport. Entres les buffets, le bar, le goûter.. Il faut essayer de dépenser un minimum ce qu’on consomme ! On débarque dès le matin aujourd’hui, rdv à 9 heures au sas d’accès aux zodiacs. Une petite randonnée sur une île est prévue, parfait pour se dégourdir les jambes. Mais juste au moment où je m’apprête à sortir du bateau : alerte rouge. Le capitaine nous informe au micro que 4 ours viennent d’être repérés sur l’île, interdiction de débarquer. On s’empresse tous de retirer nos bottes et de monter sur le pont pour tenter de les apercevoir avec les jumelles. Malheureusement, on ne voit rien, ils seraient apparemment cachés dans une baie un peu plus loin. Au bout d’une vingtaine de minutes, le capitaine nous fait une nouvelle annonce, transformant la randonnée pédestre en sortie zodiac pour tenter d’apercevoir les ours d’un peu plus près par la mer.
Je suis toute excitée, j’espère vraiment qu’on va arriver à en apercevoir ! C’est d’abord sur 5 morses que l’on tombe, qui dorment collés les uns aux autres sur une plage. On passe près d’eux sans faire de bruit puis on continue d’avancer. Soudain Rodrigo, le guide spécialisé en mammifères qui conduit notre zodiac nous informe qu’un ours se tient sur la berge d’en face. Et effectivement, j’aperçois une tâche blanche bouger au loin ! Olala ! On re rapproche un peu de l’animal, et un monsieur assis à côté de moi me prête ses jumelles. Je le vois comme si j’étais à quelques mètres de lui ! Il a la gueule en sang et se laisse flotter dans l’eau en secouant sa fourrure, il vient apparemment de terminer un repas. C’est complètement fou ! Je viens de voir mon premier ours polaire !! On reste quelques minutes ici, à l’observer en silence. On est plutôt proches, environ à 200 mètres de lui. On reprend ensuite la navigation pour tenter d’aller voir les autres ours et bingo : on voit les 4 d’un coup ! Une mère et son ourson se dirigent d’un pas pressé vers l’extrémité de la plage suivit d’un ours mâle et le dernier, le plus gros, se régale de la carcasse d’un morse au bord de l’eau. Rodrigo nous explique que les ours mâles poursuivent souvent les femelles et leurs oursons pour manger les petits. En effet, une fois né l’ourson reste pendant 2 ans avec sa mère. Elle n’a donc pas ses chaleurs pour pouvoir se reproduire avec des mâles. En faisant « disparaître » le petit, il pourra alors se reproduire avec elle.. Aussi, il se peut qu’il ait voulu manger la carcasse mais que l’autre ours se soit imposé et qu’il se rabatte sur l’ourson..

Randonnée à Ytre Norskoya
Après le déjeuner, on débarque sur une île un peu plus loin, où aucun ours n’a été aperçu à priori. On est sur leur territoire, c’est à nous de nous adapter ! L’ensemble des passagers sont invités à faire cette petite randonnée facile pour déterminer notre niveau et faire des groupes pour les futures sorties. On ne marche que 3 kilomètres et 150D+ pour atteindre le sommet de l’île, et pendant ces 30 minutes de marche on a eu déjà le temps de voir un phoque et beaucoup d’oiseaux. Quelle journée ! Il se met même à neiger quand on se met à redescendre pour retourner au bateau. En rentrant à bord, on a tout juste le temps de prendre une douche et de se rendre à la conférence, ce soir elle est sur les ours polaires et les mammifères arctiques (phoques, morses..). C’est génial d’adapter les sujets en fonction de ce qu’on a pu observer pendant la journée. C’est d’autant plus intéressant ! On enchaîne avec la soirée du commandant pour le dîner, tout le monde se met sur son 31. Et comme la veille, on monte continuer notre soirée au bar et on fait connaissance avec les autres passagers du bateau, les guides sont aussi là ! Avec le soleil de minuit, difficile de voir l’heure défiler et de prendre la décision d’aller se coucher.. On dirait qu’il est 16 heures alors qu’il est minuit !

JOUR 4 – Randonnées entourés de glaciers
Randonnée du matin à Alicehamma, Raudfjorden
Troisième réveil à bord de l’Exploris 1, et pas de salle de sport ce matin car c’est une journée full randonnées au programme ! Ça fera assez de sport aujourd’hui. Et c’est aussi la première journée de soleil ! Grâce à la petite marche d’hier, deux groupes de niveaux ont été formés ; les Grands et les Moyens Marcheurs. Bien évidemment, je me suis inscrite dans le premier ! Rendez-vous à 9 heures à l’accueil pour un débarquement matinal, et ce sera toujours les Grands Marcheurs en priorité ! L’île sur laquelle on débarque est encore enneigée, et entourée de plein de glaciers ! Sans un nuage dans le ciel, le panorama est magnifique ! Une vraie carte postale ! On monte à un petit rythme dans les caillasses, car il n’existe pas de sentiers en Arctique. C’est très sauvage et les passages ici son rares, j’adore. On arrive au sommet en une petite heure, et on prend le temps d’admirer la vue sur la baie et le lac gelé qui s’est découvert derrière. Un vrai monde figé ! On emprunte un autre « chemin » pour la redescente, où il faut mettre les pieds dans la neige, il y a une bonne ambiance tout le monde s’éclate c’est trop sympa !
Total de la rando : 5 kilomètres pour 350D+.
Randonnée de l’après-midi à Buchananhalvoya, Raudfjorden
Tout juste le temps de rentrer au bateau manger un bout qu’on débarque sur une nouvelle île. Comme le matin, les Grands Marcheurs débarquent en premier. Les guides, qui débarquent toujours une heure avant nous pour faire un tour de périmètre et vérifier qu’il n’y ai pas d’ours sur le territoire.. Dès qu’on arrive, ils ne nous emmènent donc pas voir un ours, mais des traces de ces derniers, fraîchement laissées dans la terre. Ce serait celles d’une maman et son petit ! On ne s’éternise pas, et on commence cette nouvelle randonnée en direction d’une large crête de pierres. On marche avec un joli panorama sur notre gauche, un gigantesque glacier qu’on voit de plus en plus haut et de plus en plus grand. Et en moins de temps que ce matin, on atteint le sommet de la crête. On découvre un second glacier sur notre droite c’est magique ! Certainement l’une des plus belles randonnées que j’ai pu faire dans ma vie ! Elle challenge avec celles que j’ai pu faire dans les Lofoten l’été dernier. On prend quelques minutes pour profiter de ce paysage fabuleux et figé, avant de redescendre par l’autre côté de la crête. En arrivant sur la plage, on tombe nez à nez avec la carcasse d’un ours polaire, et les quelques poils qu’il lui restent sur les os (si jamais ça vous intéresse, vous pouvez en voir plus dans mes story instagram à la une). On retrouve l’équipe des Moyens Marcheurs à cette même carcasse, qui eux ont longé la plage au lieu de gravir la crête. Ils n’ont donc pas pu profiter de la vue à 360 degrés sur les deux glaciers ! On attend ici même que les zodiacs viennent nous chercher, en échangeant nos expériences de l’après-midi.
Total de la rando : 2kilomètres et 250D+.
Moffen
En plus des conférences de fin d’après-midi, j’ai oublié de vous dire qu’on avait aussi des conférences après le dîner. Ce sont des journées bien chargées, mais tellement enrichissantes ! Et juste après cette conférence plus ou moins nocturne, il est 23 heures et le capitaine nous informe que l’on approche une île protégée remplit de morses ! J’essaie de les compter, mais ils sont tellement nombreux ! Il y en a au moins 50 ! Et dire que cette espèce était en voie de dispartion il y a quelques dizaines d’années… C’est fou !
JOUR 5 – Randonnée, banquise et zodiac
Randonnée à Chermideoya
Ce matin, c’est un seul itinéraire de randonnée qui est proposé. Qu’on soit Moyen ou Grands Marcheurs, tous les motivés pour cette sortie seront ensemble car elle n’est pas très longue et surtout à plat. On va traverser l’île de Chermideoya ! Et à peine débarqués, on tombe sur 3 rennes qui nous reniflent et s’approchent. Ils sont si curieux ! Il remontent ensuite vers le centre de l’île et nous on continue notre chemin, tranquillement. On a encore du soleil aujourd’hui, ça fait du bien ! Une fois qu’on arrive de l’autre côté de l’île, on est plusieurs à remarquer des filets sur une plage un peu plus bas. Les guides nous incitent alors à profiter des quelques minutes d’attente pour les zodiacs pour les rassembler et en faire un tas à ramener au bateau. Je peux vous dire qu’à 50 personnes, ça va vite ! Et en seulement quelques minutes on a ramassé la quasi totalité des déchets sur la plage.. Et il y en avait beaucoup ! Ils viennent apparemment des bateaux de pêche des pays de l’est comme la Russie, qui n’ont aucun scrupule à jeter filets, bidons et plastiques par dessus bord.. Je suis contente qu’on ai pu faire cette bonne action avant de remonter à bord ! Cet endroit est si pur, comme le monde et la nature en général, il faut en prendre soin !
Total de la rando : 6 kilomètres et 50D+.
La banquise
Pas de nouveau débarquement prévu dans la journée cette fois-ci.. Mais quelque chose d’encore plus excitant ! Le capitaine nous a informé que l’on devrait atteindre le nord de l’archipel, et donc la banquise en milieu d’après-midi. Je suis dans ma chambre, en train de ranger quelques affaires et répondre à des mails quand le capitaine annonce au micro qu’on s’approche de la banquise. Tout le monde sort sur le pont, et plus personne ne parle. Il n’y a pas de vent, le soleil est bien haut et assez fort pour qu’on ressente ses rayons nous réchauffer. C’est un moment hors du temps qui se passe. J’ai l’impression que la vie a été mise sur pause. J’ai les larmes qui me montent tellement le moment est beau et émouvant, c’est indescriptible. J’ai l’impression que ce moment dure des heures, et à la fois une seconde. Plusieurs passagers versent leur petite larme en silence, de longues minutes passent et il n’y a toujours aucun bruit sur le pont à part quelques chuchotements.
Finalement, ce passage de la banquise dure plusieurs heures, et on commence presque à s’habituer au spectacle, du moins assez pour reprendre la parole. L’équipage nous fait la surprise d’organiser un apéro sur le pont en début de soirée pour fêter ça avec une coupe de champagne. Le moment de descendre dîner ne perd aucune magie, puisqu’on a toujours vue sur la banquise depuis le restaurant. Sûrement l’un des plus beaux diners de ma vie !
Sortie zodiac dans la banquise
Mais la magie ne s’arrête pas là, puisqu’en plein dessert, le commandant nous annonce au micro qu’une surprise nous attend : une balade en zodiac dans la banquise pendant le soleil de minuit. Mais c’est quel genre de vie ça exactement, pincez-moi je rêve ! Rendez-vous à 22 heures à l’accueil pour embarquer sur les zodiacs, on est tous excités comme des puces ! La balade commence doucement, on slalom entre les plaques de glace. On peut voir que certains font plus d’un mètre cinquante d’épaisseur sous la glace, c’est impressionnant ! Et avant de rentrer au bateau après cette petite heure de vadrouille, on débarque même sur un des gros blocs de glace ! Je ne serais jamais assez reconnaissante pour tous ces moments hors du temps que j’ai pu passer ici…
JOUR 6 – changement de plans direction le sud et village abandonné de scientifiques
Débarquement à Kinnvika
Changement de programme hier dans la soirée, il reste trop de glace au nord de l’archipel et il nous est donc impossible de passer. On a donc dû « raccourcir » notre trajet pendant la nuit en passant directement par le sud au lieu de le faire plus tard. Mais nos guides, dont certains habitent au Svalbard, sont plein de ressources et connaissent la multitude de choses qu’il y a à voir. Comme ils disent ; « plan B ne veut pas dire que ce sera moins beau ou moins bien ». Ce qui fait qu’on débarque ce matin à l‘ancienne station de recherche suédo/finlandaise de Kinnvika. Elle a été abandonnée en 2003, mais l’intérieur des cabanes en bois nous laisse imaginer le quotidien qu’ont pu vivre les scientifiques venus ici. Il y a des dortoirs, des cuisines, des bureaux, des tanks et même un petit phare au bord de la plage.
Glacier de Valhollofonna
De retour sur le bateau, le capitaine nous fait une nouvelle annonce au micro en plein déjeuner : une maman et son ourson polaire se promènent sur l’île d’en face. Ni une ni deux, tout le monde lâche son assiette et monte sur le pont. Comme d’habitude, tout le monde est très solidaire et on me prête des jumelles pour pouvoir les observer nettement. C’est fou, la scène qui se passe sous mes yeux à l’air tout droit sortie d’un film ! La maman marche devant sur une crête, en faisant traîner ses lourdes pattes l’une devant l’autre. L’ourson suit ses traces, une quinzaine de mètres derrière. C’est tellement beau que ça en est hypnotisant ! Je continue à les observer après avoir rendu les jumelles, on arrive à les voir un peu à l’oeil nu même à 300 mètres. J’attends jusqu’à la dernière minute de ne plus les voir avant de retourner retrouver mon assiette froide. Et juste avant l’activité de l’après-midi, un phoque endormi au soleil sur un iceberg qui dérive passe juste à côté du bateau ! On le voit de très près, et j’ai même eu le droit à un petit eye-contact lorsqu’il a ouvert les yeux avant de replonger à l’eau ! Que ce soit pour la scène de la maman ours et son ourson et du phoque, je vous invite à aller voir ma story à la une de l’Arctique sur instagram, j’ai capturé en vidéo ces moments uniques mais je n’ai pas de photos à vous partager par ici..
L’après-midi continue avec une nouvelle sortie zodiac le long d’un glacier. Ce n’est pas le plus impressionnant que l’on ai vu jusqu’ici, mais c’est toujours fascinant à voir. Chacun est façonné d’une manière différente, sans parler des couleurs et des formes de front ! On devait initialement longer les fameuses falaises à oiseaux de Alkefjellet, mais avec ce changement de programme, le lieu très protégé n’était pas disponible..
JOUR 7 – Observation de morses et découverte du mur de glace et de ses cascades glaciaires
Débarquement à Ardneset, Wahlbergoya
Cette nouvelle journée s’annonce être l’une des plus fabuleuses de cette expédition polaire ! Au programme : une observation proche de morses et un glacier unique au monde. Comme d’habitude, on débarque sur la plage grâce aux zodiacs, à environ 100 mètres de ces gros mammifères. Les règles de sécurité nous sont rappelées avant d’approcher : pas de gestes brusques, on parle doucement et on reste bien à 30 mètres des morses. Ils sont une trentaine à se dorer la pilule au soleil, et quelques uns prennent un bain juste devant la plage. C’est un animal qui n’est pas vraiment peureux, on a donc la chance de pouvoir les approcher de très près pour pouvoir les observer. Ils savent qu’on est là, mais ils ne changent absolument pas leur comportement. Ils sentent qu’on n’est pas une menace pour eux, et tant que les 30 mètres de distance nous séparent, ils ne sont absolument pas inquiétés. Je pourrais rester là, assise dans le sable à les regarder des heures. Ils vivent la slow life, et ont l’air d’être tellement lourd qu’ils sont un fardeau pour eux-même. Les plus drôles sont ceux qui veulent aller se baigner, et qui roulent au ralentit sur le coté pour atteindre l’eau. Ça peut prendre de longues minutes, on dirait même que les scènes se déroulent au ralentit ! Et pourtant pas du tout ! Mais une fois dans l’eau, ce sont d’excellents nageurs et ils deviennent de vraies sirènes. C’est pourquoi on avait également la règle de ne pas rester près de la berge. A contre coeur, il est à un moment temps de retourner aux zodiacs pour retourner au bateau. A ce moment là, deux morses curieux qui étaient dans l’eau se mettent à nager et nous suivre le long de la berge. Et effectivement c’est assez impressionnant ! Et on voit bien bien qu’ils sont plus agiles et rapides dans l’eau que sur terre. Ils sortent la tête de temps en temps pour nous regarder, puis abandonnent et retournent vers les autres. Une fois sur le zodiac, on se retrouve avec le vent de face qui arrive tout droit des morses et je sens la fameuse odeur des mammifères dont les guides nous ont parlé. C’est une horreur ! A tel point que ça pique le nez tellement ils sentent mauvais ! La seule comparaison que je peux vous faire, c’est l’odeur de la ferme, mais en 10 fois plus puissant. Presque à en avoir les yeux qui piquent, et pourtant j’ai l’habitude des odeurs en vivant à la montagne !
Le mur de glace de Brasvellbreen
La journée continue, et après quelques heures de navigation supplémentaires, on atteint le gigantesque glacier de Brasvellbreen. Mais la première chose que les guides à bord nous incitent à regarder est la banquise au loin, ils ont repéré un ours en pleine sieste sur la glace ! Blanc sur blanc, il est assez difficile à distinguer au début ! Mais une fois qu’on l’a repéré on ne voit plus que lui ! On se remet ensuite en route, on va longer une partie de ce fameux glacier ! Il fait parti des plus impressionnants qui existent, et je peux confirmer que c’est le plus grand que je n’ai jamais vu de ma vie ! Son front mesure plus de 160 kilomètres de long pour une trentaine de mètres de hauteur. Mais ce n’est pas « seulement » son envergure qui fait sa particularité.. En effet, Léo Decaux notre chef d’expédition, rêve de voir ce phénomène depuis près de 7 ans, nombre d’années qu’il vit et travaille en tant que glaciologue au Svalbard. C’est un phénomène qui ne peut pas être observer tous les ans car il plusieurs facteurs sont nécessaires à sa réalisation. Et ce phénomène que l’on devrait pouvoir observer sont des cascades glaciaires. « Normalement », l’eau qui s’écoule des glaciers à pour habitude de glisser dans les crevasses pour rejoindre le sol et la mer, mais ici la glace est tellement compacte que l’eau ne peut pas s’infiltrer et est obligée de s’écouler par le haut du glacier ! Ce qui donne des petites rivières sur le glacier, qui se transforment en cascades se jetant dans la mer. Un paysage qui promet d’être unique ! Mais avant d’atteindre ces fameuses cascades glaciaires, on aperçoit quelque chose nager dans l’eau, entre le glacier et nous. Un phoque ? Un morse ? Non, un ours ! C’est incroyable de le voir avancer avec ses énormes pattes et sa petite tête hors de l’eau.. On l’a appris lors d’une de nos conférences, les ours polaires sont d’excellents nageurs ! Ils peuvent parcourir jusqu’à 600 kilomètres sans mettre une patte à terre et plonger jusqu’à 30 mètres de profondeur ! Encore une énième image complètement unique dont je me souviendrais pendant longtemps…
Quelques minutes plus loin, dans un petit renfoncement du glacier, les voilà. Je pense que je reste estomachée quelques secondes avant de refermer la bouche et de comprendre ce qu’il y a vraiment sous mes yeux. Comme pour la banquise quelques jours plus tôt, tous les passagers et tout l’équipage sortent sur le pont pour profiter de ce moment unique. Les différentes chutes d’eau s’enchaînent, et pourtant j’ai l’impression que le temps s’est arrêté de nouveau. Des larmes commencent à couler sur mes joues, impossible de les retenir cette fois-ci. Après la banquise et les nombreux ours polaires, ces cascades glaciaires sont la cerise sur le gâteau. C’est clairement l’un des plus beaux endroits que j’ai pu voir dans ma vie, et je suis tellement reconnaissante d’être ici à cet instant précis, d’avoir la chance de voir ce paysage rare, fragile et loin d’être éternel dans ma vie. Chaque journée de cette expédition est unique et incroyable, mais je crois bien que celle-ci fait partie de mes préférées. Entre les animaux, l’énorme glacier et ses cascades, c’est tout ce que j’aime !
JOUR 8 – Boltodden la banquise et la sortie kayak
Débarquement sur l’île de Boltodden
Huitième jour du voyage, et ça fait déjà quelques matins que j’ai laché mon rendez-vous à 7 heures avec la salle de sport. Entre les couchers à point d’heure pour profiter au maximum des longues journées et du soleil de minuit et les journées chargées en activités et émotions, difficile de tenir le rythme ! J’arrive quelques fois à y faire un tour en rentrant du débarquement du matin, juste avant d’aller déjeuner. Et en parlant de débarquement, ce matin on découvre une île un peu spéciale.. Le Svalbard est réputé pour avoir accueillie des dinosaures ! Des fossiles et des traces de ces derniers ont été retrouvés sur l’archipel, et l’île de Boltodden en fait parti ! D’après nos guides, les traces que l’on observe seraient certainement celles d’un immense herbivore. On ne se rend pas bien compte en photo, mais elles sont bien plus grandes qu’une main ! On tombe aussi sur une carcasse d’ours et un mandibule de baleine énorme ! La sortie ne s’éternise pas aujourd’hui car quelques heures de navigation nous séparent de notre prochain stop, il ne faut pas trop trainer !

Le retour de la banquise
Et en fin d’après-midi lors de notre navigation, surprise ! La banquise est de retour et nous encercle ! C’est une toute autre ambiance que le premier jour, le ciel est plus sombre, mais des couleurs orangées au dessus des sommets de l’archipel donnent un côté mystique à ce moment. Ce moment magique va durer plusieurs heures, et on va tous alterner entre le pont du bateau pour être au plus près de la nature et la bibliothèque panoramique pour profiter du panorama à l’intérieur avec une boisson chaude. J’en profite pour appeler en facetime ma famille et partager un morceau de ce moment hors du temps avec eux !
Sortie en kayak à Hambergbukta
C’est seulement en début de soirée que l’on arrive à bon port : au pied de l’immense glacier de Hambergbukta. Pendant le dîner, le capitaine nous annonce une énième surprise : une sortie en zodiac ou kayak est prévue dans la soirée ! Et c’est au tour du groupe 3 de kayak de se « jeter » à l’eau, donc le mien ! Bien que tous les spots de kayak de l’expédition étaient canons, je crois qu’on est tombé sur le meilleur ! On se retrouve donc tout naturellement, à 22 heures, à pagayer au pied d’un glacier arctique, entre des iceberg et sous le soleil de minuit. Tout est si calme, c’est si apaisant ! A tel point qu’on remarque à peine le phoque qui nous observe au loin depuis un iceberg. Grâce aux combinaisons qu’on nous a prêté, il ne fait même pas froid. J’aurais pu pagayer dans ce décor pendant des heures ! Mais après une bonne heure de sortie, il faut remonter sur le bateau. Je crois que je viens de vivre la plus belle sortie en kayak de ma vie ! En remontant à bord, le ciel s’embrase et à le droit à des couleurs orangées dignes d’un coucher de soleil ! On est quelques uns à avoir la même idée, celle de rester en maillot de bain et d’aller profiter du jacuzzi sur le pont pour un petit bain de minuit (littéralement ahah).
JOUR 9 – Falaises aux oiseaux et zodiac au coeur de deux énormes glaciers
Débarquementà Gnalodden, Hornsund
On se réveille sous un ciel tout gris, un peu de pluie et pas mal de vent aujourd’hui ! Seuls les plus motivés sont au rendez-vous pour le débarquement du jour. Au programme, la découverte d’une falaise aux oiseaux ! On a seulement besoin de marcher une petite dizaine de minutes pour rejoindre le bas des roches et observer les centaines de volatiles qui nous survolent. Ça piaille dans tous les sens, c’est dingue ! Les plus chanceux ont aussi pu apercevoir un renard arctique ce qui n’est pas mon cas pour ce jour là, dommage..

Sortie zodiac à Burgerbukta, Hornsund
Cet après-midi est prévue une sortie de deux heures en zodiac pour approcher de plus près plusieurs glaciers ! Et dès le départ, c’est grandiose ! Le premier glacier que l’on longe est encore plus grand que ce que je pensais ! Car au premier abord, on dirait qu’il mesure une vingtaine de mètres. Mais en voyant l’autre zodiac au loin à côté qui paraît minuscule, je me rends compte qu’il atteint plutôt les 50 mètres de haut ! Je vous invite à aller voir ma story instagram à la une avec cette fameuse image du zodiac pour vous en rendre compte, c’est juste énorme. On longe ensuite les falaises où sont accrochés des glaciers suspendus et où coulent d’immenses cascades qui se jettent dans la mer. Puis au moment de changer de baie pour aller voir un second glacier, un iceberg à côté de nous se retourne et se casse en plusieurs morceaux de glace ! On entend alors des crépitements partout autour de nous et Marine, la guide polaire qui conduit notre zodiac, nous explique qu’il s’agit des bulles d’air qui se libèrent de la glace après plusieurs milliers d’années enfermées ! En continuant de slalomer entre les icebergs qui font 5 fois notre taille, on se rapproche du second glacier. Il a l’air encore plus haut et massif que le premier ! Et le même point de comparaison me fait valider mes dires : l’autre zodiac qui paraît encore plus minuscule qu’au premier glacier. Celui là doit atteindre près de 60 mètres de haut ! C’est quelque chose ! Il s’agit de la dernière, mais certainement L’une des sorties en zodiac les plus spectaculaires de cette éxpédition. J’ai bien évidemment été fascinée par toutes les autres, surtout celle du soir au coeur de la banquise, mais celle-ci nous rappelle à quel point on est petits.
JOUR 10 – Randonnée et visite en profondeur du bateau
Débarquement sur l’île de Grondfjorden
Déjà le dernier débarquement de l’expédition.. Enfin le dernier avant notre départ définitif. Et c’est je crois, la sortie que j’ai le moins aimé du séjour. Bien sur le cadre, est toujours aussi grandiose. Mais on marche sur des pierriers sans « grand interêt » depuis plus d’une heure, et les guides nous annoncent soudain qu’on n’aura pas le temps de continuer cette rando et d’atteindre le glacier d’Aldegondabreen. La sortie aura été courte, dans les pierres et sous un ciel gris. Petite déception quand même pour la dernière !
Visite de la salle des machines et de la passerelle
J’ai consacré mon dernier après-midi à l’intérieur du bateau. Je suis d’abord allée jeté un coup d’oeil à la passerelle, qui est la salle des commandes et là où les décisions sont prises et réalisées pour la navigation. Pas tous les bateaux offrent cette possibilité, mais notre capitaine Christophe y tenait. Il nous a répété plusieurs fois pendant le séjour que cette salle était ouverte à tous et que c’était interessant d’aller y jeter un oeil pour mieux comprendre ce qu’il s’y passait. Et effectivement, je me rends compte qu’il y a pas mal de bureaux ici, et du monde en permanence !
En demandant gentiment au chef des machines rencontré au bar durant une soirée, lui aussi accepte de faire des visites de la salle des machines en petit comité ! Il nous a notamment montré comment l’eau était gérée et nettoyée, comment l’électricité fonctionnait, ou étaient stockés les déchets etc… C’est encore plus impressionant que la passerelle, il y a des boutons et des leviers de partout !
JOUR 11 – Débarquement à Longyearbyen
Ce matin je me réveille avec le coeur lourd et les larmes aux yeux. Ça y est, c’est le jour J, cette formidable aventure est terminée. J’étais déjà triste en me couchant hier soir, mais ce matin c’est encore autre chose. C’est difficile à expliquer, mais devoir débarquer, devoir rentrer me déchire le coeur. J’ai la sensation, le sentiment d’être arraché de l’endroit où je devrais être ou en tout cas à un endroit où je me sentais vachement bien. J’ai passé des moments tellement forts ici qu’ils sont indescriptibles.. La banquise, les ours polaires, les cascades glaciaires, les morses et tout ça sous mon phénomène naturel préféré qui est le soleil de minuit.. J’ai vécu des choses que j’ai toujours rêvé vivre et je ne serais jamais assez reconnaissante pour ça (mes lames coulent de nouveau en écrivant ces lignes un mois plus tard ahah). Mais je rentre avec des souvenirs plein la tête et plein de nouvelles connaissances sur cet archipel du Svalbard, sur les animaux, sur les glaciers, tous ces phénomènes naturels qui me fascinent tant. C’était intense, mais c’était exactement comme je l’avais imaginé.
Clap de fin pour cet article qui retrace plus en détails mon expédition polaire au royaume des ours polaires, en Arctique. Il faut être un vrai passioné de nature, d’animaux et de connaissance pour vivre un voyage pareil mais si c’est votre cas foncez. Vous allez sûrement vivre l’une des plus belles expériences de votre vie comme ça a été le cas pour moi. Merci encore à Exploris et Travel Insight de m’avoir permise de vivre cette aventure unique ! Si vous voulez revoir ma petite escapade avec plus de photos et vidéos, ou suivre mes aventures en direct, rendez-vous sur Instagram ! Et si vous voulez découvrir toutes les autres jolies aventures que j’ai pu faire en France, en Europe ou dans le monde, rendez-vous sur mon blog 🙂








































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