Nous voilà à la fin de notre 6ème journée de road-trip dans la péninsule du Yucatan, avec déjà près de 1000 kilomètres de parcourus. Si vous avez raté la première partie de mon road-trip, vous pouvez le retrouver ici. Après Tulum, Bacalar et le site archéologique de Calakmul, nous voilà maintenant à l’ouest de la péninsule, qu’on a mit plus de 6 heures à rejoindre après notre dernier site. Il n’y avait pas grand chose à voir pendant le trajet, peu de trafic, des routes droites pendant des dizaines de kilomètres, et des chiens probablement morts de soif sur le bas côté..
Campeche
Même si on sort d’une très longue journée de voiture, on décide de ne passer qu’une seule nuit dans la ville de Campeche (à prononcer Campéché). C’est une ancienne ville coloniale, classée en 1999 au patrimoine mondial par l’UNESCO. Certains recommandent d’y passer deux nuits, mais comme on est plus axés nature que ville, ça me paraît suffisant d’y consacrer une fin d’après-midi et soirée. Avant de nous rendre dans le centre ville, on dépose toutes nos affaires à notre hôtel Villa Campeche, implanté sur le bord de la route. Pas très glamour, mais pour 28€ la nuit et quelques heures de sommeil, on ne va pas faire les difficiles. La chambre est grande, avec une salle de bain et deux grands lits.
J’avais comme idée en venant ici, de découvrir le centre ville d’en haut, en utilisant les remparts de la ville historique pour se promener. Ils ont été construits autrefois pour se protéger des attaques de pirates, ce qui en fait une ville fortifiée. Pour ça, il faut se rendre à l’entrée située au bout de la rue numéro 57, et payer 20 pesos (1€) par personne. Le moment idéal pour s’y aventurer est pendant le coucher de soleil, toutes les façades de la ville prennent des teintes orangées. Mais ce jour là, un vent fort et glacial souffle, on préfère rester au cœur du centre ville pour être protégés et admirer l’architecture des ruelles colorées. On se croirait à la Havanne à Cuba ! Bien qu’elles soient toutes belles, la rue préférée des touristes reste la numéro 59, car elle est interdit aux voitures. Les bars et restaurants en profitent pour sortir leurs tables et faire leurs terrasses. Le petit « hic », c’est qu’ici, tout le monde essaie de vous accoster. Si vous passez devant 10 bars, vous serez accostés 10 fois. C’est la première fois que ça nous arrive pendant notre road-trip, et c’est vraiment très lourd. Même si ils sont tous très souriants et sympathiques, ils sont aussi très envahissants et certains marchent même à vos côtés quelques mètres, jusqu’à ce que ce soit au tour du suivant d’essayer de vous convaincre par tous les moyens de vous asseoir à l’une de ses tables.
Je n’ai pas vraiment de bonnes adresses à vous conseiller dans la ville, car une soirée ici c’est court, et on n’a pas du tout aimé le restaurant qu’on a testé.. Peut être que le racolage y est pour un peu aussi, je ne sais pas.. On ne peut pas être satisfait à tous les coups !

JOUR 7 : Site archéologique de Uxmal et Mérida
Uxmal
C’est donc après deux bonnes heures de route qu’on arrive au site de Uxmal. Il est à peine 10 heures, et il y a très peu de personnes sur place, comme on l’avait prévu. C’est l’un des anciens sites mayas les plus connus du pays, et pourtant il fait parti des moins visités. Sûrement dû à sa situation géographique éloignée de la côte et de la mer des Caraïbes. Les américains restent à Tulum et préfèrent s’entasser sur la pyramide de Nohoch Mul plutôt qu’explorer réellement le pays. C’est notre troisième site maya visité au Mexique, et aussi le plus cher avec une entrée à 413 pesos par personne (20€ en 2019). Mais je ne regrette pas d’avoir payé ce prix là pour profiter en petit comité des ruines et admirer la sublime pyramide principale. Même si j’ai beaucoup aimé découvrir celui de Calakmul pour son ambiance au milieu de la jungle, Uxmal est bien plus beau. Le site est très bien entretenu, et beaucoup de structures sont encore intactes. On peut y admirer des détails, des fresques, des mosaïques.. Tout a été minutieusement pensé par les mayas. Comme sur toutes les structures en pierres de la région, on distingue de nombreux iguanes. On commencerait presque à s’habituer à ces petites bêtes ! Enfin, jusqu’à ce que vous passiez trop près de l’un des deux sans le remarquer, et qu’il bouge à vous en faire sursauter. Si vous êtes un passionné d’histoire, je vous recommande de négocier une visite avec un guide à l’entrée, certains parlent même très bien le français !
Prix du parking : 100 pesos par véhicule (5€)
Prix de l’entrée : 490 pesos par personne (25€), prix mis à jour en 2023
Mérida
C’est seulement en début d’après-midi qu’on arrive à Mérida, la capitale de la péninsule du Yucatan. Le centre ville est très joli, et certaines rues aux maisons colorées me rappellent Campeche. Pour la première fois depuis le début de notre road-trip, c’est une après-midi détente qui nous attend. Pas de visite ou d’excursion de prévue, seulement du repos ! Et l’hôtel Hacienda VIP est parfait pour ça (à ne pas confondre avec l’hôtel Hacienda comme on a pu le faire). Le personnel nous apprend que l’établissement est tenu par des français venus de Lyon, qui ont restaurés les bâtisses il y a quelques années. Même si l’hôtel est situé en plein centre ville, on a l’impression d’être à la campagne une fois la porte d’entrée passée. Tout est calme, il n’y a pas un bruit ! Quelques transats et fauteuils sont posés autour de la piscine, et seulement nous deux pour en profiter ! Le lit de notre chambre est géant, et la salle de bain encore plus ! Une nuit dans cet hôtel vaut environ 100€, pour des services haut de gamme.
Après nos nombreux échecs face à la nourriture mexicaine depuis le début du séjour, on préfère tester un restaurant italien très bien noté sur Tripadvisor. Et ça tombe bien, il n’est situé qu’à une quinzaine de minutes à pieds de notre hôtel ! La salle est sublime, décorée au gout du jour, et éclairée de lumières tamisées. Les serveurs sont aux petits soins pour nous, on se sent comme dans un restaurant gastronomique. Nos choix se portent sur une burrata et des gnocchis faits maison. Une T-U-E-R-I-E. Pour vous dire, j’ai classé cet établissement dans le top 5 des meilleurs restaurants de ma vie ! Donc si vous êtes de passage sur Mérida, je ne peux que vous conseiller ce restaurant appelé Oliva Enoteca. Bon, évidemment, avec des produits d’une aussi bonne qualité et cuisinés aussi bien, le prix est loin d’être « mexicain ». Comptez 50€ pour deux personnes, avec boissons, plat et dessert.

JOUR 8 – Cenote Noh Mozon, Izamal et Valladolid
Cenote Noh Mozon
Le lendemain matin, on décide de prendre notre petit déjeuner à notre hôtel Hacienda VIP, en payant un supplément. Comme les lieux sont tenus par des français, on ne peut pas être déçus ! Et on n’a pas regretté, car il a fait parti de nos meilleurs petits-déjeuners du voyage. Granola, fruits frais, muffin, fromage blanc, pain et confiture, jus d’orange pressé..
Notre nouvelle journée d’exploration débute avec une des choses que j’aime le plus au Mexique : un cenote. D’après les quelques informations que j’ai réussit à recueillir, on ne devrait pas être nombreux sur place, car l’accès se mérite. Arrivés au petit village de Pixya, il faut continuer tout droit jusqu’à la grosse hacienda rouge, puis prendre à droite jusqu’au chemin de terre. Ici commence le vrai périple, puisqu’il va falloir rouler 4 kilomètres sur ce chemin de terre remplit de nids de poule et de barrières. Des enfants vont accourir vers vous à pieds ou à vélo en vous voyant débarquer, car ils veulent se faire un peu d’argent de poche. A vous de voir. Soit vous les autoriser à vous montrer le chemin en vous devançant et en ouvrant les portails pour vous, soit vous leur dite que vous n’avez pas besoin d’aide gentiment. Comme je le disais, vous allez tomber sur plusieurs portails, 4 au total. Ça ne veut pas dire que c’est interdit de passer, ils servent seulement à différencier les terrains des locaux, et il peut parfois y avoir des animaux dans les enclos. Il suffit simplement de les ouvrir, et de les refermer derrière soi. Un peu plus loin, un homme dans son hamac vous demandera quelques pesos par personne pour finir votre route et accéder au cenote Noh Mozon. Une autre preuve que le passage n’est pas interdit !

Après près de 30 minutes de route à croiser les doigts pour ne pas qu’un pneu éclate, on arrive enfin près du gouffre. Seuls. Je tombe immédiatement sous le charme des lieux. C’est le cenote le plus sauvage, et le plus beau qu’on ait fait depuis le début de notre voyage ! Enfin, si on ne compte pas le cenote Tak Be Ha près de Tulum, qui lui était un cenote couvert. Les rayons du soleil éclairent l’eau par un immense rond de lumière, qui a l’air de nous inviter à plonger. On peut descendre à l’intérieur du cenote par un escalier en bois un peu bancal, qui se fond complètement dans le décor. Une structure aménagée vous permet de plonger à l’eau, et il y a une petite échelle pour remonter. Se laisser flotter sur le dos comme une étoile de mer n’a jamais été aussi bon. Voir le sol et les racines d’arbres au dessus de soi rend la baignade magique. On a l’impression de se baigner dans les entrailles de la terre ! Il y a même des poissons chats pour vous accompagner, qui sont arrivés là je ne sais comment. Mais comme toute bonne chose a une fin, il faut repartir. C’est avec la même précaution qu’à l’aller que nous ouvrons et refermons chaque portail et roulons sur le chemin de terre chaotique. Le peu de personnes qui accèdent à ce cenote viennent avec une voiture banale, pas de 4×4. Comme nous. Ce n’est donc pas quelque chose d’impossible, mais faites bien attention à rouler doucement pour ne pas crever l’un de vos pneus !
Prix : 50 pesos par personne (2,50€)

Izamal
Quelques kilomètres plus loin, sur la route entre Mérida et Valladolid, nous voilà arrivés à Izamal. Ici on la voit en jaune ! Absolument toutes les rues, tous les bâtiments sont peins en jaune. C’est assez originale comme perception. La plus belle bâtisse de la ville reste néanmoins le monastère. Vous ne pouvez pas le rater, vous aller le reconnaître immédiatement ! Il est immense, et trône au milieu du village, en face d’un petit parc qui sert parfois de marché. Vous pouvez visiter certaines parties de ce monastère gratuitement, sans limite de temps. Je vous conseille de vous y arrêter si vous passer par là ou les alentours. Mais si Izamal n’est pas sur votre route, pas la peine de faire un détour. On en fait très vite le tour, et 30 minutes sur place suffisent largement d’après moi.
Prix : gratuit
Valladolid
En fin d’après-midi, c’est à Valladolid qu’on s’arrête pour la nuit. Et c’est la première fois du voyage qu’on pose nos valises au même endroit pour deux jours. On va arrêter de courir partout et avoir un petit « pied à terre ». Le logement réservé le matin même en quelques secondes n’était pas vraiment celui auquel on s’attendait.. On s’attendait à être dans un hôtel, qui était en fait une auberge. Avec la fatigue et l’habitude, je n’ai pas bien regardé l’annonce sur booking.com. Mais aucune déception, l’immense villa possède un immense jardin avec piscine, hamacs, coin guitare, petit salon extérieur, et même un bassin où nage une tortue qui vient vous dire bonjour dès qu’elle vous voit approcher. Pour ce qui est des chambres, certaines sont indépendantes et avec salle de bain. Vous pouvez même demander à faire une machine, il y a tout ce qu’il faut. Le propriétaire vous fait sentir comme chez vous, car de toute façon il n’est quasiment jamais là ! Le seul petit point négatif, c’est que le logement n’est pas situé dans le centre ville.. Mais ça ne nous a pas gêné du tout !
La Casa de Los Pajaros est meilleure auberge de jeunesse que je n’ai jamais fait, et pour 35€ la nuit ça en valait vraiment la peine !

JOUR 9 – Cenotes Agua Dolce, Palomitas, et Suytin
Cenote Palomitas
Avant toute activité, on commence notre journée en faisant le plein d’essence : 510 pesos (26€). On voulait ensuite découvrir le cenote de Suytin qui est l’un des plus connus du secteur, mais on avait une heure d’avance, le site n’était pas encore ouvert.. Donc au lieu de perdre du temps bêtement, on remet ce cenote à plus tard dans la matinée. Un peu plus loin sur la route, on arrive à une sorte de grande ferme familiale. Dans leur immense terrain se trouvent des cenotes ! On demande à voir les cenotes Agua Dolce et Palomitas. Elles sont loin d’être aussi connues que celle de Suytin mais valent plus le détour d’après-moi ! On commence par celle de Palomitas, que je trouve très sombre. C’est à peine si j’arrive à distinguer l’eau de la roche parfois ! En revanche, l’eau et le trou de lumière ressortent incroyablement bien sur les photos ! La baignade est autorisée mais on ne se sent pas d’aller à l’eau ici pour notre part, il fait vraiment trop sombre.
Prix : 100p (5€) par cenote, on a donc payé 10€ chacun pour l’accès à ces deux cenotes

Cenote Agua Dolce
Quelques mètres plus loin, on enchaîne avec le cenote Agua Dolce qui se révèle être un vrai coup de cœur ! Grâce à plusieurs trous dans le « plafond », la grotte est déjà plus lumineuse que la précédente. On peut accéder au cenote par deux escaliers ; un droit et un en colimaçon. Celui en colimaçon vaut plus le détour d’après-moi, on se retrouve en plein milieu du cenote ! L’eau est encore une fois très foncée dans ce cenote, mais si vous voulez vous baigner je trouve que l’accès est plus simple !
Prix : 100p (5€) par cenote en 2019, on a donc payé 10€ chacun pour l’accès à ces deux cenotes (120 pesos (6€) en 2023

Cenote Suytin
On ne croise toujours personne en ressortant du cenote Agua Dolce, on aura vraiment eu les lieux rien que pour nous au petit matin ! En revanche, c’est autre chose en arrivant à celui de Suytin.. Dès l’entrée on se croirait à Disney ! En fin de matinée, des mexicains se déguisent en maya et reprennent des chants et des danses qu’ils jouent au milieu de la plateforme. Ils crient et sautent dans tous les sens, j’ai l’impression que ça n’a pas de sens ! Et ça au milieu de tous les touristes qui se prennent en photos, et qui flottent sur le dos avec leurs gilets de sauvetage (car le gilet est obligatoire si vous voulez vous baigner). Pour être honnête avec vous, on a passé 10 minutes avec ce « spectacle » sous les yeux, puis on est parti. On très déçus de terminer notre journée à Valladolid comme ça, on avait pourtant super bien commencé ! On profite de cette fin de journée pour se reposer au bord de la piscine de notre hôtel, on ira juste faire quelques courses pour cuisiner sur place.
Prix : 120 pesos (6€) par personne en 2019, 150 pesos (7,50)€ en 2023

JOUR 10 – Chichen Itza, et le cenote Oxman San Lorenzo
Chichen Itza
Deuxième réveil à Valladolid, et une grosse journée nous attend aujourd’hui ! 45 minutes de route nous séparent de l’une des 7 merveilles du monde et en l’occurrence du site maya de Chichen Itza. On arrive sur place 15 minutes avant l’ouverture, et on tombe directement sur une queue de de plusieurs dizaines de minutes. Une fois au guichet, on apprend le prix exorbitant à payer contrairement aux autres sites maya que l’on a pu faire. 24€ par personne ! Puis on se voit les sacs fouillés, et mon trépied refusé car il est catégorisé comme matériel professionnel et il faut débourser encore plus cher pour pouvoir l’utiliser sur le site. On perd encore 5 minutes le temps que je ramène le trépied jusqu’à la voiture et revienne à l’entrée. On commence enfin à explorer le site, et on tombe rapidement sur la fameuse pyramide centrale de Chichen Itza qui trône au milieu d’une place : le temple de Kukulcan. On en reste sans voix, ce monument en impose vraiment je trouve ! De nombreux autres groupes sont déjà sur place, et en écoutant un peu d’une oreille, on se rend compte qu’en frappant des mains devant ce fameux temple, à une place bien précise dans l’espace, quelque chose d’un peu spécial se passe. Le bruit de claquement va renvoyer un écho qui ressemble au cri d’un oiseau sacré d’Amérique centrale : le quetzal. Essayez si vous avez prévu d’aller sur place, ce n’est pas trop compliqué à réaliser ! On continue de déambuler sur le site, on tombe sur un cenote de sacrifice, d’autres petits temples et statues.. Hormis la pyramide de Kukulcan, je n’ai pas eu de coup de cœur pour ce site, bien qu’il soit à faire si vous venez au Mexique car ça reste un incontournable. Mais contrairement à celui de Calakmul ou de Uxmal il était envahit de touristes, probablement dû à sa place dans le top 7 des merveilles du monde ! On repart après environ une heure sur place, pour un endroit qui se révélera être l’un de mes spots préférés du voyage..
Prix : 481 pesos (24€) en 2019, 614 pesos (30€) par personne en 2023. Le péage entre Valladolid et Chichen Itza coûte 80p, et le parking sur place 100p.

Cenote Oxman San Lorenzo
De retour près de Valladolid, on s’est réservé un dernier cenote avant de partir pour notre prochaine étape du voyage. On arrive près d’un vieux bâtiment, il faut garer notre voiture sur le parking puis passer sous l’estrade jaune et rejoindre la billetterie. L’accès au cenote et à la piscine est à 80 pesos par personne. On passe ensuite par le jardin, avant de tomber immédiatement face au cenote souterrain. On tira un puit gigantesque ! Les racines des arbres du jardin tombent jusqu’à l’eau, 25 mètres plus bas. Mais ce n’est pas tout, à partir de l’eau, le cenote est encore profond de plus de 50 mètres ! Une liane a tété mise en place, on peut donc se balancer avant de sauter dans le cenote je suis complètement fan du concepte ! En plus on est très peu sur place, moins d’une dizaine, on peut recommencer les sauts et les baignades aussi souvent qu’on le souhaite ! Il y a des dizaines de petits poissons chats dans le cenote, ils sont sublimes et s’assemblent bien à ce lieu insolite complètement dépaysant ! On se serait cru dans le Livre de la Jungle ! Ce cenote fait parti de mon top 3 des plus beaux cenotes (avec celui de Noh Mozon et Tak Be Ha), il est absolument à faire si vous êtes de passage à Valladolid !
Prix : 80 (4€) pesos par personne en 2019, 150 pesos (7,50€) en 2023

Après avoir passé une incroyable après-midi à se balancer au bout d’une liane au cenote Oxman, on a reprit la route pour atteindre le nord de la péninsule du Yucatan. Une heure et demie de voiture suffit à rejoindre le petit village de pêcheur de Rio Lagartos. C’est un coin encore peu touristique de la péninsule, loin des foules et des groupes de touristes comme à Tulum. Les logements sont limités, mais même en réservant la veille, on a pu trouver notre bonheur. Une petite chambre à l’hôtel Punta Ponto avec vue sur le lagon, où l’on peut admirer un coucher de soleil sublime. L’activité phare à faire ici, c’est la sortie en bateau dans la biosphère pour observer crocodiles, oiseaux et flamants roses dans leur environnement naturel. C’est une des réserves les plus denses du pays, puisqu’on peut y trouver jusqu’à 400 espèces différentes d’animaux !

Rio Lagartos
A peine installés dans notre petite chambre, on se fait directement accoster à même le balcon par un pêcheur pour une sortie dans la réserve le lendemain matin. Il nous propose une sortie de 3 heures pour 500 pesos (25€) chacun. Mais comme je m’étais bien renseignée sur les négociations à faire, je lui réponds qu’on trouve ça cher, et qu’on je préfère en reparler demain matin aux alentours de 7 heures. On reprend ensuite la voiture pour aller dîner en ville, en suivant les recommandations de TripAdvisor. Et comme il n’existe pas 50 restos dans le coin, notre choix se fait rapidement pour une bâtisse située de l’autre côté du village appelée Ria Maya Restaurant. Il ne paie pas de mine, mais les plats servis étaient bons, et il est implanté dans un joli cadre au dessus de l’eau !
JOUR 11 – Rio Lagartos et Las Coloradas
Pour reparler un peu des négociations à faire pour trouver une sortie en bateau au meilleur prix, sachez qu’il ne faut jamais accepter le premier prix que l’on vous propose. C’est comme pour le souk au Maroc, il faut toujours négocier pour acheter, c’est dans les mœurs. L’homme revient donc comme prévu à l’heure de notre petit-déjeuner en terrasse, pour nous annoncer qu’il est d’accord pour nous faire le tour à 350 pesos (17,50€) chacun. Même si c’est un meilleur prix, on préfère lui dire qu’on a que 500 pesos sur nous aujourd’hui (250 chacun), et qu’on ne pourra pas mettre plus que ça.. Il accepte de suite, en nous annonçant qu’il y aura une autre dame avec nous sur le bateau. Pour résumer, il nous proposait de payer 1000 pesos (50€) la veille, et en 5 minutes de négociations ce matin, son tarif à été divisé par deux puisqu’on à débourser 500 pesos (25€) chacun !
Excursion en bateau dans la bisophère de Rio Lagartos
Il est 7h30 lorsque notre vendeur de tour nous emmène voir notre bateau et notre capitaine, qui parle plus l’espagnol que l’anglais. Négociez un tour qui part avant 8 heures du matin, où vos chances d’apercevoir un crocodile dans l’eau vous passeront sous le nez comme ce sont des animaux nocturnes ! Dès que le soleil commence à taper un peu trop fort, ils vont se cacher dans les mangroves pour dormir au frais. La sortie commence, et nous voilà au cœur de la biosphère. L’ambiance est silencieuse, mais le paysage incroyable !

Au bout de seulement quelques minutes, on aperçoit notre premier crocodile ! Enfin, c’est plutôt notre capitaine qui le repère.. Heureusement que notre guide à l’œil et l’habitude. On s’approche de plus en plus près du crocodile, jusqu’à être à seulement deux mètres de sa silhouette. Les crocodiles qui vivent dans la réserve ne sont pas dangereux pour l’être humain, mais on garde tout de même une petite appréhension face à eux ! Grâce à notre capitaine qui connaît la biosphère comme sa poche, on a pu également observer une dizaine d’oiseaux différents (pélican, héron, faucon..), et même des flamants roses ! Mais pas question de brusquer ou de déranger les animaux, les locaux s’adaptent à leur mode de vie et non le contraire. Un très bon point en plus pour cette sortie !
On continu la visite de la biosphère en se rendant à des sortes de salines, qui prennent des couleurs roses/bleues/violettes naturellement ! C’est à cause (ou grâce à) de toutes petites crevettes qui vivent dans dans ces eaux, et qui sont elles de couleur rose, que ces bassins sont si beaux et complètement naturels ! Notre capitaine nous montre même ces petites bêtes dans un bocal, et on peut effectivement voir leur couleur rose, bien qu’elles soient minuscules !

Avant de remonter à bord, toujours sur les bons conseils de notre capitaine, on se laisse étaler une sorte d’argile naturel sur le corps, appelée ici « bain maya ». On le laisse poser environ 30 minutes, le temps de faire le chemin inverse dans la biosphère et de croiser un second crocodile caché dans les mangroves. On fini notre excursion au bout du lagon, sur une plage de sable blanc et où l’eau est plus bleue que verte. On doit se rincer ici pour enlever notre masque corporel, et c’est difficile d’aller à l’eau en ayant vu des crocodiles se cacher dans le même lagon quelques minutes avant ! Voilà, notre tour en bateau dans la biosphère de Rio Lagartos (je vous ai dit que Rio Lagartos signifiait la Rivière des Alligators ?) se termine.. On retourne au port, remercie notre capitaine, et récupère notre voiture garée un peu plus loin.
Prix du tour : 250 pesos par personne en 2019(toujours négocier)

Las Coloradas
Notre journée continue, et c’est maintenant et en voiture qu’on se dirige vers lacs de Las Coloradas ! Vous savez, les célèbres lacs roses ! On arrive sur le parking, et un local nous accoste directement en nous demandant de payer 50 pesos (2,50€) à deux, pour payer une sorte de taxe pour protéger le lac. Il nous accompagne ensuite jusqu’à l’entrée des lieux, et continue de marcher avec nous le long de l’eau ! On lui demande donc gentiment si il va rester avec nous, et il nous explique que c’est maintenant devenu une obligation d’être accompagné. Trop de personnes sont venues ici en jetant des objets dans le lac (même un drone y est tombé), ou en se baignant alors que c’est interdit de toucher l’eau.. Il a fallut fixé des limites pour protéger le lac. C’est donc pour ça que chaque groupe doit payer une taxe à un guide pour approcher les lieux, qui suivra et surveillera les touristes pour éviter toute dégradation.
Avoir ce guide avec nous n’enlève rien au charme des lieux, ça nous permet même d’en apprendre plus sur ce lac. Ici aussi, l’eau est devenue rose à cause de millions de petites crevettes roses qui donnent leur couleur au lac. Ce sont d’ailleurs la même famille de crevettes que celle que mangent les flamants roses et qui donne cette couleur à leurs plumes. On peut aussi apercevoir une couche de sel entre la plage et l’eau, qui rend le contraste entre les couleurs encore plus flagrant. Je ne suis pas déçue de Las Coloradas, bien que les lieux peuvent avoir un air d’usine maintenant avec les guides, et qu’il manque quelque chose d’authentique. Mais c’est la première fois de ma vie que je voyais une eau aussi rose naturellement, et je suis bien contente de l’avoir observé quelques minutes !
Conseils : les meilleurs horaires pour observer le lac sont entre 11 heures et 13 heures, car le soleil brille bien haut ! 10-15 minutes sur place suffisent amplement à faire le tour du lac et le contempler.
Prix : 50 pesos (2,50€) par groupe en 2019
Après une journée d’excursion dans la réserve de Rio Lagartos et à Las Coloradas, nous voilà maintenant sur la route pour le port de Chiquilà, situé au nord du Yucatan. Trois heures et demi de route plus tard, il nous reste encore un ferry à prendre pour atteindre l’île d’Holbox (à prononcer Holboch). D’après les infos que j’ai lu, cette île promet d’être encore sauvage et loin du tourisme de masse. Il n’y aurait même pas de véhicules à moteurs là-bas ! Simplement des vélos, et des voiturettes de golf électriques considérées comme des taxis pour les touristes. Pour ce qui est de la ville, elle a l’air remplit de tags artistiques et de bonnes adresses à tester ! Mais si l’on envisage d’aller à Holbox, c’est surtout pour ses plages de rêves et son sable fin.. Un vrai petit bout de paradis au large du Mexique !
Port de Chiquilà
Arrivés au petit village de Chiquilà, il faut trouver une place pour laisser notre voiture le temps du séjour sur l’île. Les locaux ont compris le business qu’il y avait à faire, et il existe maintenant de de nombreux parkings ou anciens jardins réquisitionnés. Vous allez voir des mexicains agiter des drapeaux blancs à votre passage, c’est pour vous indiquer qu’il reste une place de disponible dans leur parking. Ils sont tous au même tarif de 50 pesos (2,5€) par jour de stationnement. Il faut payer le parking avant d’aller prendre le ferry, et non au retour. Je vous conseille de vous avancer au maximum vers les bateaux pour vous garer pour ne pas porter vos valises trop longtemps. Les parkings sont censés êtres surveillés mais évitez de laissez des affaires personnelles en vue, qui pourraient faire envie aux locaux. Conservez bien le ticket avec vous, car il faudra le montrer de nouveau au gardien de parking en revenant ! Si vous n’êtes pas sur du nombre de jours que vous allez passer sur l’île, vous pourrez toujours payer vos journées en retard à votre retour sur le continent.
Pour ce qui est des ferrys, il existe deux compagnies qui font le trajet entre le port de Chiquilà et Holbox, quasiment toutes les demies heures. Les deux sont au même prix de 150 pesos par personne (8€) l’aller, et vous n’avez pas besoin de réserver vos tickets à l’avance, ils s’achètent sur place directement. Il suffit de demander quel bateau part en premier pour réserver la bonne compagnie et partir au plus vite. La traversée dure moins d’une demie heure, c’est très rapide !
A notre arrivée, les fameuses petites voiturettes de golf électriques attendent les touristes, avec des tarifs bien calculés pour chaque destination. On a essayé de trouver un hôtel pas trop cher pour profiter au maximum des plages, mais comme il s’agit d’une île, tout est forcément plus cher, même les logements bas de gamme ! On a quand même choisit un hôtel avec un minimum de confort (chambre et douche privée), pour 45€ la nuit, sans petit-déjeuner. D’après les commentaires, il est placé à 10 minutes à pieds du centre ville, 15 de la plage, et 3 du port où arrivent les ferrys. Le bâtiment n’est pas situé dans le meilleur « quartier » de la ville, les alentours sont mal entretenus, pour ne pas dire sales ! Des terrains vagues, des déchets.. Si vous êtes adepte des auberges de jeunesse, je vous conseille celle appelée Che Holbox Hostel situé juste à côté ! Il y avait toujours une ambiance de folie quand on passait à côté, et la nuit dans un dortoir de 8 était à 14€ il me semble.. Pour en revenir à notre hôtel, bien qu’il soit situé un peu plus à l’écart du centre ville, on n’a pas été déçus du reste ! L’accueil est chaleureux et on nous donne plein de bonnes adresses à tester en ville ! La chambre est jolie, tout comme la salle de bain. Et il y a même une cuisine ! On pourra se faire à manger nous mêmes avec des produits de l’île, on adore faire ça. Et le petit bonus, une piscine sur le rooftop de l’hôtel, avec une vue à couper le souffle ! Je ne pensais pas que ce serait aussi beau et et bien entretenu pour le prix qu’on a payé, bien que la piscine ne soit pas de dimensions olympique ! On a d’ailleurs tellement aimé l’hôtel, qu’on a réservé une deuxième nuit ici directement à l’accueil quelques minutes après notre arrivée. En plus ça nous évitait de devoir bouger nos bagages jusqu’à un autre hôtel et perdre du temps inutilement.
Prix : la nuit est à partir de 35€

Holbox
Après avoir déposé nos bagages, on décide de sortir faire un tour en ville et acheter quelques courses. Il y a beaucoup de poubelles dans les rues, et les véhiculent qui circulent ici sont loin d’être tous électriques, contrairement à tout ce qu’on m’a dit. Scooters et 4×4 sont bien présents, même si ils sont moins nombreux que les voiturettes de golf. Mais lorsqu’on se rapproche du centre ville, changement d’ambiance ! Tout est propre et coloré ! Une âme d’artiste règne sur l’île, vous trouverez de jolis tags dans chaque ruelle, et même au milieu de la mer ! La plupart du temps, ce sont des visages d’enfants. Les peintres de ses œuvres viennent régulièrement s’occuper de leur création pour ne pas qu’elles disparaissent avec le temps. On trouve une petite superette où faire nos courses pour la soirée, au menu riz, tomate et avocat (c’est d’ailleurs ici que j’ai mangé les meilleurs de ma vie, ils étaient si bons) ! Et le meilleur pour la fin.. On trouve même une boulangerie avec du pain chaud sur le chemin du retour ! Je ne me rappelle plus du nom, mais le magasin est à seulement quelques minutes à pieds de notre hôtel.
JOUR 12 – Plage Punta Cocos, et coucher de soleil
Café Clandestino
Comme je vous le disais un peu plus haut, il n’y a pas de petit-déjeuner dans notre hôtel, mais j’ai repéré la veille un café branché en ville qui à l’air dingue ! Avocado toasts, bowls, smoothies, bagels, gauffres, muffins.. Et pour les amateurs de café, c’est la spécialité de la maison ! Si j’ai bien compris, ils proposent du café haut de gamme, et bio ! C’est l’une des meilleures adresses du séjour, que je vous recommande si vous êtes de passage sur l’île.
Plage de Punta Cocos
Pour notre première journée on a choisit d’aller jusqu’à la plage de Punta Cocos, apparemment réputée sur l’île. Mais comme elle se trouve à 2,5 km du centre ville, on hésite à prendre une voiturette de golf pour nous emmener. Puis finalement on se dit que longer la mer à pieds ne devrait pas être mal non plus vu la couleur de l’eau et du sable. On rejoint donc la plage près du centre pour commencer notre périple vers cette plage située à l’extrême droite de l’île. La couleur de l’eau est incroyable, il y a 50 nuances de bleu c’est magnifique ! Mais la chaleur est insoutenable, et on n’arrive pas à résister à l’envie de se baigner tous les 50 mètres en répétant « non mais tu as vu la couleur de l’eau ? C’est fou !! » Et en prime, on est comme seuls au monde, pas un touriste en vue !
En jetant un coup d’œil vers notre destination finale, ce sont d’énormes nuages noirs remplis d’eau qu’on voit se diriger sur nous ! Ça ne sert à rien de continuer, c’est sur qu’on se prendra la pluie. Alors on décide de rester sur place et de profiter de la plage avant de prendre une douche sous les nuages ! On a marché seulement une quinzaine de minutes depuis le centre pour trouver cette crique incroyable, et elle vaut vraiment le détour ! Même plus que Punta Cocos d’après les photos que j’ai pu voir.. Comme quoi s’éloigner un peu des spots « à faire » ça fait du bien, on découvre de nouvelles choses tout aussi belle et on est surtout plus tranquilles ! Pour plus de précision si vous voulez vous y rendre aussi, on était près de l’hôtel Casa Takiwara. Pas d’adresse testée le midi, on rentre à l’appartement juste avant l’orage pour finir les restes d’hier soir et se reposer le temps de l’intempérie.

Découverte de Holbox
C’est seulement en fin d’après-midi que le temps se calme et qu’on peut sortir de nouveau profiter de l’île. On retourne vers le centre ville, où tout est plus joli. On trouve de nouveaux tags cachés, et un sublime terrain de basket coloré sur la place centrale ! Mais je vous le redis, n’imaginez pas que toute l’île est comme ça, seulement une toute petite partie avec 5 ou 6 rues. On aperçoit une sorte de camionnette ambulante et son vendeur, qui prépare le goûter d’une petite écolière de l’île, avec une spécialité du Mexique, la Marquesita ! C’est une crêpe croustillante au fromage râpé et au Nutella ! Oui oui, vous avez bien lu ! Depuis le début du séjour on veut goûter mais on n’a jamais trouvé l’occasion, donc c’est le moment ! La préparation dure quelques minutes, puis la crêpe est servit façon crêpe waouh ! Moi qui suis pourtant très sucré/salé, j’ai eu un peu de mal à finir mon goûter.. Le fromage était très sec, je pense que c’est meilleur bien fondu mais c’est à essayer quand même.
On file ensuite en direction de la plage pour aller admirer le coucher de soleil en sirotant un bon coktail. Il paraît que ce coucher de soleil fait parti des plus beaux à admirer dans le monde ! Et je peux vous l’affirmer, je classe ce coucher de soleil parmi les plus beaux que je n’ai jamais vu, le spectacle était grandiose ! Le paysage était si beau, on aurait dit une peinture ! Mais une fois la nuit tombée et le soleil disparu, c’est une attaque de moustique qui est lancée ! Je n’en avais jamais vu autant ! Chaque coin de peau découvert est pris d’assaut par ces bestioles, jusqu’à en avoir une dizaine en même temps sur le corps.. FUYONS ! Car évidemment c’est le seul soir ou nous n’avions pas pris le sray anti-moustique avec nous. On se l’ai trimbalé a chaque endroit depuis 10 jours, et le seul moment ou on se dit « c’est bon, on ne s’est pas fait piqué du voyage ça ne doit pas être la période », c’est là qu’on en a besoin ! On règle nos consos en vitesse avant de courir nous réfugié dans une supérette comme la plupart des autres clients. On en profite pour reprendre quelques légumes frais à cuisiner pour ce soir, et on rentre en courant jusqu’à notre hôtel.

JOUR 13 – Plage de Punta Mosquito, et piscine à l’hôtel
Banc de sable de Punta Mosquito
Le soleil à l’air d’être revenu pour de bon aujourd’hui, on va pouvoir profiter de notre dernière journée de voyage jusqu’au bout ! Et grâce à la gentillesse de notre réceptionniste à l’hôtel, on peut laisser nos valises dans un coin pour profiter de l’île sans se soucier du checkout. On nous propose même de profiter de la piscine et des aménagements de l’hôtel jusqu’à l’heure de notre ferry en fin d’après-midi. Encore un autre bon point pour cet hôtel que je vous recommande pour les petits budgets ! Quand j’ai voulut en savoir plus sur Punta Mosquito, je n’ai pas trouvé beaucoup d’informations sur internet, et j’ai eu du mal à comprendre ce que c’était, et comment le trouver. Il s’agit en fait d’un long banc de sable au large de l’île, qui longe les terres. Punta Mosquito signifie pointe de moustique ! Ce nom lui vient de sa forme, car le banc de sable vu du ciel ressemblerait apparemment à un moustique.
Il faut rejoindre le sublime hôtel Villas Flamingos pour trouver ce petit bout de paradis. Vous pouvez y aller à pieds (comptez 25-35 minutes de marche), ou en voiturette de golf pour 60 pesos (2,50€). Comme le principe de Punta Mosquito est de marcher, on a choisit la deuxième option pour ne pas se fatiguer d’avance ! Arrivés sur place, il faut retirer ses chaussures et marcher dans l’eau pour atteindre le banc de sable qu’on distingue à peine au loin ! Ici commence la marche pour atteindre la fameuse pointe de Mosquito, où d’après mes informations il est possible d’apercevoir des flamants roses tôt le matin (entre 7 et 8 heures). Plus on avance, et plus l’eau est basse. On commence à marcher avec de l’eau mi-cuisse, puis ça descend mi-mollet. Le paysage est sublime, entre l’eau claire et le sable fin, on se sent privilégiés ! C’est un bon compromis pour mixer bronzage et sport dans un cadre de rêve. Mais arrivés à la moitié du banc de sable, un panneau nous interdit d’aller plus loin à cause d’une réserve de nidification pour les oiseaux, et on ne peut donc pass atteindre la fameuse pointe de l’île ou les flamants roses ont l’habitude de venir. On est forcément un peu déçus, mais pour la protection des animaux on fait demi-tour, ce que certains ne feront pas malheureusement.. Même si c’est désormais interdit d’aller jusqu’à la pointe, je vous conseille quand même de faire comme nous et de marcher (1 heure et demi de marche l’aller-retour) jusqu’à la réserve, on en prend plein les yeux et ça vaut le détour !
Conseils : N’oubliez pas de prendre de l’eau, de la crème solaire bio (pour préserver les océans), et de quoi couvrir votre tête car le soleil tape fort et ce serait dommage d’attraper une insolation ! Le monde arrive vers 10 heures, je vous conseille d’être les premiers sur place à 8 heures pour mieux en profiter.

Restaurant Painapol
C’est en se baladant dans les ruelles d’Holbox qu’on est tombés sur ce fabuleux restaurant au hasard. On s’est rendu compte après qu’elle faisait parti des adresses que notre hôtel nous avait conseillé ! Smoothie, avocado toasts, bowl.. Tout ce que j’aime ! Les plats étaient délicieux, et les smoothies à tomber ! Je cors qu’on est tombés sur LA bonne adresse de l’île, je vous la recommande à 100% ! Mais attention aux heures d’affluences le resto peut vite être complet !

Pour le reste de l’après-midi, comme convenu, on est revenu profiter quelques heures de la piscine à l’hôtel avant de reprendre le ferry.. On achète de nouveaux nos tickets sur place, avant d’embarquer. Arrivés au parking, on montre simplement le ticket qui nous a été donné deux jours plus tôt au gardien, qui nous laisse sortir sans problème. Il est temps pour nous de dire au revoir au Yucatan et de le remercier pour tout ce qu’il nous a offert, demain on reprend l’avion à Cancun et on rentre en France..
Clap de fin pour ce deuxième article sur mon road-trip au Mexique, mes conseils et mes bonnes adresses ! Pour découvrir ou re-dédouvrir la première partie de mon voyage rendez-vous ICI, et pour trouver mon article « Préparer son voyage au Mexique » c’est par LÀ. Si vous voulez revoir ma petite escapade avec plus de photos et vidéos, ou suivre mes aventures en direct, rendez-vous sur Instagram ! En attendant d’autres articles, voilà toutes les autres destinations que vous pouvez retrouver sur mon blog ; Les voyages de Léa



















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Nous sommes donc arrives en fin d’apres-midi a Rio Lagartos et sommes directement alles reserver une excursion pour le lendemain matin avec l’agence Rio Lagartos Adventures, que nous avions reperee sur Internet.