Deux semaines en Bolivie – itinéraire et conseils

octobre 14, 2025

 

Après plus d’un mois à explorer le Pérou, ses hautes montagnes, ses lacs, le Machu Picchu, l’Amazonie, le lac Titicaca.. Il est temps de passer à la Bolivie ! C’est le deuxième pays sur notre liste pour ce voyage en backpack entre filles en Amérique du Sud. Et on a hâte de découvrir tout ce que le pays a à offrir ! Au programme : le célèbre et je pense incontournable Salar de Uyuni, et un sommet à 6000 mètres d’altitude ! Sans compter les nombreuses villes qui nous ont été recommandées par les rencontres qu’on a fait au Pérou.

 

Où se trouve la Bolivie ?

La Bolivie est en plein coeur de l’Amérique du Sud ! Elle se trouve entre le Pérou, le Brésil, le Paraguay, l’Argentine et le Chili. C’est quasiment un pays incontournable si vous faites un road-trip en Amérique du Sud !

 

Comment se rendre en Bolivie ? Où atterrir ? Quelles sont les formalités d’entrée sur le territoire ? Le décalage horaire ?

Sans surprise, c’est en avion qu’il faudra voyager si vous voulez rejoindre la Bolivie depuis la France. Vous pouvez trouver des vols directs depuis Paris vers l’aéroport international de la Paz, la capitale du pays, pour environ 12 heures de trajet et 700€ de billet aller-retour pour une personne. Pas besoin de demander un quelconque visa si vous restez moins de 90 jours sur le territoire péruvien. En revanche, certaines compagnies aériennes et même de plus en plus peuvent vous demander une preuve de sortie de territoire à leur montrer avant de monter dans l’avion pour rejoindre le Pérou. Ça n’a pas été notre cas, mais je sais que ça arrive 2 fois sur 3, mieux vaut donc être préparé à cette éventualité ! Si vous ne connaissez pas votre date de retour, il existe des sites ou acheter des « faux billets d’avion » comme preuve de sortie qui feront l’affaire, ou alors vous pouvez prendre un ticket de bus du Pérou à la Bolivie. Rien de très compliqué. Aussi, n’oubliez pas de faire une demande ESTA si jamais votre avion à une correspondance aux États-Unis, sans quoi vous serez coincé à l’aéroport. Si en revanche vous êtes en backpack en Amérique du Sud, le pays se trouve à la frontière de plein d’autres pays, donc assez facile de le rejoindre par voie terrestre.

En ce qui concerne le décalage horaire, il y a 6 heures de moins qu’en France en Bolivie, et même parfois 7 heures avec le changement d’heure. Le jetlag peut être un peu violent, mais on s’y fait très vite finalement !

 

Quand aller en Bolivie ?

Il y a deux grandes « périodes » à distinguer en Amérique du Sud globalement, et dont fait parti la Bolivie : l’hiver sec et froid, et l’été chaud et pluvieux car c’est la saison des pluies. L’hiver est la meilleure période pour partir au Pérou et se situe entre fin avril et fin octobre, l’inverse de la France et l’Europe de manière générale ! Mais qui dit hiver dit froid, prévoyez des affaires chaudes en conséquences et les shorts seulement pour l’Amazonie !

 

Combien de temps prévoir en Bolivie ?

Tout dépend de ce que vous avez envie de faire ! Mais le pays est grand, il y a plein de choses à faire et à voir ! Pour ma part, je vous recommande de passer au moins deux semaines sur place pour en profiter pleinement et voir des paysages différents. Comme pour le Pérou, il y a des hautes montagnes, l’Amazonie, de jolies villes, et surtout le plus grand désert de sel du monde..

 

Quelle est la monnaie utilisée en Bolivie ? La langue parlée ?

Dans les pays d’Amérique du Sud et notamment en Bolivie, la langue nationale est l’espagnol. Et n’imaginez pas, comme je l’ai fait, que les boliviens aient des bases en anglais. Personne ne parle anglais, et si vous osez leur demander, ils se mettent à rire ! Il faudra uniquement séjourner dans des beaux hôtels pour espérer ce service « de luxe ». Aussi, Uber est présent dans les grandes villes, ce qui est très pratique ! Pas besoin de négocier les prix des taxis (souvent plus chers d’ailleurs) en espagnol pour ceux qui ne parlent pas bien la langue.

La monnaie utilisée est le boliviano, 1€ = 8 boliviano en 2025. Le pouvoir d’achat est beaucoup plus intéressant ici qu’en France, vous pouvez manger de très bons plats pour seulement 5€, ou boire des jus de fruits pressés dans les marchés pour moins de 2€ ! En revanche, je vous conseille toujours d’avoir du cash sur vous car hormis les beaux hôtels, restaurants ou magasins, personne n’aura de TPE. Ici, la plupart des choses de paient en espèces. Pour retirer de l’argent et payer sans frais à l’étranger, je suis partie avec la carte gratuite Revolut que je vous recommande ! Il faut prendre cette carte, il n’y a que les 7,99€ à payer pour recevoir la carte physique à domicile, et après vous pouvez vous en servir à vie !

Aussi, chose intéressante à savoir, en Bolivie il y a deux taux pour l’argent (heureusement qu’on a rencontré Ben et Alice au Pérou qui nous ont parlé de cette astuce qui nous a permis de faire des économies supplémentaires non négligeables). Il y a le taux officiel et le taux officieux. Ils nous ont parlé d’une technique de backpackeurs pour doubler la valeur de l’euro, et avoir encore plus de pouvoir d’achat. Au lieu de pratiquer le taux officiel de 1€ pour 8 Bob, le taux officieux permet d’avoir 1€ pour au moins 12 Bob. Pour ça, il faut télécharger l’application Remitly qui est une plateforme de transfert d’argent. Pour créer votre compte, on va vous demander vos informations personnelles, et je crois une photo de votre passeport comme justificatif (il arrive que certains doivent aussi envoyer un justificatif de domicile d’après ce que j’ai entendu). Attention, il faut que vous mettiez votre nom complet sur l’application, comme il est écrit sur votre passeport, avec tous vos deuxièmes et troisièmes prénoms si vous en avez, sinon ça ne marchera pas. Ensuite, il faut faire un envoie d’argent en Bolivie, à vous-même (donc à votre nom), avec le nom et l’adresse de votre hôtel en Bolivie (vous verrez le taux de change actuel sur l’application, qui varie chaque minute de la journée.) Puis une fois que le transfert est validé, vous pouvez vous rendre dans une banque nationale du pays, et demander à retirer la somme que vous vous êtes envoyé sur Remitly. Ils commencent à avoir l’habitude, et on voyait très bien qu’on n’était pas les seuls à faire ça quand on allait retirer. Une fois à la banque, vous n’avez pas le droit au téléphone et vous devez « prouver » votre identité pour récupérer votre argent. Vous devrez marquer sur un morceau de papier à donner à votre interlocuteur ; votre nom, prénom, numéro de transfert Remitly, la somme du montant, votre numéro de téléphone, votre adresse mail, et l’adresse de votre hôtel en Bolivie. Il faut aussi toujours penser à amener une photocopie de votre passeport avec vous sinon ça ne marchera pas. Après ça, tout est bon ! Avec ce lien de parrainage, vous recevez 10€ si vous échanger plus de 100€ lors de votre premier transfert (mais c’est le minimum, comme on était 4 on a toujours retirer beaucoup plus être tranquilles quelques jours). Ça peut paraître compliqué mais on prend la main très vite ! Et ça fait faire de sacrées économies si vous venez en Bolivie ! (Une fois le taux est monté jusqu’à 17 BOB pour 1€, au lieu de 7 BOB !)

 

Quelle assurance voyage choisir ? Comment avoir internet à l’étranger ?

Avoir une assurance en voyage est primordiale. Que ce soit pour l’assurance dans les transports, les objets de valeur, les accidents, les bagages, la santé, le retard, les rapatriements, intoxication alimentaire.. Il faut être assuré. Les frais médicaux à l’étranger peuvent s’élever à des centaines voir des dizaines de milliers d’euros, un voyage peut vite basculer du rêve en cauchemar, et j’ai plusieurs témoignages de proches assurés ou non qui peuvent en témoigner. Je vous conseille l’assurance voyage Heymondo pour cela, c’est celle que j’ai prit pour mon voyage en Amérique du Sud pendant 5 mois. L’avantage est qu’elle fait partie des moins chères, et comprend une assistance 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 avec une couverture incluse pour les activités et sports outdoor ! D’ailleurs en passant via ce lien, vous bénéficierez de -5% supplémentaires, il n’y a pas de petites économies !

Et si vous voulez acheter une carte sim pour avoir internet illimités lors de votre séjour en Norvège, je vous conseille de la prendre sur Holafly ! Leur connexion passent de partout, c’est déjà sur ce site que j’avais pris ma carte sim pour l’Égypte et j’ai capté jusqu’auu coeur du désert blanc ! Donc j’en ai reprise une avec mon propre code promo : LEADORABLEE qui vous offre -5% sur toutes leurs eSim !

 

 

JOUR 1 – Arrivée en Bolivie ; la Paz

Pour passer du Pérou à la Bolivie, on a choisit de prendre le bus. C’est notre premier passage de frontière dans ce trip en Amérique du Sud ! On a simplement réservé un Bus de Puno à La Paz avec la compagnie Transzela. Un peu avant la frontière, une personne présente dans le bus vient demander à tous les passagers de remplir un questionnaire en ligne pour le passage de douane. Il y a besoin d’une connexion internet, donc veillez à un forfait local ou une esim active pour les passages de frontière ! Puis le bus nous débarque tous à la frontière, sacs en soute compris. On passe un à un avec les agents pour faire un premier tampon de sortie de territoire, et un autre d’entrée de territoire. Ensuite, on doit faire passer nos sacs dans une machine comme à l’aéroport. Puis en sortant de l’autre côté du bâtiment, on peut remettre notre sac en soute et remonter dans le bus ! Une fois tout le monde à bord, le trajet vers La Paz se poursuit aussi simplement que ça !

Le pouvoir d’achat est encore plus important qu’au Pérou, en Bolivie. Donc après avoir enchaîné les auberges, refuges et logements à petit budget on décide de se faire un peu plus plaisir dans ce pays. Du moins, de temps en temps ! Une fois arrivés à la gare terrestre, on commande un taxi sur Uber pour nous déposer dans notre hôtel pour les deux prochaines nuits : le Mitru Express hôtel. On est toujours 4, l’amie avec qui je fais ce voyage en Amérique du Sud, mon chéri et un copain qui sont venus nous rejoindre 3 semaines. Comme il n’est même pas encore 8 heures du matin, on demande si il est possible de prendre un petit-déjeuner avant de rejoindre nos chambre.  L’homme nous dit que oui et après avoir déposé nos sacs rapidement dans nos chambres on monte sur le rooftop. Et là.. Waouh. La pièce est entourée de baies vitrées, la vue sur La Paz est à couper le souffle ! Puis alors je ne vous parle pas du buffet du petit-déjeuner fait maison. Il est aussi incroyable que la vue sur la ville ! C’est clairement une adresse que je vous recommande si vous venez à La Paz et que vous avez un budget moyen. Il y a aussi l’Atix hôtel qui est très beau si vous avez les moyens !

 

 

JOUR 2 – La Paz

Après une bonne journée de repos hier, on est près à découvrir la plus haute capitale administrative du monde ce matin ! Car oui, La Paz se loge au coeur des montagnes boliviennes, et surtout à 3660 mètres d’altitude. On voit d’ailleurs les sommets à 6000 qui l’entourent depuis la ville ! Mais en plus de ça, La Paz est la ville des télécabines. C’est un vrai moyen de transport ici, comme le bus. Il y a la ligne rouge, la ligne, blanche, la ligne violette.. D’ailleurs je vous conseille d’aller voir les petits stands au départ du télécabine violet dans la ville, car ils proposent plein de choses très bonnes que j’ai racheté plusieurs fois (cookies, empanadas, chocolats, smoothies…). Et le quartier le plus « touristique » se trouve juste derrière, notamment la rue « Linares » qui est très colorée et décorée. Juste au dessus il y a aussi tous les magasins qui vendent les dupes de Patagonia aka la veste de backpacker par excellence en Amérique du Sud et surtout l’un des meilleurs restaurants de la ville ; Bolivian Popular Food. Il ne prend pas de réservation, il faut donc arriver tôt sur place pour avoir une place à l’un des deux services du midi (il est fermé le soir). On préfère arriver 30 minutes avant devant pour être sûrs d’avoir une place. Le restaurant se trouve à l’intérieur d’une coure, au sommet de l’escalier. On a de la chance, le monde se met à arriver pile après nous ! Ce qui fait qu’on entre pour le premier service. On découvre une salle lumineuse avec les cuisines ouvertes, c’est très joli ! Un serveur vient prendre notre commande, on a globalement le choix entre deux menus je choisis le végétarien. Puis les plats et les boissons défilent assez rapidement, ce qui fait qu’on est déjà ressorti moins d’une heure plus tard ! Mais c’était très très bon et surtout pas cher pour la qualité des produits et des assiettes. Ça nous ai revenu à environ 10-12€ chacun avec le taux officieux (dont je vous parlais au début de l’article) ! C’est de la folie !

On continue de flâner dans la ville l’après-midi, je trouve qu’il y fait plutôt bon vivre ! On part aussi s’inscrire à l’agence Jiwaki, mon amie et moi, pour faire l’ascension du Huayna Potossi dès demain. On arrête de réfléchir et on se lance ! Les garçons vont rester ici et faire la Route de la Mort à vélo. Chacun ses hobbys ! On vient du Pérou où on a fait plusieurs treks et où surtout on s’est acclimatés depuis un mois à l’altitude, mais veillez à l’être aussi pour maximiser vos chances d’arriver au sommet. Puis on termine la journée sur les hauteurs de la ville, à regarder un spectacle de Choholitas. C’est un incontournable si vous venez à La Paz ! C’est un spectacle de mises en scène sur un ring de boxe par des femmes boliviennes en robe. C’est sur-fait, c’est beauf, mais c’est à voir !

 

 

 

JOUR 3 – Huayna Potossi

C’est parti ! On a rendez-vous à 8 heures devant l’agence Jiwaki pour essayer nos équipements avant le transfert vers le Huyana Potossi. On rencontre les 5 autres garçons qui vont partager cette aventure avec nous, et l’un des guides qui sera présent aussi. Puis on monte tous dans le van et hormis un arrêt sur la route pour trouver les bonnes chaussures et crampons qui conviendront à chacun, on ne s’arrête pas jusqu’à notre premier refuge. On arrive vers midi, on installe notre équipement dans le dortoir et on mange un morceau dans la salle à manger avant de repartir. On enfile notre combinaison, notre harnais, nos chaussures et on met nos crampons et notre piolet dans le sac. On part s’entraîner sur une cascade de glace et un glacier avant l’ascension du dernier jour. Il faut qu’on soit à l’aise avec le matériel et avec les techniques de marche ! On rejoint le glacier après 45 minutes de marche et on accroche nos crampons à nos boots. On commence par apprendre plusieurs techniques de marche sur le glacier en fonction du degré de pente, ensuite on répète l’opération en s’encordant avec un guide pour deux et on termine l’après-midi en tenter d’escalader une cascade de glace avec les piolets ! Et tout ça, sous la pluie ! Normalement on devrait voir le sommet du Huayna Potossi d’ici mais la météo est très mauvaise depuis qu’on est arrivés..

Quand on rentre au camp, le mot d’ordre est : le repos. On mange un bout tous ensemble rapidement, puis on va se mettre au lit assez tôt. Puis il faut qu’on s’acclimate à l’altitude aussi, on dort à 4700 mètres.. C’est le plus haut dodo que j’ai jamais fait actuellement, c’est même plus hauts que ceux qu’on a fait pendant notre trek dans la cordillère de Huayhuash il y a 3 semaines !

 

 

 

JOUR 4 – Huayna Potosi

On se réveil tous vers 8 heures naturellement ce matin. Il n’y a pas trop eu de ronflements, j’ai réussit à dormir un peu. On petit-déjeune, puis on s’attaque à nos sacs. Il y a une tonne de choses qui doit rentrer dedans, c’est tout une organisation ! Et le plus souvent, c’est José qui vient nous aider à les fermer. Entre les combinaisons, les baudriers, les mousquetons, les casques, les cordes, les moufles, les sous-couches, le sac de couchage.. En le mettant sur le dos je me rends compte qu’il est vraiment très lourd. Peut-être même encore plus que celui que je portais sur le Salkantay Trail ! Mais pas le choix. En plus on est les deux seules filles du groupe, il va falloir serrer les dents ! On part après le déjeuner pour le camp d’altitude, 500D+. Ça ne paraît pas grand chose comme étape, mais avec ce poids sur le dos, l’effet de l’altitude et la météo toujours pluvieuse et dans le brouillard, on n’en voit pas le bout ! La fin est un peu escarpée, il faut bien se tenir aux cordes et ça grimpe ! Un des garçons du groupe est malade depuis ce matin à cause de l’altitude. Il a mal à la tête et mal au ventre. Chaque minute qui passe son état se détériore un peu plus.

Une fois au camp d’altitude à 5200 mètres, vers 15 heures, on fait la rencontre avec les autres guides présents sur place, qui vont nous encadrer pour l’ascension de demain. La plupart des garçons vont dormir pour se reposer, les guides aussi, car d’après ce que j’ai compris le départ pour l’ascension final se fait au milieu de la nuit. On reste jouer aux cartes entre filles et boire du maté de coca pour mettre toutes les choses de notre côté pour cette ascension. On a la drôle de sensation d’avoir la tête qui tourne, de planer. Je ne sais pas si c’est la coca ou l’altitude, mais clairement notre cerveau n’est pas comme d’habitude. Un couple arrive au camp d’altitude juste avant le dîner, et les guides nous expliquent le déroulement des prochaines heures. On sera toutes les deux sur la cordée de José ! Réveil à minuit et demi pour partir à une heure et demi en direction du sommet. Il faut se reposer avant le départ, tout le monde est au lit à 19 heures !

 

 

 

JOUR 5 – Huayna Potossi

Je passe une nuit blanche complète. Si on peut appeler ça une nuit. Absolument tout le dortoir à ronflé, et moi je n’ai pas fermé l’oeil. Au petit-déjeuner, José vient nous voir et nous conseille de ne pas beaucoup manger. Puis on est les premières prêtes, les premières à partir du camp. Le garçon qui se sentait mal abandonne et nous attendra ici, et les 3 autres duos sous suivent. On voit déjà beaucoup de frontales avancer sur le glacier. On est loin d’être seuls. Mais au moins, le ciel s’est enfin dégagé. On est sous des milliers d’étoiles ! C’est parti. Normalement on devrait être au sommet dans 4 heures si tout va bien. On marche doucement, José à insisté sur le fait qu’il fallait garder son énergie. Alors on commence en se faisant doubler par des groupes des autres agences. Puis quand il font une pause un peu plus haut, on leur repasse devant car nous on n’en ressent pas le besoin. On devine des crevasses que l’on contourne, mais globalement tout va bien. On a notre rythme de croisière. Il fait froid mais avec l’effort c’est agréable. Puis le premier grand mur, celui où il faut s’aider de son piolet est devant nous. Il y a la queue. Certains n’y arrivent pas bien ou ont le vertige. Alors je demande à José de faire une pause pour boire un coup. Pendant ce temps là on laisse presque tous les groupes nous passer devant. Puis on en voit d’autres qui redescendent déjà, qui n’arrivent pas à aller plus loin..

Les choses se compliquent un peu pour moi au sommet de se mur. On est montés un peu vite, et mon coeur n’arrive pas à redescendre. Je ressens vraiment l’altitude à ce moment là. Puis la nuit blanche que je viens de faire ne doit pas aider. Chaque pas est un peu plus lourd que celui d’avant. Je serre un peu les dents en silence. J’ai l’impression que j’ai de moins en moins de souffle. On fait une nouvelle pause un peu à l’abris du vent, à côté d’une congère. Les 3 autres duos sont là aussi. Puis il faut y retourner. On fait une dernière pause en bas du dernier mur. Voir l’arrivée me remotive. C’est moins loin que ce que je pensais finalement ! Mais c’est mon amie qui va moins bien. Elle est fatiguée aussi et ne se sent pas bien. Elle me dit qu’elle n’est pas sûre d’y arriver. Si l’un des deux abandonnent sur une cordée, l’autre est obligé de suivre. Donc je la remotive ! On y est presque, il faut tenir ! Mais si vraiment elle se sent mal, je n’aurais aucun problème à faire demi-tour. De nouvelles personnes abandonnent à ce stade, mais pas nous. C’est parti ! C’est la dernière ligne droit ! La cordée devant nous traîne la patte, et s’arrête très souvent. Puis la fille du milieu se met à tousser et vomir du sang. On fini par les doubler en lui souhaiter bonne chance, et en continuant. J’ai presque les larmes aux yeux en levant mes pieds sur le sentier. C’est plus du mental que du physique sur la fin. On sait qu’il ne faut pas lâcher, mais pourtant le corps est de plus en plus difficile à transporter sur la fin. Mais on y est ! Et pile pour le lever de soleil ! C’est incroyable. Il y a du vent, il fait froid, mais bon sang, on est à 6088 mètres d’altitude ! Bizarrement, l’euphorie prend l’ascendant sur ma fatigue et je suis reboostée ! On profite de la vue quelques minutes, puis il faut déjà redescendre. Le soleil qui se lève va taper sur le glacier, et c’est comme ça que des accidents peuvent arriver. On redescend presque en trottinant. José nous presse un peu le pas. Mais la descente est encore pire pour mon amie. On rattrape aussi un duo de notre agence qui sont dans le même état qu’elle.

Une fois au camp d’altitude, on mange rapidement une soupe et on fait nos sacs : direction le camp de base ! Le sentier d’hier est complètement gelé à 9 heures. On est tous à deux doigts de tomber à chacun de nos pas. Et avec la fatigue de l’ascension.. J’avais clairement sous-estimé le retour. Les deux derniers kilomètres me paraissent interminables. Je suis fatiguée. Mais on arrive tous à bon port. On remercie encore 1000 fois nos guides, on aura été 6 sur 9 à avoir atteint le sommet ! Puis on monte dans le van et tout le monde ou presque s’endort jusqu’à La Paz.

Prix : on a payé 1000 BOB par personne, ce qui fait 132€ avec le taux officiel, et environ 60€ avec le taux officieux actuel qu’on a payé.

 

 

 

JOUR 6 – Transfert à Tupiza

De retour à La Paz, on est directement allées à l’hôtel pour se reposer hier. On a retrouvé les garçons et prit deux chambres à l’hôtel LP Colombus. Et le soir on est allés manger une plutôt bonne pizza napolitaine au feu de bois au restaurant Demente. Cet après-midi, on prend un bus direction Tupiza au sud du pays ! Il y a 16 heures de trajet sans compter les grèves et blocus dans le pays avec les élections qui approchent, j’espère qu’on ne va pas se retrouver bloqués au milieu comme on a pu le voir pour certaines personnes sur le groupe facebook « Les français en Bolivie » !

 

 

JOUR 7 – Tupiza

Victoire, on a réussit à déjouer tous les barrages que l’on a rencontré cette nuit ! Il y a même une fois où on a fait du 4×4 dans un champ ! On arrive enfin à Tupiza au petit matin, vers 8 heures. Et comme la plupart du temps où on fait un long trajet de nuit, on prend au moins la matinée pour récupérer un peu. Aujourd’hui on reste presque toute la journée dans l’appartement que l’on a loué pour deux nuits à un petit papy. On en profite aussi pour organiser les activités et excursions des prochains jours : une sortie à cheval et l’excursion incontournable de la Bolivie : la découverte du Salar de Uyuni. On trouve les contacts qu’il nous faut grâce à nos rencontres avec des français faites au Pérou où sur les groupes facebook, c’est comme ça qu’on fait la connaissance de Hugo pour la sortie à cheval et de Jaimie et sa femme pour le Salar de Uyuni.

 

 

JOUR 8 – Cheval dans les canyons de Tupiza

On retrouve Hugo à 15 minutes à pieds de notre appartement, dans un champ où broutent tous ses chevaux. On a réservé une sortie de deux heures pour explorer les canyons de Tupiza rien que nous 4. On fait chaun connaissance avec nos montures, ses chevaux sont magnifiques ! Une fois tous en selle, on suit Hugo sur la route, puis sur les chemins. Très vite, les paysages se transforment, et on se rapproche des canyons couleur ocre qui entourent la ville de Tupiza. On marche, on trotte, on galope, on passe un merveilleux moment ! Hugo nous propose même de descendre de cheval pour aller explorer un canyon plus étroit incroyable à pieds. Une fois de retour au pré, on dit adieu à nos chevaux respectifs avec de gros câlins puis on passe le reste de la journée à se balader dans Tupiza. Le soir on dîne dans une bonne pizzeria qui nous a été conseillé dont je ne me rappelle plus le nom, sinon vous pouvez aller dîner à Green Planet qui est aussi très recommandé et local !

Prix : on a payé 1000 BOB pour 4 (ce qui fait 125€ avec le taux officiel, et 83€ maximum avec le taux officieux) au total pour cette sortie privée de deux heures. Hugo était adorable et ses chevaux très bien dressés, je vous le recommande si vous êtes de passage à Tupiza !  Voici son numéro : +59 168 435 215.

 

 

 

JOUR 9 – Départ pour le Salar de Uyuni

Jaimie et sa femme viennent nous récupérer à 8 heures à Tupiza, en bas de notre appartement. On a décidé de rester à 4 pour ce trip de 4 jours, pour plus de place et de flexibilité. Mais pour diviser un peu plus les frais vous pouvez trouver des compagnons de route ou des contacts  facilement sur le groupe facebook « les français en Bolivie ». On charge toutes nos affaires sur le toit, à côté du matériel que Jaimie a préparé en amont pour les 4 prochains jours (nourriture, eau…). Le courant passe tout de suite ! Jaimie est très sociable, et sa femme adorable. Elle sera notre cuisinière sur l’ensemble de l’expédition, on se doute déjà qu’on va se régaler ! À peine après avoir quitté Tupiza, on fait déjà notre premier stop au dessus de la Vallée de la Lune. Puis on va les enchaîner toute la journée, tous aussi beaux les uns que les autres. On s’arrête une nouvelle fois, cette fois devant un endroit juste extraordinaire : une étendue de montagnes de sable. C’est complètement fou ! Le site est immense ! C’est les plus gros châteaux de sable que je n’ai jamais vu de a vie. On s’arrête juste avant que la nuit se lève dans une petite maison en béton, et on s’installe dans une chambre avec 4 lits simples. D’autres groupes sont là aussi et partagent des chambres. On a à peine le temps de s’installer qu’un gouter nous attend dans la salle à manger, et s’en suit un délicieux dîner presque dans la foulée. On se couche tôt et bien habillés, le désert est à plus de 4000 mètres et c’est l’hiver, il fait très froid !

Petit tips : on avait gardé nos bouillottes après notre trek au Pérou, qu’on a ressorti de nos sacs ce soir pour profiter d’un peu plus de chaleur au pied de notre lit ! Vous pouvez les acheter en pharmacie, on en a trouvé deux supplémentaires à Tupiza pour 1 ou 2 € la bouillotte.

 

 

 

JOUR 10 – Deuxième journée dans le Salar de Uyuni

Après cette première nuit à la fraîche mais pas désagréable, on est près à reprendre la route ! Pendant que Jaimie charge de nouveau nos affaires sur le toit de la voiture, on fini de manger le délicieux petit-déjeuner que sa femme nous a préparé. Des fruits, des pancakes, du pain, de la confiture, du dulce de lecche, du thé, du café.. On est vraiment traités comme des rois ! On commence la journée en enchaînant des lacs tous plus beaux les uns que les autres ! Il y en a des bleus turquoise, des roses, des blancs, certains avec des flamants roses que l’on peut approcher de très près.. Tout est magnifique. Mais qu’est-ce qu’il fait froid ! À chaque fois qu’on sort de la voiture on s’habille avec toutes les couches qu’on a aujourd’hui. Donc au moment d’aller se baigner dans les sources chaudes.. On est un peu réticents ! Mais un autre groupe de français est dedans, et nous assure que c’est moins pire que ça en à l’air ! On serre les dents aux moments de se déshabiller mais une fois dans l’eau, qu’est-ce qu’on est bien ! L’eau est vraiment très chaude ! Et la vue… 5 étoiles ! Après ça on s’arrête voir des fumeroles et un dernier lac rose immense, puis on trouve notre petit logement pour la nuit juste à côté de ce dernier lac. Le spot est dingue ! Tout se passe comme la veille, on défait nos affaires dans notre chambre de 4, on goute et boit du thé, on joue aux cartes, puis on manger encore un excellent dîner.. Il n’y a pas de douche et les nuits sont un peu fraiches, mais sinon cette vie c’est le paradis !

 

 

 

JOUR 11 – Troisième journée dans le Salar de Uyuni

C’est reparti pour une nouvelle journée encore bien ensoleillée ! Mais on commence à pieds aujourd’hui. Jaimie nous indique un sentier à suivre qui longe le lac rose, jusqu’à un point de vue qui vaut apparemment le détour. Lui et sa femme reste sur place, à range le petit-déjeuner. On atteint ce fameux point de vue et effectivement, il vaut lé détour ! Il y a un peu moins de vent qu’hier, c’est plus agréable pour profiter de la vue. Jaimie nous récupère directement sur place, et on est reparti pour découvrir tous les nouveaux spots de la journée. Il y a encore plein de lacs, des déserts, des volcans.. On fait au moins 10 arrêts par jour ! Mais aujourd’hui c’est le jour J, c’est aujourd’hui qu’on rencontre le fameux Salar de Uyuni. On passe d’abord déposer nos affaires à l’auberge en fin d’après-midi, qui est bien différentes des deux précédentes. Celle-ci est entièrement faite de sel ! Les murs, les tables, les lits, les sièges.. Tout ! On mange un goûter rapidement, et Jaimie nous demande de remonter dans le 4×4 pour une « surprise ». On se doute un peu de ce que c’est car on est passé pas loin avant d’arriver, mais on est tout autant excités ! Il nous emmène dans le désert de sel. Ça y est. Le fameux. Et encore mieux, il a prévu du vin, du fromage, des chips.. De quoi faire un vrai petit apéro ! Il reste encore un peu d’eau de la saison des pluies sur le sel, ça permet d’observer des paysages miroirs près des montagnes et un désert sans fin de l’autre côté.. C’est complètement fou d’être là. Waouh. Par contre il y a tellement de vent qu’on ne profite même pas de l’apéro. Tout s’envole !

 

 

 

 

JOUR 12 – Quatrième journée dans le Salar de Uyuni

Le réveil est très tôt ce matin. Le départ est prévu à 5 heures, pour aller voir le lever de soleil sur le Salar de Uyuni. Mais le vent d’hier soir est toujours présent. Ce qui empêche de profiter du célèbre « effet miroir » que le Salar offre d’habitude au matin. Mais c’est beau quand même. Incroyable même ! On reste au chaud dans la voiture pour profiter du spectacle. Puis une fois qu’il est fini, on se remet en route. Le premier arrêt est pour l’île aux cactus géants ! Comme pour les sources chaudes, il faut payer quelques bolivianos un ticket d’entrée. Mais elle vaut le détour ! Certains cactus sont vraiment immenses ! Et la vue sur le Salar infini est folle aussi ! Comme il était un peu tôt pour le petit-déjeuner ce matin, on le trouve à côté du 4×4 en retournant au pied de l’île aux cactus. La femme de Jaimie nous a même fait un gâteau eau ce matin ! Il est tellement bon qu’à la fin du petit-déjeuner, il n’en reste pas une miette. On reprend la voiture pour s’arrêter un peu plus loin et faire nos dernières photos et vidéos du Salar d’Uyuni en jouant avec les perspectives. Je vous conseille de repérer plein d’idées en amont à faire sur place, c’est super facile à réaliser ! Et le rendu est vraiment bien. Puis il est temps de dire doucement au revoir au Salar.. On fait un dernier arrêt à un musée sur le chemin et au monument du Dakar, puis c’est fini.. Retour à la civilisation, on arrive à la ville d’Uyuni. Jaimie et sa femme nous emmène dans un restaurant pour notre dernier déjeuner avec eux. Puis ils nous laissent à la gare terrestre en début d’après-midi pour qu’on aille acheter nos tickets de bus pour notre prochaine destination. On se serre tous dans les bras pour se dire au revoir et se souhaiter le meilleur, c’est un peu triste de se quitter comme ça. Même si eux parlaient espagnol, et nous français (sauf mon chéri qui nous a beaucoup aidé pour les traductions), on a passé un excellent moment avec eux pendant ces 4 jours hors du temps.

Prix : on a payé 1800 BOB par personne (220€ avec le taux officiel, et 105€ avec le taux officiel qu’on a eu) pour ces 4 jours. Si vous êtes 5 c’est 1600 BOB, et si vous êtes 6 c’est 1500 BOB. À savoir qu’il faut rajouter quelques bolivianos pour les entrées aux sources chaudes (20 bs), à l’île aux cactus géants (30bs), et au parc national (150 bs). Sinon, tout est compris dedans, réservé et préparé par Jaimie et sa femme (nourriture, essence, logements, sucreries..). Voilà le numéro de Jaimie, que je vous recommande : +59172365476.

 

 

 

JOUR 13 – Départ pour Calama, Chili

Après un après-midi et une nuit à Uyuni (qui est d’après moi amplement suffisant), les aventures continuent ! Du moins pour nous, les filles. Les garçons retournent à La Paz pour prendre leur avion, fini les vacances pour eux ! On voulait du confort pour cette nuit en Bolivie (et pour épuiser les bolivianos qui nous restaient avec le taux officieux super intéressant) donc on a dormi à l’hôtel Asian House, situé à moins de 5 minutes à pieds du terminal terrestre. C’est le Chili qui nous attend à présent !

On grimpe dans un énième bus à 6 heures du matin, qui nous emmène à Calama. Mais avant, il faut passer la frontière à Ollague. Et elle est moins rapide que celle de Desaguadero entre le Pérou et la Bolivie. Ici aussi, il faut déjà pré-remplir des documents dans le bus, en ligne. Deux même ! Et bien qu’on ai prit une carte sim locale depuis qu’on est là, on ne capte rien. Alors que tous les locaux qui nous entourent oui. On ne comprend pas. La dame qui nous demande de remplir les documents en amont des douanes nous fait un partage de connexion, et on finit par pouvoir remplir ces documents. On arrive une première fois à la douane bolivienne pour faire tamponner nos passeports avec nos gros sacs à dos, puis une deuxième fois un peu plus loin sur la route, pour entrer au Chili. Entre temps, on s’est aussi arrêté pour changer de bus et troquer le gros contre des minivans. C’est ici que c’est long. Il y a la queue pour la douane car des questions sont posées à chacun, puis il faut y retourner une deuxième fois pour se faire fouiller entièrement nos sacs. Ça ne rigole pas ! Il faut tout sortir et ouvrir chaque poche. Une fois que toutes les personnes dans le van sont passées au détecteur fin, on peut repartir ! Et je voulaisse ici pour cet article, rendez-vous dans celui consacré au Chili pour continuer de suivre nos aventures en Amérique du Sud !

 

Clap de fin pour cet article qui détaille notre étape en Bolivie. Si vous voulez revoir ma petite escapade avec plus de photos et vidéos, ou suivre mes aventures en direct, rendez-vous sur Instagram ! Et si cet article vous a plu, vous adorerez lire les autres articles qui retracent ce long voyage en Amérique du Sud :

– 8 jours de trek dans la Cordillère glaciaire de Huayhuash – Pérou

– 3 semaines au Pérou ; du Machu Picchu au lac Titicaca en passant par les montagnes colorées et l’Amazonie

– 4 jours pour explorer le désert d’Atacama – Chili

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1 Comment

  • Reply Chantal CHANTAL octobre 19, 2025 at 5:28 am

    Je me suis régalée à lire tes commentaires et les photos sont magnifiques 🤩

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