Après 10 jours à Huaraz, dans le Nord du Pérou à réaliser l’un des plus beaux treks du monde, il est temps d’explorer le reste du pays. On est parties entre copines pour 3 mois de road-trip à explorer l’Amérique du Sud, et ce n’est que le début de nos aventures ! Il y a tellement de choses à faire et à voir ici qu’on ne sait plus où donner de la tête et quoi choisir. Bien sûr, on a les grandes lignes comme peut-être aller voir les lignes de Nazca, faire du sandboard à Huacachina, découvrir le Machu Picchu, explorer l’Amazonie, rencontrer les familles du lac Titicaca.. Et avec un planning aussi libre comme l’air, on peut se permettre d’aller où on veut, et le temps qu’on veut !
Où se trouve le Pérou ?
Le Pérou se trouve se trouve en Amérique du Sud et plus précisément entre l’Équateur, le Brésil, la Bolivie et le Chili. Le pays possède une diversité de paysages assez extraordinaire entre ses sommets à 6000 et 7000 mètres, ses plages près de l’océan, sa région de jungle amazonienne et des altitudes bien plus hautes qu’en France.
Comment se rendre au Pérou ? Où atterrir ? Quelles sont les formalités d’entrée sur le territoire ? Le décalage horaire ?
Sans surprise, c’est en avion qu’il faudra voyager si vous voulez rejoindre le Pérou depuis la France. Vous pouvez trouver des vols directs depuis Paris vers l’aéroport international de Lima, la capitale du pays, pour environ 12 heures de trajet et 700€ de billet aller-retour pour une personne. Pas besoin de demander un quelconque visa si vous restez moins de 90 jours sur le territoire péruvien. En revanche, certaines compagnies aériennes et même de plus en plus peuvent vous demander une preuve de sortie de territoire à leur montrer avant de monter dans l’avion pour rejoindre le Pérou. Ça n’a pas été notre cas, mais je sais que ça arrive 2 fois sur 3, mieux vaut donc être préparé à cette éventualité ! Si vous ne connaissez pas votre date de retour, il existe des sites ou acheter des « faux billets d’avion » comme preuve de sortie qui feront l’affaire, ou alors vous pouvez prendre un ticket de bus du Pérou à la Bolivie. Rien de très compliqué. Aussi, n’oubliez pas de faire une demande ESTA si jamais votre avion à une correspondance aux États-Unis, sans quoi vous serez coincé à l’aéroport.
En ce qui concerne le décalage horaire, il y a 7 heures de moins qu’en France au Pérou, et même parfois 8 heures avec le changement d’heure. Le jetlag peut être un peu violent, mais on s’y fait très vite finalement !
Quand aller au Pérou ?
Il y a globalement deux grandes « périodes » à distinguer en Amérique du Sud, et dont fait parti le Pérou : l’hiver sec et froid, et l’été chaud et pluvieux car c’est la saison des pluies. L’hiver est la meilleure période pour partir au Pérou et se situe entre fin avril et fin octobre, l’inverse de la France et l’Europe de manière générale. Mais qui dit hiver dit froid, prévoyez des affaires chaudes en conséquence et les shorts seulement pour l’Amazonie ou la dune de Huacachina !
Combien de temps prévoir au Pérou ?
Tout dépend de ce que vous avez envie de faire ! Mais le pays est si vaste que vous pourriez y rester de longues semaines avant de vous ennuyer. Pour bien vous imprégner du pays et voir autre chose que Cusco et le Machu Picchu, je vous conseille de rester au moins 3 semaines sur place.
Quelle est la monnaie utilisée au Pérou ? La langue parlée ?
Au Pérou, la monnaie utilisée est le sol péruvien (PEN), 1€ = 4 sol en 2025. Le pouvoir d’achat est beaucoup plus intéressant ici qu’en France, vous pouvez manger de très bons plats pour seulement 5€, ou boire des jus de fruits pressés dans les marchés pour moins de 3€ ! En revanche, je vous conseille toujours d’avoir du cash sur vous car hormis les beaux hôtels, restaurants ou magasins, personne n’aura de TPE. Ici, la plupart des choses se paient en espèces. Pour retirer de l’argent et payer sans frais à l’étranger, je suis partie avec la carte gratuite Revolut que je vous recommande ! Avec cette carte, il n’y a que les 7,99€ à payer pour recevoir la carte physique à domicile, et après vous pouvez vous en servir à vie ! Aussi, chose intéressante à savoir, Uber est présent dans beaucoup de villes au Pérou, notamment Lima, Cusco.. Les prix sont très très attractifs, et même pas besoin de négocier la course !
Dans les pays d’Amérique du Sud et notamment au Pérou, la langue nationale est l’espagnol. Et n’imaginez pas, comme je l’ai fait, que les péruviens aient des bases en anglais. Personne ne parle anglais, et si vous osez leur demander, ils se mettent à rire ! Il faudra uniquement séjourner dans des beaux hôtels pour espérer ce service « de luxe ».
Quelle assurance voyage choisir ? Comment avoir internet à l’étranger ?
Avoir une assurance en voyage est primordiale. Que ce soit pour l’assurance dans les transports, les objets de valeur, les accidents, les bagages, la santé, le retard, les rapatriements, intoxication alimentaire.. Il faut être assuré. Les frais médicaux à l’étranger peuvent s’élever à des centaines voir des dizaines de milliers d’euros, un voyage peut vite basculer du rêve en cauchemar, et j’ai plusieurs témoignages de proches assurés ou non qui peuvent en témoigner. Je vous conseille l’assurance voyage Heymondo pour cela, c’est celle que j’ai prit pour mon voyage en Amérique du Sud pendant 5 mois. L’avantage est qu’elle fait partie des moins chères, et comprend une assistance 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 avec une couverture incluse pour les activités et sports outdoor ! D’ailleurs en passant via ce lien, vous bénéficierez de -5% supplémentaires, il n’y a pas de petites économies !
Et si vous voulez acheter une carte sim pour avoir internet illimités lors de votre séjour en Norvège, je vous conseille de la prendre sur Holafly ! Leur connexion passent de partout, c’est déjà sur ce site que j’avais pris ma carte sim pour l’Égypte et j’ai capté jusqu’auu coeur du désert blanc ! Donc j’en ai reprise une avec mon propre code promo : LEADORABLEE qui vous offre -5% sur toutes leurs eSim !
JOUR 1 – Cusco, acclimatation à l’altitude
Après notre trek de 8 jours autour de la cordillère glaciaire de Huayhuash, retour à Lima où l’on passe une nuit dans le quartier de Miraflores, à l’hôtel Arawi Miraflores Express. Si vous voulez découvrir la capitale péruvienne pendant quelques jours ou que vous devez y passer une nuit, c’est vraiment le quartier où il faut aller en tant que touriste. Lima possède un taux de criminalité, vols, et kidnapping assez élevé. D’ailleurs je vous parlais d’Uber juste au dessus pour vos trajets, mais je ne vous conseille pas de l’utiliser pour le trajet aéroport – hôtel à Lima. La plupart des véhicules Uber ne peuvent pas entrer dans l’enceinte de l’aéroport et c’est ici, aux abords de l’aéroport que se passent la plupart des problèmes (vols, violences etc). Je vous conseille plutôt de contacter Pablo (+51923 656 960), qui a été adorable avec nous. On a trouvé son contact en amont sur la page facebook « Les français au Pérou », que je vous conseille rejoindre aussi. Vous trouverez plein de tips, contacts, adresses et recommandations pour votre voyage au Pérou. Vous pouvez le contacter en amont sur WhatsApp les yeux fermés, il viendra vous chercher à l’intérieur de la gare avec une belle affiche. Il ne parle qu’espagnol et sa voiture est toute petite, mais il est adorable. Il habite à l’autre bout de la ville donc le tarif sera un peu plus élevé que les Uber, mais 100% safe.
Notre avion Lima – Cusco arrive à 7h30 du matin, ce qui nous laisse une journée entière pour découvrir et profiter de la ville, mais aussi s’acclimater. Car Cusco est à 3400 mètres ! Et même si nos corps sont normalement déjà acclimatés à l’altitude après notre séjour à Huaraz, on préfère faire une journée tranquille. On prend un Uber jusqu’à notre auberge Enede Hostel, situé à moins de 10 minutes à pieds du centre ville. Comme on est parties pour plusieurs mois en voyage, le budget est un peu serré et cette auberge nous permettait d’avoir une chambre pour deux avec salle de bain commune pour moins de 12€ la nuit, petit-déjeuner inclus. Si vous avez un budget plus gros pour les logements et que vous recherchez plutôt du confort pour votre voyage, les plus beaux hôtels de la ville sont : le Sky Dome Peru, le Mariott Et Convento Cusco, ou le Palacio del Inca. Celui que j’aurais vraiment aimé faire est Mountain View Expérience, je vous laisse découvrir par vous-même pourquoi ! On part ensuite arpenter la ville, ses ruelles, ses points de vue, ses marchés, ses magasins toute la journée, et voilà les adresses et choses à faire que je vous conseille si vous passer par Cusco (qui d’après moi est un incontournable) pendant votre voyage au Pérou :
– À voir : se promener dans le quartier de San Blas, aller voir la célèbre pierre aux 12 angles, monter voir le coucher de soleil à la statue du Christ, acheter des souvenirs au marché de San Pedro, descendre la ruelle fleurie de 7 Borreguitos
– Brunch/boulangeries : Florencia y Fortunata, Café Panam, Organika Bakery & Coffee, Qura, Aumita Café
– Restaurants : Green Point, la Bo’M, il Olivo Trattoria
JOUR 2 – Randonnée aux 7 lacs
Après une première journée assez calme mais bien remplit à Cusco, on recommence les randos ! On a vu la veille qu’un couple proposait 4 places sur le groupe « Les français au Pérou » pour les accompagner faire la randonnée des 7 lacs et partager les frais de taxi/guide. On a été 2 couples à répondre, et on a tous rendez-vous à 5 heures ce matin sur la place des Armes. Le trajet dure plus de 2 heures, et on en profite pour faire tous connaissance et prendre nos premières feuilles de coca que le guide/chauffeur nous propose. C’est le moyen le plus efficace et naturel d’aider le corps à s’acclimater à l’altitude et de réduire ses effets sur le corps. J’en parle plus en détails dans mon article sur la cordillère de Huayhuash si ça vous intéresse. Une fois arrivés à destination, le sentier n’a rien de très compliqué. On suit le guide/chauffeur qui marche doucement en nous expliquant quelques trucs en espagnol (heureusement qu’un sur les 6 parlait un peu espagnol d’ailleurs), et on atteint déjà le premier lac en moins de temps que ce que je pensais ! À partir de là les lacs et gouilles d’eau s’enchaînent, tous bien différents les uns des autres, avec comme toile de fond des sommets enneigés. On prend le temps de pique-niquer face au dernier, au soleil, avant de repartir en direction de la voiture en faisant une boucle. J’ai trouvé ça étonnant de croiser si peu de monde sur place, on était presque seuls ! Une fois de retour à la voiture, quasiment tout le monde s’endort sur son siège. On met plus de temps au retour qu’à l’aller car en fin de journée et surtout le week-end, il y a des bouchons pour rentrer dans Cusco.
Difficulté : hormis le fait que ce soit une randonnée en altitude (entre 4000 et 5000 mètres), la randonnée n’a rien de très compliqué. Comptez environ 12 kilomètres et 350D+ pour réaliser la boucle et voir les 7 lacs.
Prix : le prix négocié par le couple qui proposait des places était de 510 sol (environ 130€) pour 6 personnes, soit 85 sol (22€ par personne). Le contact qu’ils ont trouvé sur le groupe « Les français au Pérou » s’appelle Gonzalo. Il est très recommandé sur ce groupe et, victime de son succès, fait désormais travailler avec lui sa famille et ses cousins pour conduire les touristes sur les différents spots autour de Cusco. Tout s’est très bien passé avec notre guide, je n’ai rien à redire, mais sa petite « habitude » est d’être contacté, puis de trouver une excuse par message pour envoyer quelqu’un à sa place de son entourage car il est déjà prit sur une autre sortie avec d’autres clients est à connaître. On peut dire qu’il a monté sa petite entreprise de taxi/guide familiale ! Mais c’est quand même un contact que je vous recommande, ça s’est très bien passé à chaque fois pour nous bien qu’on ai toujours eu des personnes différentes. Vous pouvez lui écrire directement sur WhatsApp via ce numéro et en espagnol ; +51 915 128 604. Aussi, le pique-nique n’est pas compris dans le prix. Le guide vous préviendra, mais il faut que vous le prépariez de votre côté en amont ainsi que l’eau !
JOUR 3 – Palccoyo, la montagne aux 7 couleurs
Mon chéri et un copain à lui nous ont rejoint à Cusco pour partager 3 semaines de voyage avec nous, on a donc changé de logement et troqué notre chambre de deux lits avec salle de bain commune au Enede Hostel pour un appartement pour 4 personnes un peu plus chaleureux et intimiste ; Runa Apartamentos. C’est un appartement situé sur les hauteurs de la ville que je vous recommande à 100% ! Vous serez à 20 minutes à pieds du centre ville, mais la cuisine est toute équipée, la douche bien chaude, la vue sublime et les lits confortables. Les propriétaires sont vraiment adorables et proposent même de laver vos affaires pour quelques sol. La nuit est autour de 30€, ce qui fait environ 8€ par personne si vous êtes 4. Le fait d’avoir une cuisine nous a aussi permis de faire des économies supplémentaires en évitant d’aller au restaurant, et en se faisant des bons smoothies avec les fruits frais achetés pour pas grand chose au marché en plein air, qui se situe à côté du marché de San Pedro.
Ayant eu une bonne expérience la veille avec Gonzalo (ou plutôt l’un de ses proches) on à décidé de lui écrire en direct pour savoir si il proposait des journées jusqu’à la montagne colorée de Palccoyo et de, à notre tour, mettre un message sur le groupe Facebook « Les français au Pérou » pour savoir si des personnes seraient intéressées par cette journée. 4 répondent à notre proposition en seulement quelques minutes ! Le départ est donc à la même horaire que la veille : 5 heures à la place des Armes. Et comme la veille ce n’est pas Gonzalo qui nous accompagne alors que c’est lui que l’on a contacté, mais un ami à lui. On a préféré aller découvrir la montagne de Palccoyo plutôt que celle de Vinincuca (la célèbre Rainbow Moutain du Pérou) pour éviter le monde et la queue. Et d’après les locaux avec qui on a échangé, eux aussi préfèrent 1000 fois Palcoyo qui est très ressemblante, mais quasiment sans touristes. À voir si c’est vrai ! En tout cas, les derniers kilomètres de route sont magnifiques. Les lumières sont folles et il y a des alpagas de partout ! Et effectivement, une fois au parking après plus de deux heures de route, on est que deux voitures sur place. Au départ, le sentier est large et monte à peine. On aperçoit dès le début une montagne colorée est effectivement, elle ressemble beaucoup à Vinicunca. On continue de monter un peu et on en trouve d’autres. Celle-là on peut même marcher dessus, c’est fou ! On grimpe tous jusqu’au sommet, entre d’immenses troglodytes qui trônent sur la montagne, et un panneau nous indique qu’on est presque à 5000 mètres ! C’est frustrant d’être si près de cette altitude sans la passée ! L’itinéraire permet de faire une boucle plutôt que de revenir sur ses pas, on peut observer d’autres points de vue sur les montagnes colorées ! Et on est toujours quaisment seuls sur place, il doit y avoir deux autres groupes seulement. Donc je vous le confirme, ça n’a rien à voir avec le sur-tourisme qu’il y a à Vinincuca ! La route du retour est aussi longue que le retour d’hier soir, avec les mêmes bouchons pour entrer à Cusco.
Difficulté : encore une fois, hormis l’altitude élevée (quasiment 5000 mètres), la randonnée est assez courte. Comptez environ 1h30 de marche tranquille pour faire le tour du site, avec à peine 150D+.
Prix : on a négocier avec Gonzalo une voiture pour 6 personnes à 420 sol (105€), ce qui revient à 70 sol par personne(18€), ticket de passage compris. Numéro de Gonzalo : +51 915 128 604.
JOUR 4 – Montagne colorée de Pallay Punchu
Jamais deux sans trois, on a encore contacté l’entreprise de Gonzalo pour repartir à l’aventure aujourd’hui ! Mais cette fois que nous 4, car le site que l’on veut voir se trouve loin de Cusco. Même très loin. Alors on se dit qu’on sera beaucoup plus confortable à 4 plutôt qu’à 6 pour une fois, tant pis pour les économies on se fait ce petit plaisir ! Et vous ne devinerez jamais qui vient nous récupérer devant notre appartement ce matin.. Gonzalo. Le vrai ! Il est arrivé un peu en retard mais il est bel et bien là en personne ! Et l’avantage contrairement à tous ses cousins et ses amis, c’est qu’il parle un peu anglais. Je me suis mise sur les deux sièges tout au fond de la voiture ce matin, et j’ai presque dormi tout le trajet de l’aller ! Je ne l’ai pas vu passer ! En même temps, on enchaîne les longues sorties à la journées et les courtes nuits depuis quelques jours, je sens que mon corps à besoin de repos et de plus d’heures de sommeil. Et ça m’arrange bien, car il y avait presque 4 heures de route pour rejoindre le site de Pallay Punchu, qu’on rejoint en milieu de matinée. C’est encore une autre montagne colorée, beaucoup plus raide que Palccoyo et Vinicuca. Mais ça change de tout ce qu’on voit sur les réseaux sociaux, je trouve le spot magnifique ! Et il y a encore moins de monde que la veille à Palccoyo. On prend le temps d’aller voir tous les points de vue, et plus on monte plus la vue sur le lac qui se cache derrière la montagne se dessine.
Gonzalo nous explique que c’est un endroit encore un peu « secret » des touristes, qui a été découvert récemment avec le réchauffement climatique. Car à l’origine, il y avait de la neige ici ! C’est exactement ce qu’il s’est passé pour la fameuse Rainbow Mountain (alias Vinicunca) en 2016. Car jusque là, la célèbre montagne était sous la neige toute l’année. Personne ne savait ce qu’il y avait dessous. Puis avec le réchauffement climatique, la neige s’est enlevé petit à petit, jusqu’à ce que la montagne laisse voir son sommet et ses couleurs. Puis la photo d’un premier touriste sur les réseaux à « enflammé la toile », et de plus en plus d’autres touristes sont venus voir cette beauté. Il nous explique aussi que les différentes couleurs des montagnes colorées sont dues aux minéraux présents dans le sol ; cuivre, oxyde, argile.. C’est vraiment très beau et impressionnant, mais la balade n’est pas très longue et on atteint le sommet assez rapidement pour y manger un bout en haut. Le retour à Cusco se fait comme à l’allé, je me mets au fond du taxi et je dors une grande partie des 4 heures du trajet.
Difficulté : facile, la randonnée n’est pas très longue jusqu’au sommet. Je dirais qu’il y a environ 250D+ et 5 kilomètres de marche. Certains passages glissent un peu donc avoir de bonnes chaussures (comme d’habitude finalement pour être en sécurité).
Prix : on a payé 450 sol (112€) pour cette journée à 4, soit 112 sol chacun (28€). Numéro de Gonzalo : +51 915 128 604.
JOUR 5 – Une journée d’excursion à la Vallée Sacrée
Ayant bien sympathisé avec Gonzalo hier, on lui a dit qu’on était partants pour repartir une dernière fois avec lui aujourd’hui. Il nous a assuré que ce serait lui qui viendrait nous récupérer, mais on a reçu des messages dans la nuit expliquant un accident et qu’il ne pourrait pas venir avec nous.. Étonnant ! C’est donc de nouveau l’un de ses amis qui nous récupère encore tôt ce matin pour partir découvrir la Vallée Sacrée, qui est l’un des incontournables à Cusco. On ne part qu’à 3 ce matin, car l’un des deux garçon est malade, peut-être à cause de l’altitude.. À priori, il devrait y avoir beaucoup moins de route que les autres jours, puisque les sites que l’on doit voir sont plus proches de Cusco. C’est la première fois que le chauffeur/guide ne nous accompagne pas sur les sites, mais se contente de nous poser et récupérer à un horaire donné. On enchaîne avec les Salines de Maras, Moray, Ollantaytambo et Pisac. On trouve quelques infos en lisant les panneaux et en cherchant sur internet car sans contexte, il n’y a rien de vraiment très intéressant à visiter ces spots je trouve. C’est dommage, car les 3 derniers jours le chauffeur venait avec nous sur les sites nous expliquer certaines choses pendant les randos. Chose que nous n’avions pas forcément besoin, contrairement à aujourd’hui. C’est pour ça que je vous conseille le contact de Gonzalo pour les sites comme la Rainbow Mountain, la randonnée de 7 lacs, Palccoyo Mountain, Pallay Punchu.. Mais pas forcément la Vallée Sacrée.
Prix : pour 4 personnes, on a négocié le taxi (car clairement ce jour là c’était un taxi) 200 sol (50€). Il faut rajouter le droit de passage pour accéder aux Salines de Maras sur le trajet : 20 sol par personne (5€).
JOUR 6 – Salkantay trail – jour 1
On laisse les garçons pour les prochains jours et on reste entre filles. Direction le Machu Picchu ! On trouve ça beaucoup plus méritant de rejoindre cette merveille du monde à pieds, via le Salkantay Trail plutôt que de prendre le train et le bus. On a longuement hésité à le faire en groupe ou en autonomie, et c’est finalement en autonomie qu’on part prendre un collectivo pour commencer notre périple. Mais en posant notre tout premier pied dans la rue, je me rends compte de notre première erreur. Nos sacs sont beaucoup trop lourds. C’est la première fois de ma vie que je porte un sac aussi lourd sur mes épaules, je pense sincèrement qu’il fait plus de 10-12 kilos. Et je vais devoir marcher 80 kilomètres et 3000D+ avec. J’ai déjà l’impression de m’enfoncer dans le sol à chaque pas en marchant dans les rues de Cusco. On ne sait pas vraiment à quoi s’attendre pour ce trek en semi-autonomie, on a donc prit notre sac de couchage, une deuxième paire de baskets, et de la nourriture et de l’eau pour les 4 prochains jours. Grosse erreur. Mais tout ça on va le réaliser un peu plus chaque jour du trek. On se rend au point « Bus (Collectivo) to Mollepata vers 11 heures, et on attend que le van se remplisse pour pouvoir partir (20 sol = 4€/personne). On fait connaissance avec un couple belge et Melvyn, un Suisse arrivé hier qui voyage seul. Le reste sont des locaux. Près de 3 heures plus tard, on arrive à Mollepata et on se sépare : le couple monte dans un taxi et Melvyn vient avec nous dans un autre (20 sol = 4€/personne). On arrive une heure plus tard juste avant le « village » de Soraypampa, il faut terminer le chemin à pieds. La saison des pluies à été particulièrement forte cette année, et beaucoup de terrains et routes ont glissés. Ici, impossible d’aller plus loin que ce virage en voiture, il faut continuer à pieds, sur un sentier étroit qui passe par dessus les éboulements. Et de nouveau ce gros sac sur le dos, je me demande comment je vais faire pour marcher avec pendant 4 jours..
Laguna Humantay
Il est déjà tard, le soleil se couche un peu plus chaque minute qui passe, donc on laisse nos sacs à l’auberge et on s’empresse tous les 3 de monter voir le lac glaciaire Humantay qui se trouve juste au dessus du village. La première montée est un peu raide mais il fait frais. Les seules personnes que l’on croise sont les dernières personnes qui redescendent du lac, ce qui fait qu’on est seuls à en profiter une fois en haut. Et waouh ! Il ne fait pas très beau, il n’y a plus trop de luminosité, mais le lac et le glacier qui le surplomb sont sublimes ! Pendant quelques secondes, on dirait presque que le temps s’est arrêté : le vent s’est calmé et le lac est complètement immobile. On aperçoit seulement des viscaches sauter de rocher en rocher autour de nous. C’est un mélange entre le lapin, l’écureuil, ma marmotte et le chinchilla. Puis on redescend pile avant que la nuit ne tombe complètement, pour passer notre première nuit sur le Salkantay Trail.
Camp du soir
On dort à Soraypampa Hostel, qui est l’hébergement le plus sollicité du village pour son rapport qualité/prix. On est arrivés tous les 3 sans réservation, et on a eu la chance d’avoir les 3 dernières places dans les dortoirs de disponibles (50 sol = 12€/personne petit-déjeuner compris). Il restait encore des cabanes pour 2, mais plus chères. Vous pouvez aussi dormir au Soraypampa Cabanas Andinas ou au Salkantay Starcamp qui est le plus cher, mais le plus beau. Avec tout ce qu’on a dans notre sac on a décliné la proposition de dîner contre quelques euros, on préfère s’alléger. Pas besoin non plus de sortir le sac de couchage ce soir, il y a au moins 8 couettes sur chaque lit qui tiennent bien chaud même à 4000 mètres (du moins au mois de mai). On s’endort donc avec comme toile de fond le fameux sommet du Salkantay (6271m), dont le trek porte le nom, éclairé par la lune qui a remplacé le soleil à la tombée de la nuit.

JOUR 7 – Salkantay trail – jour 2
Réveil à 5 heures ce matin, et j’ai beaucoup mieux dormi que ce que j’avais imaginé ! Personne n’a ronflé (malgré le fait qu’on était les deux seules filles du dortoir de 12 personnes) et j’ai même enlevé des couches pendant la nuit car j’avais trop chaud sous toutes ces couettes. Le Salkantay Hostel est complètement validé ! Après un rapide petit-dej et une boisson chaude, on s’empresse de charger notre sac sur le dos pour notre première vrai journée de marche. Au programme ; 20 kilomètres et 800D+, et tout ça avec un col à 4700 mètres d’altitude.. Et un énorme sac de 12 kilos sur le dos. On part avant les autres, on n’a pas de carte mais il n’y a qu’un seul chemin à suivre donc impossible de se tromper. On se fait déjà rattrapé au bout d’une trentaine de minutes, que ce soit par les groupes ou par les mules qui portent leurs affaires. C’est à ce moment là qu’on se rend compte du nombre de personnes qui sont sur le trek avec nous, et qui vont l’être tous les jours. Sauf qu’ils ne portent pas leur sac eux. Ce sont les mules. Donc petit à petit, la plupart nous dépasse. Melvyn aussi, parti après nous de l’auberge. Certains font même cette étape à cheval pour éviter les 800D+ jusqu’au col ! Je vois l’états des chevaux et des mules et clairement, j’ai mal au coeur. Les chevaux se font assaillir de coups de talons avec des personnes qui n’ont l’air de jamais être monté à cheval, et les mules se prennent des coups de bâtons et des cris pour les faire courir. Dans les deux cas les animaux souffrent, et je préfère avoir mon lourd sac sur le dos plutôt que de leur infliger ça. Ça n’a rien à voir avec les mules qui nous accompagnaient à HuayhuashHuayhuash. Les derniers mètres jusqu’au col me paraissent interminables, c’est dur, et ce sac me rajoute clairement de la difficulté. Mais bon sang, on y arrive ! Un peu déçues de ne pas voir le glacier du Salkantay qui nous surplomb à cause du brouillard qui nous entoure depuis ce matin, mais on continue.
Bizarrement, à partir de là, il n’y a plus grand monde sur le chemin. La plupart se sont arrêtés au col. La descente me donne un regain d’énergie inestimable. On avance tellement vite, qu’on double les quelques personnes sur notre chemin et on rattrape même Melvyn ! Doucement les paysages de haute-montagnes se transforment en jungle, et on enlève nos vestes et nos bonnets. La fin est un peu longue, on longe une rivière sans fin, sans apercevoir le moindre village. Pourtant, alors qu’on ne s’y attend pas, il est là, au détour d’un virage ; on est arrivés au village de Chaullay ! On n’a toujours pas de réservation pour ce soir donc on demande à plusieurs logements leurs disponibilités et leurs prix. On trouve notre bonheur à l’Hostel Samana Wasi Chaullay pour 60 sol (15€) par personne, dîner et petit-déj inclus. Et à ce prix là, même pas de dortoir ! On a une chambre rien que pour nous deux, Melvyn rien que pour lui, et douches et toilettes communs dans le jardin. Arrivées vers 14-15 heures, on profite de la fin d’après-midi pour se reposer. Au dîner, on fait connaissance avec un couple de français, Ben et Alice avec qui on accroche très vite, qui sont en voyage en Amérique du Sud depuis janvier. Ils nous donnent plein de conseils et nous proposent de dormir au même Lodge qu’eux demain soir. Il est hors budget à première vue, mais ils nous le vendent si bien qu’on craque et se donne rendez-vous là-bas tous les 5 demain soir.. Comme on est beaucoup descendu en altitude, pas besoin d’ouvrir le sac de couchage non plus. Il fait même plutôt bon, et frais comme il faut pour bien dormir.
Si vous préférez réserver vos hôtels/auberges en avance, voici les autres disponibles à Chaullay, qui est le deuxième village étape de Salkantay Trail ; Salkantay Hostel Chaullay, Cabanas Andinas et Camping Florentino. Un ou deux kilomètres plus loin mais toujours identifié dans la commune de Chaullay, il y a ; le Salkantay Lodge Collpapampa, et le Mountain Sky View.
JOUR 8 – Salkantay trail – jour 3
Réveil aussi tôt que la veille, ce qui fait qu’on rate le petit-déjeuner. Mais on préfère prendre de l’avance, avec les distances qui nous attendent aujourd’hui et nos sacs toujours aussi lourds. Il fait nuit, et on marche à la frontale les premières minutes sur la route en terre. Le chemin commence à plat, puis descend en épingle, et ici il est possible de troquer la grosse route en terre contre un plus petit sentier dans la jungle. On le prend, il est beaucoup plus authentique ! Il longe la rivière par la gauche, on traverse des ponts, voit des cascades.. C’est super joli ! On fini par retrouver la grosse route et la suivre. On passe devant certains hôtels de Lucmabamba que j’avais repéré en amont sur internet comme le salkantay Majestic Domes Eco Lodge qui m’avait fait de l’oeil. Mais on ne s’arrête pas ici, il nous reste encore un bon bout de chemin à parcourir pour aujourd’hui, on l’a choisi. On s’arrête quand même sur le bord de la route pour se faire des sandwiches avec ce qu’on avait dans notre sac, ça nous redonne des forces et ça fait vraiment du bien de s’arrêter pour poser nos sacs sur le sol. Ben, Alice et Melvyn ne nous ont pas encore rattrapé, mais ça ne saurait tarder avec le dénivelé qui nous attend. Il y a deux options pour la suite du chemin une fois que vous dépassez Lucmabamba ; certains font le grand tour de la montagne et vont jusqu’à Santa Teresa, et d’autres dont nous, « coupent » en passant par la montagne et la jungle en dormant au sommet, à Llactapata. Le sentier monte doucement dans la forêt, à allure et dénivelé régulier. Au début, c’est agréable. À la fin je n’en vois pas le bout et j’ai envie d’abandonner ce sac qu’on à trop chargé. Puis on arrive au sommet, et il faut commencer à redescendre sur l’autre versant pour trouver notre lodge pour la nuit. Les jambes sont fatiguées et lourdes, mais il faut continuer à être vigilante, le sentier est étroit entre les racines et remplit de boue ! L’état de nos chaussures est catastrophique, il aurait clairement fallut des bottes de pluie ! Puis entredeux arbres, sur la montagne d’en face, on aperçoit quelque chose qui nous met beaucoup de beaume au coeur : le Machu Picchu. Le vrai. Celui pour lequel on fait tout ce « pèlerinage ». Celui qui se mérite.
Lodge du soir
Après 30 kilomètres et 1200D+, le lodge est la deuxième plus belle chose que je vois de la journée je crois (après le Machu Pichhu). En plus on est accueillies avec un double arc-en-ciel énorme ! Le Llactapata Lodge est situé sur la colline juste en face du Machu Picchu, ce qui fait qu’on peut l’apercevoir depuis son lit, et c’est le seul hébergement qui propose ça. Ne nous attendez pas à le voir à 50 mètres, ce n’est pas le cas, mais personnellement ça m’a fait quelque chose d’être là et de pouvoir l’observer toute la fin d’après-midi.. Et dire qu’on sera là-bas d’ici quelques jours ! Le lodge, en plus de la vue incroyable, avait été recommandé par d’autres voyageurs à Ben et Alice pour sa nourriture. Et effectivement, on traités comme des rois ! C’est vraiment délicieux et on passe encore un très bon moment tous ensemble, tous les 5.
JOUR 9 – Salkantay trail – jour 4
On ne voit même pas le Machu Picchu en se levant ce matin. On est dans le brouillard et il pleut des cordes. On traîne un peu devant notre petit-déjeuner extraordinaire en espérant que ça se calme, mais on finit par enfiler nos capes de pluie et rejoindre le sentier. On part tous les 5 cette fois ! Et sous cette pluie, le sentier glisse autant qu’hier. Entre la boue, les pierres et les racines, c’est un exploit que personne ne finisse par terre.On finit par atteindre Hidroeléctrica en fin de matinée, et on en profite pour prendre un café tout en enlevant nos affaires mouillées en en s’étalant de la crème solaire. Le soleil est revenu ! Hidroeléctrica n’est pas du tout comme je l’avais imaginé. Ce n’est même pas une ville. C’est simplement le départ du train qui va jusqu’à Agua Calientes, la ville au pied du Machu Picchu. Il y a quelques stands de touristes et 2-3 cafés. Les touristes qui viennent jusqu’ici en van depuis Cusco prennent généralement le train pour terminer leur chemin. Nous, on compte bien marcher jusqu’au bout. Surtout que le train coûte apparemment une fortune pour à peine 30 minutes de trajet ! Donc une fois le café avalé (délicieux au passage), on reprend notre chemin et on commence à longer les 11 kilomètres de rails. Au début, on trouve ça joli. À la fin, on en a un peu marre. Mais on arrive au bout, ça y est !
Et la première chose qu’on fait en arrivant à Agua Calientes, c’est d’aller directement au Centre Cuturel du Machu Picchu. C’est ici que s’achètent les billets, si vous ne les avez pas réservé 3 mois à l’avance sur le site officiel. Il n’y a pas grand monde quand on arrive sur place vers midi, c’est très vite à notre tour. On passe tous un par un en tendant notre passeport, un numéro nous ai attitré pour revenir en fin de journée pour choisir le circuit qui nous intéresse en fonction des disponibilités restantes. On a peu d’espoir d’avoir le plus sollicité qui est le 2 (a ou b c’est exactement la même chose), sachant que près de 1000 personnes choisiront avant nous et que les quotas sont limités. En attendant notre rendez-vous de ce soir fixé à 18 heures, on part trouver un hôtel et manger un bout. On dort tous au Taywa Hôtel Agua Calientes, que je vous recommande pour son rapport qualité/prix. On se retrouve ensuite pour manger un bout en ville et découvrir Agua Calientes, qui est beaucoup plus sympa que ce que je pensais ! Le petit village est niché au coeur de hautes montagnes, et il y a plein de petits bars, cafés et restaurants ! La fin de journée arrive, nos numéros sont appelés au microphone, et on retourne faire la queue à l’intérieur du ministère cette fois-ci. Mais comme on l’avait imaginé, en passant presque dernier sur les 1000 tickets journaliers, il n’y a plus de places pour le circuit 2 qui est le plus complet pour les jolis points de vue sur le Machu Picchu ET le droit de s’aventurer dans les ruines.. On décide alors de ne pas prendre de ticket et retourner faire la queue demain aux aurores pour avoir de meilleurs numéros sur les 1000 distribués.

JOUR 10 – Agua Calientes
Le ministère de la culture ouvre ses portes à 6 heures pour distribuer ses 1000 tickets journaliers pour visiter le Machu Picchu le lendemain. Et d’après les informations qu’on a eu, il vaut mieux venir très en avance pour être certains d’avoir le circuit qu’on veut. On en a eu la preuve hier, être sur place à midi est trop tard. Du moins pour la période (mai). Réveil à 3h45, on croise d’autres personnes dans la rue qui vont dans la même direction que nous. Une fois sur place, on se retrouve déjà loin de l’entrée du Ministère de la Culture, puisqu’il y a une quarante ou cinquantaine de personnes devant nous. À première vue, les premiers sont des péruviens qui ont passé la nuit ici, dehors. On s’assoit sur les marches, plus que deux à trois heures à attendre ! Et chaque minute qui passe, on voit la queue se rallonger dans la rue. Vers 5h30, je me lève pour me dégourdir les jambes et décide de remonter la queue pour voir jusqu’où elle va. Elle est interminable ! J’ai l’impression qu’il y a même plus de 1000 personnes déjà sur place ce matin, contrairement à hier. On a bien fait de se lever tôt ! Parce que finalement, les personnes devant nous n’étaient « que » 50 à 4 heures du matin, ils gardaient en fait des places pour 2, 3, ou 4 proches. Donc une fois que le ministère ouvre ses portes, qu’on redonne nos passeports un par un à l’accueil, on se rend compte qu’on a des numéros dans les 200 !
On retourne ensuite à l’hôtel profiter du petit-déjeuner, reprendre une chambre pour la nuit, et se recoucher. On se retrouve tous à 15 heures cette fois-ci pour choisir notre circuit au ministère et récupérer nos billets. Comme la veille, on refait la queue à l’intérieur après avoir été appelé par nos numéro de passage et cette fois c’est la bonne : on a tous nos tickets pour demain matin à 6 heures ! On est trop contents ! On profite de notre dernière après-midi à Agua Calientes pour faire un tour au marché et se faire un dernier restaurant qui était très bon avec vue sur la rivière : Chullos Restaurant.
Prix : le billet pour le Machu Picchu, quelque soit le circuit choisi, coûte 150 sol par personne (37,50€). N’oubliez surtout pas votre passeport qui doit être scanné le matin et le soir, sans quoi le billet vous sera refusé. Aucune copie ne sera acceptée !

JOUR 11 – Machu Picchu
C’est le jour J ! Enfin ! Après un jour de pause, on remet nos lourds et gros sacs sur le dos ! On quitte notre hôtel vers 4:30, en direction du Machu Picchu. Il fait nuit noire, on a tous les 4 nos frontales sur le front. On arrive vers la grille du sentier juste avant son ouverture à 5 heures, ce qui nous laisse pile le temps de laisser nos sacs au bar juste à côté pour 5 sole (1,20€ chacun). Un garde vérifie nos billets, puis nous laisse passer sur le sentier qui monte jusqu’à cette merveille du monde à laquelle on pense depuis 5 jours. Après 45 minutes d’effort et près de 500D+, on est au sommet, devant l’entrée principale. On tombe nez à nez avec des bus remplis de touristes qui viennent depuis Agua Calientes, sans le moindre effort. Une guide nous approche en parlant français, et nous propose ses services. On se dit que c’est quand même bête d’être arrivé jusque là pour simplement « voir un gros cailloux » sans rien comprendre, donc on accepte. Elle a été réservé en amont par trois françaises qu’on a croisé quelques fois sur le Salkantay Trail, et partager ses services permet de partager la somme demandé.
Il est 6 heures, on montre nos tickets et on suit notre guide, Lisbeth, qui nous emmène tous suivre le circuit 2. Et puis, le voilà. Le fameux Machu Picchu. Il est immense, calme, et encore à l’ombre de tout rayon de soleil. C’est fou. Mais le plus magique vient au moment ou le soleil passe par dessus les montagnes et l’illumine. On dirait presque que le site reprend vie ! Lisbeth nous arrête à des endroits clés du site pour nous expliquer les traditions, à quoi servaient les différents bâtiments, les lieux de culte.. On passe près de deux heures à déambuler sur le site, c’est génial ! Et elle nous laisse à la fin du circuit 2 pour profiter encore si on veut de nos derniers instants avec le Machu Picchu. Cet endroit est aussi magique que je l’avais imaginé, et le fait de l’avoir rejoint à pieds, après plus de 80 kilomètres et 3000D+ rend ce moment encore plus mémorable et mérité. Je ne peux que vous conseiller de faire la même chose si vous aimez un minimum marcher. Par contre, la chose que je ne referais pas, c’est d’avoir un sac aussi chargé. On était novices et on a eu peur de manquer, mais pas besoin de sac de couchage. Dans aucun des logements. Aussi, pas besoin d’emporter de la nourriture pour 5 jours, les auberges sont prévues pour avoir le dîner, petit-déjeuner et même le pique-nique du lendemain compris dans leurs tarifs ou avec un petit supplément. Et dernière chose, la deuxième paire de chaussure n’était vraiment pas indispensable.
Après ce moment hors du temps, il est temps de rentrer à Cusco. On redescend du Machu Picchu, on récupère nos sacs au bar/restaurant, et c’est reparti pour longer les 11 kilomètres de rails jusqu’à Hidroeléctrica. Là-bas on négocie avec un van en direct pour rentrer, et c’est parti pour 6 heures de trajet !
Prix : on a payé 50 soles (12,50€ par personne) pour avoir Lisbeth comme guide pendant presque deux heures, et 60 soles (15€) pour le van Hidroeléctrica – Cusco.
JOUR 12 – Journée off, et transfert vers l’Amazonie
Revenus de ce long périple et après avoir retrouvé notre Runa Apartamentos à Cusco, on profite de se reposer et prévoir le planning des jours à venir. On a retrouvé les garçons, et ce soir direction l’Amazonie ! On a réservé sur internet 4 places dans un bus Civa, où les sièges peuvent se baisser à 180 degrés (comme un lit), ce qui annonce une plutôt bonne nuit de sommeil en perspective ! Lorsqu’on arrive à gare terrestre de Cusco, on se retrouve dans un vacarme sans nom. Il y a des dizaines de compagnies de bus différentes, et chacun cri dans la gare pour appâter les clients ! Heureusement qu’on a déjà prit nos tickets en amont, c’est bien le genre de choses qui nous fait fuir d’être autant racolé. Chose à savoir si vous allez prendre des bus en Amérique du Sud (Pérou, Bolivie..), il faut acheter les taxes de la gare avant de monter à bord du véhicule, le stand se trouve généralement au milieu de la gare. On monte ensuite rejoindre nos places à bord du bus qui est extrêmement confortable, et après avoir grignoté quelques trucs qu’on avait emporté on s’endort tous.. Mais je me réveille plusieurs fois à cause de ronflements, pensez à prendre des boules Quies si ça vous aide, personnellement j’ai du mal avec ça !
Prix : les sièges à 180 degrés pour 9 heures de trajet nocturnes étaient à 140 soles par personne (35€), et les taxes de gare terrestre de Cusco à 1,50 soles (0,35€). Il faut toujours que vous gardiez les affaires qui sont avec vous dans le bus proches de vous. Ne le mettez pas au dessus des sièges ni à vos pieds, il y a beaucoup de vols par les locaux dans ces situations. On a tous dormi avec notre sac contre nous et on n’a pas eu de problème en 3 mois de voyage.
JOUR 13 – Arrivé à Puerto Maldonado et observation des caïmans et capybaras
Comme prévu, on arrive entre 7 et 8 heures du matin à Puerto Maldonado, en Amazonie péruvienne. Notre hôte est venu nous récupérer, et on découvre notre petite cabane avec piscine installée sur son terrain, la Chomi House Tambopata. On s’est arrêtés faire quelques courses au passage, car le logement est loin du centre ville de Puerto Maldonado. Notre hôte nous montre toutes les activités qu’il propose, et on décide de faire la sortie pour voir des caimans et capybara ce soir. En attendant, on se repose au petit lodge. En milieu d’après-midi, on a la surprise d’avoir la visite de dizaines de petits singes autour de notre terrasse ! Ils sont si mignons ! Ils se déplacent en groupe et de branche en branche, je pourrais les regarder des heures. Puis à 16 heures, on part en direction de la rivière de Tambopata qui est à 2 minutes du logement. On remonte doucement le cours de la rivière, et on croise plusieurs capybaras et caïmans aux lumières du coucher de soleil. On dirait une carte postale ! Puis la nuit tombe, et les deux hommes trouvent ça intéressant d’attraper un petit caïman immobile dans les racines. Ils nous proposent de faire des photos avec, mais on lui répond que ça ne nous intéresse pas, qu’on préfère le regarder dans son habitat naturel et le déranger le moins possible. C’est peut-être une chose que les autres touristes demandent, mais s’il vous plaît, refuser ce genre de maltraitance banalisée juste pour une photo.
Prix : on a payé 170€ les 2 nuits pour 4 personnes à la Chomi House Tambopata, et 140 soles (35€) par personnes pour la sortie d’observation des caïmans et capybaras.
JOUR 14 – Journée au lac Sandoval
Ce matin, un bateau vient nous récupérer devant notre lodge, toujours sur la rivière de Tambopata, pour nous emmener découvrir la réserve et le lac de Sandoval. Notre hôte nous l’a très bien vendu, donc on a hâte de le découvrir. Il y a déjà une dizaine de personnes à bord, même des enfants. On vient à priori tous de logements différents, et le bateau permet de faire le taxi sur l’eau. On fait un dernier arrêt à Puerto Maldonado pour récupérer nos deux guides du jour, puis on rejoint la réserve en 30 minutes de navigation. Comme on est nombreux, on divise notre groupe en deux et chacun va avec un des deux guides. On commence par marcher dans la jungle pendant une trentaine de minutes, et on tombe sur un arbre gigantesque absolument magnifique qui trône au milieu de nul part, avant d’arriver au bout du ponton en bois, et c’est ici que la découverte du lac Sandoval commence. Chaque groupe monte dans une barque sans moteur, c’est parti pour la balade. Même pas le temps de sortir des mangroves qu’on tombe déjà sur un caïman caché dans les racines ! Puis juste à côté, il y a deux petites tortues. On sort de la mangrove pour arrive officiellement sur le lac et.. Wouah. C’est magnifique ! On longe la jungle lentement, au rythme de pagaie de notre guide qui nous explique plein de choses sur jungle et les animaux. Puis un groupe de Red Howler Monkey font leur apparition dans les arbres, ils sont si beaux ! On aperçoit même des bébés accrochés au cou de leurs mamans. On s’arrête déjeuner un peu plus loin, chacun se voit distribué une feuille de bananier contenant du riz et des légumes pour moi, et du poulet en plus pour les personnes non végétariennes. Sur le chemin retour, on croise de nouveaux des tortues, des caïmans, et encore des Red Howler Monkey ! Cette expédition nous aura prit la journée entière, c’est bien fatigués que l’on est déposés à notre logement. Une bonne nuit nous attend !
Prix : on a payé 180 soles par personne (45€) pour cette journée au lac de Sandoval, transfert et déjeuner compris.
JOUR 15 – Pêche aux piranhas et observation de caïmans
Déjà le dernier réveil en Amazonie ! Et ce matin on se lève avant le soleil pour découvrir une activité qui donnait beaucoup envie aux garçons : la pêche aux piranhas. Encore une fois, notre hôte nous a tout arrangé ! Et taxi vient nous récupérer, et nous dépose près d’un lac, où notre guide du jour nous attend. On marche dans le noir le plus total, et je dois avoué que la jungle n’a plus l’air si accueillante que les autres jours avec cette luminosité. Lorsqu’on arrive à un petit ponton, notre guide éclair l’eau avec son flash, et nous montre un serpent mortel niché dans le sable.. Ça commence fort ! Franchement, il faut un peu de courage pour arriver à monter dans cette barque en bois à ras de l’eau en pleine nuit sachant qu’on est entourés de caïmans, piranhas et serpents venimeux.
On avance doucement sur l’eau pendant que le soleil se lève petit à petit et que l’endroit devient de plus en plus chaleureux. Une fois que le jour est là, c’est un endroit sublime que l’on découvre. Et il n’y a pas que des animaux « féroces » qui nous entourent, il y a aussi une centaine de perroquets ! Il y en a de toutes les races et bon sang, qu’est-ce qu’ils font du bruit ! On s’arrête en plein milieu du lac et notre guide prépare des petits morceaux de poulets à accrocher au bout des cannes à pêche. Amoureuse des animaux ce n’est pas quelque chose que je veux essayer, mais j’écoute avec attention tout ce que nous raconte notre guide. Il est passionné ! Les piranhas attrapent le petit morceaux de poulet en à peine quelques secondes et la plupart du temps, c’est déjà trop tard lorsque les garçons tirent sur la canne à pêche. Mais ils finissent quand même par tous en attraper au moins un chacun, qu’ils relâchent dans l’eau par la suite. Le guide en garde un dans sa main un peu plus longtemps pour nous montrer ses dents et sa technique d’attaque. C’est des vraies machines à tuer ! Puis on croise plusieurs caimans, dont un énoooorme qui ne nous quitte pas du coin de l’oeil. Le guide fait un son avec sa gorge qui les attire, et un rapplique presque immédiatement vers nous, c’est complètement dingue ! On se croirait dans les dents de la mer version Amazonie en voyant ses deux yeux avancés et braqués sur nous ! Puis il s’est arrêté et il est resté là, à moins d’un mètre de nous. Immobile et sage comme une image !
On remercie mille fois ce guide passionné pour cette sortie très matinale mais enrichissante, et le taxi nous récupère pour nous déposer avec tous nos bagages dans le centre ville. En attendant notre nouveau bus Civa de ce soir pour le lac Titicaca, on déjeune et passe l’après-midi dans le centre. Je vous conseille les restaurants la Semilla, Wasai Lodge et Shaman’s bar.
Prix : pour cette activité pêche aux piranhas et observation de caïmans, on a payé 140 soles par personnes (35€).
JOUR 16 – Puno et lac Titicaca
Après une nouvelle nuit en bus, on est déposés à 5 heures du matin à la gare terrestre de Juliaca, à une heure de Puno. Le seul taxi présent à cette heure là sur place nous propose 100 soles (23€), et on accepte. Il nous dépose à 6 heures à Puno, devant l’appartement qu’on a réservé pour cette nuit, et la nuit prochaine. Un peu fatigués du trajet, on s’empresse d’aller dormir quelques heures de plus avant d’aller découvrir le lac Titicaca en fin de matinée. Je vous avoue qu’on n’a pas trop préparé cette partie du voyage, et qu’on se rend un peu aléatoirement sur le bord en espérant trouver un bateau ou une activité bien que la journée soit déjà entamée. Et bingo, un bateau de tourisme s’apprête à partir découvrir les îles Uros, car il est presque plein. La quasi totalité des passagers à bord sont des locaux qui vivent au Pérou et sont venus découvrir le lac navigable le plus haut du monde. On s’arrête sur l’île principale d’Uros où la famille de Marie-Sol, cheffe du village, nous accueille. Elle nous explique comment sont construits et entretenus les îles du lac Titicaca où vivent les locaux, pourquoi ils sont là, comment fonctionnent les villages etc.. On continue ensuite notre périple à bord d’un bateau traditionnel pour rejoindre une seconde île. Le deuxième arrêt n’a pour moi aucun interêt. L’île est sale, et on est bloqués dessus une heure pour ceux qui veulent manger, sans rien avoir à faire.. Le bateau initial revient enfin nous chercher pour nous ramener au port de Puno. On s’empresse directement d’aller à la gare terrestre prendre des billets de bus pour aller en Bolivie demain matin, puis on tombe sur une incroyable boulangerie pour acheter de quoi manger à bord du bus : Boulangerie Ricos-Pan.
Prix : on a payé environ 25€ pour 4 pour ces 3 heures sur le lac Titicaca. Mais si c’était à refaire, je pense que je ne referais pas pareil. Je prendrais plus de temps sur place, et je passerais au moins une nuit sur l’une des îles du lac Titicaca. Des familles proposent ça, pour faire découvrir leur quotidien et leurs activités de tous les jours. Vous pouvez trouver des contacts recommandés sur le groupe facebook « les français au Pérou ».
Clap de fin pour cet article détaillé sur mon voyage de 3 semaines au Pérou entre Machu Picchu, Amazonie et lac Titicaca ! Maintenant, direction la Bolivie ! Si vous voulez revoir ma petite escapade avec plus de photos et vidéos, ou suivre mes aventures en direct, rendez-vous sur Instagram ! Et si cet article vous a plu, vous adorerez lire les autres de ce voyage de plusieurs mois en Amérique du Sud :
– 8 jours de trek dans la Cordillère glaciaire de Huayhuash – Pérou







































No Comments