Découvrir le nord-ouest du Yucatan ; Campeche, Uxmal, Mérida, Izamal et le cenote Noh Mozon

juin 10, 2019

 

Nous voilà à la fin de notre 7ème journée de road-trip dans la péninsule du Yucatan, avec déjà près de 1000 kilomètres de parcourus. La plus grosse journée en terme de transport de notre voyage est derrière nous, puisqu’on vient de passer plus de 6 heures en voiture aujourd’hui.

 

Campeche

Même si on sort d’une journée très longue, on décide de ne passer qu’une seule nuit dans la ville de Campeche (à prononcer Campéché). C’est une ancienne ville coloniale, classée en 1999 au patrimoine mondial  par l’UNESCO. Certains recommandent d’y passer deux nuits, mais comme nous sommes plus axés nature que ville, ça me paraît suffisant d’y consacrer une fin d’après-midi et soirée. Avant de nous rendre dans le centre ville, on dépose toutes nos affaires à notre hôtel pour la nuit, qui est situé sur le chemin. Il s’agit de l’hôtel Villa Campeche, implanté sur le bord de la route. Pas très glamour, mais pour 28€ la nuit et quelques heures de sommeil, on ne va pas faire les difficiles. La chambre est grande, avec une salle de bain et deux grands lits. Je vous ai déjà dit que les hôtels mexicains étaient souvent disposés de cette façon ? Dans la plupart où l’on ai dormi, il y avait toujours deux lits doubles plutôt qu’un seul ou alors deux lits simples.. Assez surprenant, mais on s’y fait vite !

J’avais comme idée en venant ici, de découvrir le centre ville d’en haut, en utilisant les remparts de la ville historique pour se promener. Ils ont été construits autrefois pour se protéger des attaques de pirates, ce qui en fait une ville fortifiée. Pour ça, il faut se rendre à l’entrée située au bout de la rue numéro 57, et payer 20 pesos (1€) par personne. Le moment idéal pour s’y aventurer est pendant le coucher de soleil, toutes les façades de la villes prennent des teintes orangées. Mais ce jour là, un vent fort et glacial souffle, on préfère rester au cœur du centre ville pour être protégés et admirer l’architecture des ruelles perpendiculaires et colorées. On se croirait à la Havanne à Cuba ! Dit-elle alors qu’elle n’y a jamais mis les pieds.. Bien qu’elles soient toutes belles, la rue préférée des touristes reste la numéro 59, car elle est interdit aux voitures. Les bars et restaurants en profitent pour sortir leurs tables et faire leurs terrasses. Le petit « hic », c’est qu’ici, tout le monde essaie de vous accoster. Si vous passez devant 10 bars, vous serez accostés 10 fois. C’est la première fois que ça nous arrive pendant notre road-trip, et c’est vraiment très lourd. Même si ils sont tous très souriants et sympathiques, ils sont aussi très envahissants et certains marchent même à vos côtés quelques mètres, jusqu’à ce que ce soit au tour du suivant d’essayer de vous convaincre par tous les moyens de vous asseoir à l’une de ses tables. Un peu plus loin, on tombe sur la jolie place de l’indépendance (plaza de la independencia en espagnol), où trône une sublime cathédrale. Cette place a vraiment un charme particulier, avec les locaux qui se réunissent ici en famille pour profiter du parc juste en face.

Je n’ai pas vraiment de bonnes adresses à vous conseiller dans la ville, car une soirée ici c’est court, et nous n’avons pas du tout aimé le restaurant qu’on a testé.. Peut être que le racolage y est pour un peu aussi, je ne sais pas.. On ne peut pas être satisfaits à tous les coups !

 

 

Le lendemain matin, après une bonne nuit de repos, on reprend la route pour Uxmal. Mais avant de quitter définitivement Campeche, on décide de faire à nouveau un petit détour par le centre ville, pour profiter de la rue numéro 59 sans les innombrables terrasses des bars et restaurants. Il n’est pas encore 8 heures, et les employés sont déjà sur place en train d’installer les tables et les chaises pour la journée. Dommage pour nous qui voulions faire quelques photos sans mobilier.. On essaie de chercher les bons angles avec l’appareil photo, car la rue reste sublime malgré tout.

 

 

 

Uxmal

C’est donc après deux bonnes heures de route que l’on gare notre voiture sur le parking payant du site de Uxmal. Il est à peine 10 heures, et il y a très peu de personnes sur place, comme on l’avait prévu. C’est l’un des anciens sites mayas les plus connus du pays, et pourtant il fait parti des moins visités. Sûrement dû à sa situation géographique éloignée de la côte et de la mer des Caraïbes. Les américains restent à Tulum et préfèrent s’entasser sur la pyramide de Nohoch Mul plutôt qu’explorer réellement le pays. C’est notre troisième site maya visité au Mexique, et aussi le plus cher avec une entrée à 413 pesos par personne (20€). Mais je ne regrette pas d’avoir payé ce prix là pour profiter en petit comité des ruines et admirer la sublime pyramide principale. Même si j’ai beaucoup aimé découvrir celui de Calakmul pour son ambiance au milieu de la jungle, Uxmal est bien plus beau. Le site est très bien entretenu, et beaucoup de structures sont encore intactes. On peut y admirer des détails, des fresques, des mosaïques.. Tout a été minutieusement pensé par les mayas. Comme sur toutes les structures en pierres de la région, on distingue de nombreux iguanes. On commencerait presque à s’habituer à ces petites bêtes ! Enfin, jusqu’à ce que vous passiez trop près de l’un des deux sans le remarquer, et qu’il bouge à vous en faire sursauter. Si vous êtes un passionné d’histoire, je vous recommande de négocier une visite avec un guide à l’entrée, certains parlent même très bien le français !

Prix du parking : 80 pesos par véhicule (4€)

Prix de l’entrée : 413 pesos par personne (20€)

 

-4980191415458822679_img_7248

 

 

Mérida

C’est seulement en début d’après-midi qu’on arrive à Mérida, la capitale de la péninsule du Yucatan. Le centre ville est très joli, et certaines rues aux maisons colorées me rappellent (déjà) Campeche. Comme notre chambre n’est pas encore tout à fait prête, on gare notre voiture dans un des petits parkings du centre ville, pour environ 20 pesos de l’heure (1€). Un restaurant se disant « gastronomique » nous fait de l’œil, situé au bout de la Calle 62, non loin de notre hôtel pour la nuit. Une fois encore, on a du mal à être conquis par la nourriture mexicaine.. Mais j’ai trouvé les tacos meilleurs que ceux des derniers jours !

 

 

Pour la première fois depuis le début de notre road-trip, c’est une après-midi détente qui nous attend. Pas de visite ou d’excursion de prévue, seulement du repos ! Et l’hôtel Hacienda VIP est parfait pour ça (à ne pas confondre avec l’hôtel Hacienda comme on a pu le faire). Le personnel nous apprend que l’établissement est tenu par des français venus de Lyon, qui ont restaurés les bâtisses il y a quelques années. Même si l’hôtel est situé en plein centre ville, on a l’impression d’être à la campagne une fois la porte d’entrée passée. Tout est calme, il n’y a pas un bruit ! Quelques transats et fauteuils sont posés autour de la piscine, et seulement nous deux pour en profiter !

 

 

La chambre qui  nous a été attribuée est la moins chère, mais pas la moins belle. Le lit est géant, et la salle de bain encore plus ! Il y a même un fer à repasser pour remettre un peu en état nos affaires froissées dans nos bagages depuis une semaine. Une nuit dans cet hôtel vaut environ 100€, pour des services haut de gamme.

 

 

Après nos nombreux échecs face à la nourriture mexicaine depuis le début du séjour, on préfère tester un restaurant italien très bien noté sur Tripadvisor. Et ça tombe bien, il n’est situé qu’à une quinzaine de minutes à pieds de notre hôtel, pas besoin de prendre la voiture qui restera garée dans le parking gratuit de l’hôtel. De l’extérieur, le restaurant à l’air fermé. Mais un serveur nous ouvre la porte avant qu’on ait touché la poignée et nous invite à entrer. La salle est sublime, décorée au gout du jour, et éclairée de lumières tamisées. Les serveurs sont aux petits soins pour nous, on se sent comme dans un restaurant gastronomique. Nos choix se portent sur une burrata et des gnocchis faits maison. Une T-U-E-R-I-E. Pour vous dire, j’ai classé cet établissement dans le top 5 des meilleurs restaurants de ma vie ! Donc si vous êtes de passage sur Mérida, je ne peux que vous conseiller ce restaurant appelé Oliva Enoteca. Bon, évidemment, avec des produits d’une aussi bonne qualité et cuisinés aussi bien, le prix est loin d’être « mexicain ». Comptez 50€ pour deux personnes, avec boissons, plat et dessert.

 

 

 

Cenote Noh Mozon

Le lendemain matin, on décide de prendre notre petit déjeuner à notre hôtel Hacienda VIP, en payant un supplément. Comme les lieux sont tenus par des français, on ne peut pas être déçus ! Et on n’a pas regretté, car il a fait parti de nos meilleurs petits-déjeuners du voyage. Granola, fruits frais, muffin, fromage blanc, pain et confiture, jus d’orange pressé.. De quoi bien nous mettre en forme pour la journée !

La journée d’exploration débute avec une des choses que j’aime le plus admirer au Mexique : une cenote. D’après les quelques informations que j’ai réussit à recueillir, on ne devrait pas être nombreux sur place, car l’accès se mérite. Arrivés au petit village de Pixya, il faut continuer tout droit jusqu’à la grosse hacienda rouge, puis prendre à droite jusqu’au chemin de terre. Ici commence le vrai périple, puisqu’il va falloir rouler 4 kilomètres sur ce chemin de terre remplit de nids de poule et de barrières. Des enfants vont accourir vers vous à pieds ou à vélo en vous voyant débarquer, car ils veulent se faire un peu d’argent de poche. A vous de voir. Soit vous les autoriser à vous montrer le chemin en vous devançant et en ouvrant les portails pour vous, soit vous leur dite que vous n’avez pas besoin d’aide gentiment. Comme je le disais, vous allez tomber sur plusieurs portails, 4 au total. Ça ne veut pas dire que c’est interdit de passer, ils servent seulement à différencier les terrains des locaux, et il peut parfois y avoir des animaux dans les enclos. Il suffit simplement de les ouvrir, et de les refermer derrière soi. Un peu plus loin, un homme dans son hamac vous demandera quelques pesos par personne pour finir votre route et accéder au cenote Noh Mozon. Une autre preuve que le passage n’est pas interdit !

 

 

Après près de 30 minutes de route à croiser les doigts pour ne pas qu’un pneu éclate, on arrive enfin près du gouffre. Seuls. Je tombe immédiatement sous le charme des lieux. C’est le cenote le plus sauvage, et le plus beau qu’on ait fait depuis le début de notre voyage ! Enfin, si on ne compte pas le cenote Tak Be Ha près de Tulum, qui lui était un cenote couvert. Les rayons du soleil éclairent l’eau par un immense rond de lumière, qui a l’air de nous inviter à plonger.

On peut descendre à l’intérieur du cenote par un escalier en bois un peu bancal, qui se fond complètement dans le décor. Une structure aménagée vous permet de plonger à l’eau, et il  y a une petite échelle pour remonter. Se laisser flotter sur le dos comme une étoile de mer n’a jamais été aussi bon. Voir le sol et les racines d’arbres au dessus de soi rend la baignade magique. On a l’impression de se baigner dans les entrailles de la terre ! Il y a même des poissons chats pour vous accompagner, qui sont arrivés là je ne sais comment. Seulement trois français nous rejoindront un peu plus tard, ce sera les seuls touristes croisés ici de toute la matinée.

Mais comme toute bonne chose a une fin, il faut repartir. C’est avec la même précaution qu’à l’aller que nous ouvrons et refermons chaque portail et roulons sur le chemin de terre chaotique. Le peu de personnes qui accèdent à ce cenote viennent avec une voiture banale, pas de 4×4. Comme nous. Ce n’est donc pas quelque chose d’impossible, mais faites bien attention à rouler doucement pour ne pas crever l’un de vos pneus !

Prix : 50 pesos par personne (2,50€)

 

 

 

Izamal

Quelques kilomètres plus loin, nous voilà arrivés à Izamal. On sait tous qu’on peut voir la vie en rose, mais ici on la voit en jaune ! Absolument toutes les rues, tous les bâtiments sont peins en jaune. C’est assez originale comme perception. La plus belle bâtisse de la ville reste néanmoins le monastère. Vous ne pouvez pas le rater, vous aller le reconnaître immédiatement ! Il est immense, et trône au milieu du village, en face d’un petit parc qui sert parfois de marché. Vous pouvez visiter certaines parties de ce monastère gratuitement, sans limite de temps. Je vous conseille de vous y arrêter si vous passer par là ou les alentours. Mais si Izamal n’est pas sur votre route, pas la peine de faire un détour. On en fait très vite le tour, et 30 minutes sur place suffisent amplement d’après moi.

Prix : gratuit

 

-4650794918435757587_img_7341

 

 

Valladolid

En fin d’après-midi, c’est à Valladolid que nous nous arrêtons pour la nuit. Et c’est la première fois du voyage qu’on pose nos valises au même endroit pour deux jours. On va arrêter de courir partout et avoir un « pied à terre » comme ça. Le logement réservé le matin même en quelques secondes n’était pas vraiment celui auquel on s’attendait.. On s’attendait à être dans un hôtel, qui était en fait une auberge. Avec la fatigue et l’habitude, je n’ai pas bien regardé l’annonce sur booking.com. Mais aucune déception, l’immense villa possède un immense jardin avec piscine, hamacs, coin guitare, petit salon extérieur, et même un bassin où nage une tortue qui vient vous dire bonjour dès qu’elle vous voit approcher. Pour ce qui est des chambres, certaines sont indépendantes et avec salle de bain. Vous pouvez même demander à faire une machine, il y a tout ce qu’il faut. Le propriétaire vous fait sentir comme chez vous, car de toute façon il n’est quasiment jamais là ! Le seul petit point négatif, c’est que le logement n’est pas situé dans le centre ville.. Mais ça ne nous a pas gêné du tout !

La Casa de Los Pajaros est meilleure auberge de jeunesse que je n’ai jamais fait, et pour 35€ la nuit ça en valait vraiment la peine !

 

 

 

Pour la suite du voyage à Valladolid, ce sera dans le prochain article ! Au programme ; des cenotes et mon expérience à Chichen Itza ! En attendant on se retrouve comme d’habitude sur instagram 🙂

You Might Also Like

No Comments

Leave a Reply